Conversation avec Didier Leschi : loi immigration, sujet européen et l’enjeu de l’intégration

par L'équipe du Lab' le 11 janvier 2024
L'immigration, sujet grandement débattu en cette fin d'année 2023 et qui sera central lors des prochaines élections européennes, est le cœur de l'ouvrage "Ce grand dérangement : l'immigration en face" (Tracts Gallimard) de Didier Leschi. Il est venu échanger avec Brice Couturier sur les différents enjeux liés à l'immigration.
"Ce grand dérangement : l'immigration en face" est un ouvrage de Didier Leschi réédité en 2023. L'auteur, directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII), propose une réflexion approfondie sur la question de l'immigration en France. L'ouvrage aborde divers aspects de la question migratoire, notamment les politiques publiques, les perceptions sociales, les enjeux économiques et les défis liés à l'intégration. Didier Leschi explore les réalités vécues par les migrants, les tensions dans la société française et les politiques mises en œuvre pour gérer les flux migratoires. L'auteur souligne l'importance d'affronter la question de l'immigration de manière lucide et constructive, en évitant les amalgames et les stigmatisations. Il plaide pour une approche équilibrée, prenant en compte à la fois les préoccupations légitimes de la société d'accueil et les droits fondamentaux des personnes migrantes. En résumé, "Ce grand dérangement : l'immigration en face" offre une analyse approfondie et nuancée de la problématique migratoire en France, invitant le lecteur à considérer les multiples dimensions de cette question complexe. L'ouvrage s'inscrit dans une démarche de compréhension et de dialogue pour favoriser une approche plus juste et inclusive de l'immigration. https://youtu.be/j0DiZKyr2i8

« Oui aux identités locales, mais quand elles sont avec la France ! »

par L'équipe du Lab' le 21 décembre 2023
Retour sur la conférence-débat "La République indivisible face aux risques de fragmentation", modérée par Gaëlle Atlan Akerman. Autour de la table, Jean-Michel Blanquer et Benjamin Morel ont débattu et ont écouté les messages de Jean-Pierre Raffarin et de Jean-Pierre Chevènement sur le sujet.
Le 13 décembre, à l’Hôtel de l’Industrie (Paris 6e), le Laboratoire de la République a organisé une conférence-débat rassemblant un public nombreux autour de l'indivisibilité de la République. En introduction, deux personnalités importantes ont apporté un éclairage précieux à la thématique abordée. Jean-Pierre Raffarin a délivré (via une vidéo) un message fort sur les vertus et les perspectives d’une politique volontariste de décentralisation. Jean-Pierre Chevènement a fait lire une déclaration soulignant son inquiétude relative aux propositions du Président de la République quant aux évolutions du statut de la Corse. Durant la très riche conférence/débat modérée par Gaëlle Atlan Akerman, Jean-Michel Blanquer a échangé avec le juriste spécialiste de ces sujets Benjamin Morel. Ils ont, sur des fondements historiques, institutionnels et politiques, explicité les enjeux de l’indivisibilité de la République, garante de l'égalité des citoyens devant la loi et premier rempart face aux menaces de fragmentation plurielles. Ainsi, a été soulignée l’importance d’une décentralisation équilibrée, évitant les pièges de la différenciation et des surenchères identitaires. On retient (par nombre d’illustrations historiques et internationales) que, face aux tentations communautaristes, l’indivisibilité de la République constitue le gage de notre unité nationale. https://youtu.be/LawsctWrJ4g

Kamel Daoud : « Pour construire une démocratie, il faut fabriquer des démocrates »

par L'équipe du Lab' le 11 décembre 2023
Retour sur la conversation éclairée de Kamel Daoud qui incarne courage intellectuel et puissance de réflexion, en compagnie de Brice Couturier
Kamel Daoud, nous a fait l’honneur d’être l'invité du Laboratoire de la République lors d’une conversation éclairée exceptionnelle à l’Université Paris Panthéon-Assas. La profondeur des réflexions de cet intellectuel qui conjugue les talents de plume d’un écrivain considérable et l'acuité des analyses du journaliste-chroniqueur a permis, notamment, une passionnante lecture de la situation de l’Algérie. Ses thèses sur les chemins de la « construction » des démocraties, l’importance de la langue et de la culture dans le processus d’émancipation, les stratégies de conquête des islamistes sont aussi originales que passionnantes.  Ecoutez Kamel Daoud partager ses réflexions avec Brice Couturier: https://youtu.be/GmsJILuEMug

L’antenne de Lille a fêté son premier anniversaire tout en éloquence

par L'antenne de Lille le 23 novembre 2023
Pour fêter son premier anniversaire, l'antenne lilloise a organisé une soirée dédiée à la jeunesse et à son engagement pour répondre aux défis de demain, avec un jury d'exception !
Mercredi 22 novembre, à l'Université catholique de Lille, les associations convaincues et convaincantes pour défendre l'écologie, la société, la défense et l'économie se sont succédées sur l'estrade pour un moment d'éloquence, puis pour répondre aux questions du jury. La victoire est allée à l'association Ecogest' pour son talent d'oratrice et d'engagement afin de préserver la biodiversité et lutter contre le réchauffement climatique. Le jury a également sélectionné un coup de cœur pour l'association Les engagés qui ont témoigné un discours très émouvant sur l'engagement démocratique et en faveur de l'intégration.

Importante mobilisation pour l’Arménie et le Haut-Karabagh

par L'équipe du Lab' le 21 octobre 2023
Jeudi 19 octobre, face au drame du Haut-Karabagh et aux menaces pesant sur l’Arménie, le Laboratoire de la République a organisé un évènement en présence de nombreuses personnalités politiques et intellectuelles ayant pour objet de décrypter les enjeux humanitaires et géopolitiques de la tragédie en cours et de fédérer le plus grand nombre autour de propositions concrètes.
Hovhannès Guévorkian, Représentant du Haut-Karabagh en France a indiqué que, suite à l’attaque éclair du 19 septembre de l’Azerbaïdjan dans le Haut-Karabagh, 105 000 Arméniens ont été déplacés de force. D’après les informations officielles, il ne resterait sur place que huit Arméniens. Hasmik Tolmajian, Ambassadrice de la République d’Arménie, a rappelé que cette guerre s’inscrit dans l’histoire longue du génocide arménien. L’objectif de l’Azerbaïdjan et de la Turquie est de continuer à détruire ce peuple. « On assiste au rétrécissement de l’espace démocratique face à l’obscurantisme. L’Arménie formule son inquiétude car la perte du Haut-Karabagh a fragilisé nos frontières. L’Azerbaïdjan ne veut pas négocier. Si c’était le cas, 30 ans d’efforts diplomatiques auraient été économisés. » a-t-elle déclaré. Pour Nathalie Loiseau, Députée européenne, nous avons collectivement échoué. Les mesures à prendre aujourd’hui seraient d’envoyer des armes à l’Arménie comme la ministre Catherine Colonna l’a annoncé et de renforcer la mission européenne aux frontières. « On rêve tous de sanctions contre le dictateur d’Azerbaïdjan Ilham Aliyev et sa famille, mais pour cela il faudrait obtenir l’unanimité des pays membres de l’UE, or aujourd’hui, on ne l’a pas. » a-t-elle ajouté. Sa collègue allemande au parlement européen Viola Von Cramon-Taubadel a confirmé sa conviction de la nécessité de sanctions fortes et d’initiative pour contrer le dessein de l’Azerbaïdjan. Pour Jean-Louis Bourlanges, président de la commission des affaires étrangères à l’Assemblée nationale, l’annexion du Haut-Karabagh est sans réelle surprise. « Nous savions qu’il en serait ainsi et n’avons pas été en mesure de l’éviter. » a-t-il déclaré. « Nous n’avions pas le soutien des Etats-Unis, Israël a conclu des accords avec Bakou et n’a pas hésité à armer l’Azerbaïdjan, la Turquie a apporté des armes et des techniques militaires à l’Azerbaïdjan, c’était un piège absolu. » Désormais, les priorités sont de : garantir la sécurité et l’indépendance des frontières de l’Arménie ; aider militairement l’Arménie ; apporter des garanties juridiques internationales ; assurer la préservation du patrimoine culturel et religieux ; s’occuper des réfugiés : « l’Union européenne s’honorerait de mettre en place un plan Marshall de réinstallation des populations réfugiées. Nous répondrions à la demande d’une population qui mérite notre solidarité. » a ajouté Jean-Louis Bourlanges. Quant à Xavier Bertrand, Président du conseil régional des Hauts-de-France présent hier soir parmi de nombreux responsables politiques de tous bords, il a appelé le Président de la République à se rendre en Arménie et a évoqué notre devoir de tout faire pour libérer les Représentants du Haut-Karabagh, retenus prisonniers dans les prisons de Bakou, dont l’ancien Président de la République du Haut-Karabagh et l’ancien Premier ministre, coupables d’être arméniens et démocrates, ainsi que celle des quarante prisonniers de guerre illégalement détenus depuis 2020. « Quelque chose de très grave s’est passé, cela ne veut pas dire que l’on doit accepter. Nous ne sommes pas seuls et devons nous attacher collectivement à mobiliser les opinions publiques mondiales. » a conclu Jean-Michel Blanquer, Fondateur du Laboratoire de la République. Retrouvez la captation de l'évènement sur notre chaîne Youtube : https://youtu.be/x0-lwKOJ3aE Je signe l'Appel pétition de 50 intellectuels européens : « Pour l’Arménie et l’Artsakh »

Marseille : la cause arménienne est l’affaire de tous

le 20 octobre 2023
La mobilisation arménienne du 19 octobre a permis le lancement de l'antenne du Laboratoire à Marseille. Des chercheurs, élus, associations et citoyens se sont réunis pour échanger sur la situation de l'Arménie après l'agression du Haut-Karabagh. En présence de Pascal Chamassian, responsable Amnésie internationale - Jeunesse Arménienne de France, Taline Papazian, docteur en science politique, enseignante à Sciences Po Aix et directrice de l'ONG Armenia Peace Initiative et la députée Anne-Laurence Petel, présidente du groupe d'amitié France-Arménie à l'Assemblée nationale.
https://youtu.be/HLwBJmlciV0 Prise de parole d'Anne-Laurence Petel, députée des Bouches-du-Rhône et présidente du groupe d'amitié France-Arménie à l'Assemblée nationale

Le Laboratoire
de la République

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