Dans cette deuxième note de notre série consacrée aux élections municipales, Éric Hazan plaide pour une refondation en profondeur du modèle républicain français. Face au déclassement des classes moyennes et à la fracture entre métropoles et territoires périphériques, il appelle à une véritable révolution de l’autonomie locale. Pour lui, c’est par les territoires que la France pourra renouer avec la prospérité économique et la vitalité démocratique.
La France traverse, selon Éric Hazan, une crise économique et démocratique majeure, marquée par le recul industriel, le décrochage du pouvoir d’achat et un sentiment croissant d’abandon dans les villes moyennes et les zones rurales. La concentration de la richesse et de l’innovation dans quelques grandes métropoles a creusé les inégalités territoriales, alimentant défiance et ressentiment, comme l’a illustré le mouvement des Gilets jaunes. Face à ce constat, l’auteur estime que les réponses centralisées et technocratiques ont atteint leurs limites.
Il propose une stratégie de réindustrialisation et d’innovation ancrée dans les territoires, s’appuyant sur les atouts locaux : universités régionales, tissu de PME, qualité de vie, foncier accessible. Plutôt que de reproduire le modèle hyperconcentré des grandes capitales, il appelle à construire un maillage de villes innovantes interconnectées, capables de porter une croissance plus équilibrée. Le numérique et l’intelligence artificielle, loin d’être réservés aux métropoles, pourraient devenir des leviers de revitalisation rurale, à condition de réduire la fracture numérique et de soutenir les initiatives locales.
Mais cette renaissance suppose une transformation institutionnelle profonde : autonomie fiscale accrue, simplification normative, droit à l’expérimentation et participation citoyenne renforcée. Il ne s’agit pas d’une simple décentralisation administrative, mais d’une véritable « révolution territoriale » fondée sur la confiance et la responsabilité. En redonnant aux maires et aux collectivités les moyens d’agir, la République pourrait, selon Éric Hazan, restaurer le lien démocratique, réarmer son économie et offrir à chaque territoire une place pleine et entière dans le projet national.
Éric Hazan est co-fondateur d’Ardabelle Capital, enseignant à HEC et à Sciences Po. Expert de l'impact de la technologie et de l'IA sur la société et l'économie, il est également auteur avec Frédéric Salat-Baroux de « Révolution par les territoires » (Éditions de l’Observatoire) et, avec Olivier Sibony, de « Faut-il encore décider ? La décision humaine à l’ère de l’intelligence artificielle » (Flammarion).
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Et si la santé publique relevait aussi des responsabilités municipales ? Dans cette note, première de notre série consacrée aux élections municipales, David Smadja défend l’idée d’un maire pleinement acteur de la santé des citoyens et appelle à intégrer la culture scientifique au cœur de la décision locale pour renforcer la démocratie.
Dans cette note « Pour une République des savoirs partagés : le maire, acteur oublié de la santé publique », David Smadja défend une thèse claire : la santé publique ne se joue pas uniquement à l’hôpital, mais dans l’ensemble des politiques locales (urbanisme, logement, transports, environnement). À rebours d’une vision strictement sanitaire, il rappelle que le maire, par sa proximité avec le terrain et ses compétences en matière d’aménagement et de gouvernance, devrait être reconnu comme un acteur central de la santé des populations.
Pourtant, face à la technicité croissante des enjeux contemporains (crises sanitaires, changement climatique, pollutions, risques environnementaux…), les élus locaux restent insuffisamment armés pour dialoguer avec les experts, interpréter les données scientifiques et anticiper les impacts de long terme de leurs décisions. La pandémie de Covid-19 a mis en lumière ce décalage entre savoir scientifique et pouvoir local, révélant l’isolement de nombreux maires face à des décisions complexes.
S’inscrivant dans la dynamique portée par la Fondation Charpak, l’auteur plaide pour une véritable « République des savoirs partagés ». Cela suppose de renforcer la formation scientifique des élus, d’organiser un dialogue structuré entre chercheurs et décideurs, et d’intégrer pleinement la culture de la preuve dans la gouvernance territoriale. À l’heure des crises multiples, il en va non seulement de l’efficacité des politiques publiques, mais aussi de la qualité démocratique de nos institutions.
David Smadja est professeur d'hématologie (Université Paris Cité, Inserm PARCC et Hôpital Européen Georges Pompidou) et responsable de la commission Santé du Laboratoire de la République.
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Alors que les Kurdes de Syrie, alliés historiques de l’Occident dans la lutte contre le terrorisme islamiste, sont aujourd’hui abandonnés à leurs ennemis, Katell Faria signe un texte de colère et de lucidité. Elle y dénonce le reniement moral et stratégique des puissances occidentales, le silence des médias et l’illusion dangereuse selon laquelle ce drame ne concernerait pas directement la France. Un appel à regarder en face une tragédie dont les conséquences nous rattraperont.
Depuis deux semaines, j’assiste impuissante, effondrée et consternée, au lâchage des Kurdes par les Occidentaux – les États-Unis en tête, et la France à leur suite – dans l’indifférence quasi généralisée des médias, des politiques et des peuples que cette tragédie concerne pourtant directement.
Il y a dix ans, pendant la bataille de Kobané, les combattants kurdes des unités YPG-YPJ étaient nos héros : ceux qui, avec l’appui de la coalition internationale, avaient défait le terrorisme islamique dont les attaques, commanditées depuis Raqqa, nous frappaient jusque sur nos terrasses de cafés, nos stades et nos salles de concert. Nous souvenons-nous à quel point nous avions peur, alors ? À l’époque, nos journaux affichaient en couverture les yapajas, ces amazones à longues tresses qui mourraient pour un idéal fondé sur la démocratie, l’égalité des sexes, le respect des minorités et la laïcité. Un idéal qu’elles et leurs camarades masculins du YPG avaient construit en s’inspirant de l’Occident, dont elles admiraient nombre de penseurs et de valeurs.
Aujourd’hui, nous les abandonnons aux mains de leurs pires ennemis, qui sont aussi les nôtres : les islamistes, téléguidés par la Turquie. Les voilà tristement éclairées sur ce que nous sommes devenus : des ingrats, des suiveurs, des lâches. Des gens aveugles et perdus. Sans épaisseur ni conviction profonde.
Les islamistes, en plus d’être redoutablement intelligents, sont habités par une détermination absolue. Tacticiens autant que stratèges, ils ont une vision très claire de leur avenir et apprennent de leurs erreurs. Le califat de l’État Islamique a été anéanti en 2019 ? Peu importe : ils le ressusciteront d’une autre manière. Ce qu’ils n’ont eu par le djihad, ils l’obtiendront par la ruse et la taqîya, à l’usure, avec la bénédiction de cet Occident qu’ils honnissent. Cela prendra simplement plus de temps que prévu…
À ceux qui pensent que ce qui se passe aujourd’hui en Syrie ne concerne pas la France, je veux dire qu’ils se trompent gravement : ce n’est qu’une question de temps avant que la victoire de l’islamisme en Syrie ne galvanise les nombreux disciples qu’il compte sur notre territoire.
À ceux qui invoquent le pragmatisme ou pire, revendiquent le cynisme, je veux dire qu’ils s’illusionnent s’ils pensent que la prise de pouvoir d’Al-Joulani dit Al-Charaa nous sera bénéfique sur le long terme : les gens comme lui nous haïssent pour ce que nous sommes, et notre abandon des Kurdes nous rendra encore plus méprisables à leurs yeux. À quoi nous servira que la Syrie soit prétendument unifiée, si elle est unifiée contre nous ?
Pendant ce temps, les civils issus des minorités se pressent aux frontières, les djihadistes sortent des camps de détention, et les combattants kurdes sont massacrés.
Nos alliés, nos amis meurent. Et nous regardons ailleurs. Honte à nous.
Katell Faria dite « Kewê » est une écrivaine française engagée auprès des Kurdes de Syrie depuis 2018. Cette tribune est l’expression d’un cri de colère d'une actrice engagée sur le terrain. Sur cette photo prise en 2019, elle apparaît en deuxième position à gauche.
La désinformation en santé n’est plus un phénomène marginal : elle constitue désormais une menace majeure pour la qualité des soins, la confiance dans la science et la cohésion sociale. Un rapport remis au ministre de la Santé le 12 janvier 2026 dresse un constat préoccupant et formule des recommandations ambitieuses pour endiguer la propagation de fausses informations médicales. Le rapport reprend plusieurs axes structurants défendus par le Laboratoire de la République, sous l’impulsion de David Smadja et Nathalie Sonnac.
Désinformation en santé : un enjeu majeur de santé publique
Le rapport remis au ministre de la Santé le 12 janvier 2026 tire la sonnette d’alarme : la désinformation en santé fragilise notre système de soins et met à mal le débat public. À l’heure des réseaux sociaux et de l’information instantanée, les fausses nouvelles circulent plus vite que jamais, souvent au détriment de la rigueur scientifique.
Le document met en lumière plusieurs constats préoccupants. Plus de la moitié des jeunes âgés de 15 à 30 ans (53 %) s’informent principalement via Instagram, TikTok ou YouTube. Sur ces plateformes, les algorithmes favorisent les contenus émotionnels, spectaculaires ou polarisants, au détriment des informations fondées sur des données scientifiques solides.
Dans ce contexte, les fausses informations relatives aux vaccins, aux traitements médicaux, à l’alimentation ou encore à la santé mentale se diffusent rapidement, bien plus vite que les réponses institutionnelles. Ces dernières peinent souvent à suivre le rythme et à adopter les codes de communication propres aux nouveaux usages numériques.
Le rapport souligne également le rôle actif de certains acteurs de la désinformation : influenceurs, groupes militants, scientifiques dévoyés ou encore lobbies industriels exploitent les failles du système informationnel. À l’inverse, les scientifiques, journalistes ou lanceurs d’alerte qui défendent les faits et l’intégrité scientifique sont fréquemment exposés à des campagnes de harcèlement, des menaces ou des procédures-bâillons.
Des recommandations structurantes pour enrayer la désinformation
Face à ce constat, le rapport formule une série de recommandations destinées à structurer une réponse durable et collective.
Il préconise d’abord de renforcer l’éducation à l’esprit critique dès l’école et tout au long de la vie, afin de permettre à chacun de mieux évaluer la fiabilité des informations auxquelles il est exposé. La formation des professionnels de santé, des journalistes et des cadres publics à la communication scientifique et à la lutte contre la désinformation constitue également un levier essentiel.
Parmi les propositions phares figure la création d’un Info-Score Santé, inspiré du Nutri-Score, destiné à évaluer la fiabilité des sources d’information en santé. Le rapport recommande également la mise en place d’un Observatoire de l’information en santé, s’appuyant sur une intelligence artificielle dédiée et un système d’infovigilance capable de détecter et de contrer les fausses informations en temps réel.
Enfin, le texte insiste sur la nécessité de sanctionner les désinformateurs, tout en renforçant la protection des scientifiques et experts qui contribuent à l’information du public.
Des propositions déjà formulées par le Laboratoire de la République
Dès décembre 2024, le Laboratoire de la République, à travers les travaux de David Smadja et Nathalie Sonnac, avait formulé plusieurs propositions pour lutter contre la désinformation en santé. Ces analyses et recommandations sont disponibles sur notre site internet.
Le rapport officiel peut quant à lui être consulté sur le site du ministère de la Santé.
Après l’intervention militaire américaine au Venezuela et la capture de Nicolás Maduro, les équilibres politiques, juridiques et régionaux du continent latino-américain sont profondément ébranlés. Entre risque de fragmentation interne, crise de légalité internationale et résurgence du spectre de l’interventionnisme américain, l’événement ouvre une séquence lourde d’incertitudes. Jean-Michel Blanquer, président du Laboratoire de la République, professeur de droit public et ancien président de l’Institut des Amériques, a répondu aux questions de La Nouvelle Revue Politique sur les conséquences immédiates de l’opération, ses implications pour l’ordre international et les voies possibles d’une transition démocratique crédible.
Alors que la France interroge sa capacité à transmettre la citoyenneté et à engager sa jeunesse, l’initiative sud-africaine Valued Citizens, fondée par Carole Podetti Ngono, offre un exemple saisissant de ce que signifie véritablement « faire société ». Forte d’un parcours international et d’une expérience professionnelle diversifiée, Carole a choisi de transformer l’école, la famille et les institutions sociales en véritables incubateurs de citoyenneté active, centrée sur l’estime de soi, le dialogue, le leadership éthique et l’engagement collectif. Touchant des millions de jeunes et formant des milliers de professionnels, son approche démontre qu’investir dans l’enfance et les compétences sociales permet de répondre aux fractures sociales et à la défiance envers les institutions. Pour la France, cette expérience est une interpellation : elle rappelle que la citoyenneté ne se proclame pas mais se construit, se vit et s’éprouve, et que notre jeunesse peut devenir non de simples héritiers d’un modèle républicain, mais de véritables co-constructeurs d’une société plus juste et dynamique.
Il y a quelques mois, un voyage en Afrique du Sud m’a offert bien plus qu’un simple dépaysement géographique et artistique : il m’a conduit à la découverte de Valued Citizens Initiative, une organisation qui incarne, avec une étonnante simplicité, ce que signifie transmettre les valeurs profondes de la citoyenneté.
Une femme, une vision, un changement systémique
Carole Podetti Ngono n’est pas une militante comme les autres. Elle ne brandit pas des slogans. Elle bâtit des ponts. Des ponts entre les générations, les classes sociales, les mondes parfois irréconciliables de la politique, de l’éducation, et des réalités sociales du terrain.
Diplômée de l’ISCOM Paris et forte d’un parcours international (France, États-Unis, Afrique du Sud), elle aurait pu rester dans le confort des grandes entreprises et des événements mondiaux — elle a notamment travaillé pour le Comité d’Organisation de la Coupe du Monde de la FIFA 1998. Mais c’est en Afrique du Sud, en 2001, qu’elle décide de faire de la citoyenneté une mission de vie. Elle fonde alors Valued Citizens Initiative, une organisation à but non lucratif, installée à Johannesburg, avec une ambition audacieuse : reconstruire la société par l’éducation citoyenne et l’action collective.
Une réponse éducative aux fractures sociales
Carole ne part pas d’une idéologie, mais d’un constat de terrain. En Afrique du Sud, 30 ans après la fin de l’apartheid, dans une démocratie aux promesses inachevées, Carole répond aux fractures sociales non par l’idéologie, mais par l’action : elle fait des écoles et des familles des lieux où la jeunesse retrouve repères, confiance et pouvoir d’agir.
L’Initiative Valued Citizens ne propose pas une énième charte morale ou un programme abstrait. Elle transforme les écoles, les familles, les institutions sociales en incubateurs d’émancipation.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes :
Plus de 1,7 million d’élèves touchés directement par les programmes ;
2 674 écoles publiques partenaires, dans 6 régions d’Afrique du Sud (Gauteng, Limpopo, KwaZulu-Natal, Free State, Mpumalanga et Western Cape);
12 651 professionnels formés, dont 4 019 travailleurs sociaux, 73 Éducatrices de la petite enfance et 8 559 enseignants ;
Une expansion en cours au Lesotho et au Malawi ;
38 % de l’équipe salariée issue des anciens bénéficiaires.
L’enfance comme levier de résilience collective
Ce que propose Carole Podetti Ngono, c’est une pédagogie de la citoyenneté incarnée. Elle mise sur les soft skills : estime de soi, expression émotionnelle, prise de parole, écoute active, leadership éthique. Ses programmes, conçus en interne, sont accrédités par les autorités sud-africaines.
À travers le programme Sondela Open Dialogue — Sondela signifiant "approche-toi" en zoulou — des adolescents de milieux marginalisés débattent de l’histoire sud-africaine, de l’égalité, de la justice sociale, de la confiance dans les institutions, de l’environnement, de l’entrepreneuriat et l’emploi, et de leur propre avenir. Ces jeunes osent rêver, mais surtout : ils s’engagent à devenir les bâtisseurs de leur démocratie.
Ces dialogues ont un impact profond : « Ces élèves de classe de troisième ne se contentent plus d’espérer un changement, ils en deviennent les architectes. »— Extrait du rapport Sondela.
Une citoyenneté vécue, pas seulement enseignée
Carole ne croit pas à une citoyenneté abstraite. Elle croit à une citoyenneté expérientielle, vécue, ressentie. Elle intègre des outils pédagogiques comme My Valued Diary, développe des contenus multimédias, publie des recueils de témoignages de jeunes, et met en scène les valeurs constitutionnelles dans des récits incarnés.
L’action de Valued Citizen repose sur trois piliers essentiels :
Valoriser l’écosystème de l’enfantFormation professionnelle des enseignants, dirigeants scolaires, praticiens de la petite enfance et travailleurs sociaux.
Développement des compétences parentales pour renforcer le rôle des familles.
Accroître l’employabilité des jeunes
Orientation professionnelle, communication, intelligence émotionnelle, prise de décision, leadership, préparation au monde du travail et entrepreneuriat.
Développer une citoyenneté activeDialogue sur la Constitution, les droits humains, les inégalités et l’identité.Promotion du respect, de l’autonomie, et de la responsabilité.
Expression par l’art, justice restaurative et inclusion sociale.
L’initiative intègre aussi un soutien psychosocial pour les individus et communautés les plus vulnérables, dans une logique de transformation durable.
Et nous, en France ?
Que faisons-nous, ici, en France, pour accompagner cette jeunesse qui doute ?Que répondons-nous aux signaux faibles qui, de quartier en quartier, de collège en collège, traduisent une déconnexion croissante entre la République et ceux qui devraient en être les premiers bénéficiaires ?
Nous aussi, nous avons :
Des jeunes qui ne votent plus ou jamais voté.
Des enseignants démunis face à la défiance.
Des familles déstructurées et isolées.
Des institutions perçues comme distantes, voire hostiles.
Et pourtant, combien d’initiatives comme celle de Valued Citizens soutenons-nous réellement ?
Une interpellation salutaire pour la République
Il ne s’agit pas de transposer mécaniquement une initiative sud-africaine. Il s’agit de réfléchir autrement. Et si l’éducation civique en France devenait une éducation au dialogue ? Et si les écoles devenaient des lieux de transformation sociale ? Et si chaque jeune, dès le collège, avait accès à un parcours de citoyenneté active, où l’on parle d’éthique, d’empathie, de parole, d’engagement, de désaccords féconds, de résilience ?
Valued Citizens Initiative nous rappelle une chose essentielle : La citoyenneté ne se proclame pas. Elle se construit. Elle se vit. Elle s’éprouve.
Il ne s’agit plus de faire apprendre la République. Il s’agit désormais de faire vivre la République.
En guise de conclusion
Il est temps de faire de nos jeunes non pas de simples héritiers d’un modèle républicain figé, mais des co-constructeurs d’une société plus juste, plus inclusive, plus vivante.
L’initiative de Carole Podetti Ngono est un électrochoc discret. Un exemple qui dérange les habitudes. Et une invitation à penser non pas en termes de dispositifs, mais en termes d’âmes, d’élans, de confiance, de dignité.
C’est cela, faire société.
Pour tout renseignements sur Valued Citizens : https://www.valuedcitizens.co.za
David Smadja : Université Paris Cité, Inserm PARCC et Hôpital Européen Georges Pompidou, responsable de la commission santé du Laboratoire de la république
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