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19/02 : Rencontre avec Boualem Sansal autour de son œuvre

par L'équipe du Lab' le 5 février 2026
À l’occasion de la parution de l’ouvrage collectif Il était une fois Boualem Sansal (éditions Frantz Fanon), Boualem Sansal sera l’invité d’une soirée de rencontre et d’échanges consacrée à son œuvre, à son parcours et aux grandes questions qui traversent ses écrits. L’événement se tiendra à la Maison de l’Amérique latine, le jeudi 19 février à 19h.
À l’occasion de la parution de l’ouvrage collectif Il était une fois Boualem Sansal, dirigé par Kamel Bencheikh et publié aux éditions Frantz Fanon, cette soirée propose une rencontre exceptionnelle avec l’écrivain Boualem Sansal. Figure majeure de la littérature contemporaine, Boualem Sansal reviendra sur son parcours intellectuel et littéraire, ainsi que sur les grandes thématiques qui traversent son œuvre : liberté de pensée, mémoire, autoritarisme, identité et responsabilité de l’écrivain. La discussion prendra la forme d’un dialogue ouvert, propice à l’échange et à la réflexion critique. Entrée gratuite, inscription obligatoire sur le lien suivant : Inscription. En raison du nombre de places limité, nous vous demandons de bien vouloir nous informer si, après vous être inscrit, vous ne pouvez être présent. Quand ? Jeudi 19 février, 19h Où ? Maison de l’Amérique latine, 217 boulevard Saint-Germain, 75007 Paris

10/02 : Conversations éclairées Écrans, un désastre sanitaire

par L'équipe du Lab' le 5 février 2026
Brice Couturier et Chloé Morin recevront Servane Mouton, neurologue et auteure de Écrans, un désastre sanitaire, ainsi que Laure Miller, députée de la Marne, pour une conversation consacrée aux risques liés à l’exposition des mineurs aux écrans et aux réseaux sociaux. La soirée aura lieu à la Maison de l’Amérique latine, le mardi 10 février, à 19h.
À l’heure où l’exposition des mineurs aux écrans et aux réseaux sociaux suscite une inquiétude croissante, le Laboratoire de la République propose d’éclairer les risques sanitaires, cognitifs et psychologiques liés aux usages numériques des plus jeunes. Servane Mouton, neurologue, co-présidente de la commission sur l’impact de l’exposition des jeunes aux écrans et autrice de Écrans, un désastre sanitaire, analysera les effets d’une exposition excessive aux écrans et alertera sur ses conséquences à long terme. Cette conversation sera également l’occasion d’un échange avec Laure Miller, députée de la Marne, rapporteure de la commission d’enquête sur les effets psychologiques de TikTok sur les mineurs et de la proposition de loi Protéger les mineurs des risques auxquels les expose l’utilisation des réseaux sociaux. Ensemble, elles aborderont les réponses politiques et législatives à apporter face à ces nouveaux défis. La rencontre sera animée par Brice Couturier et Chloé Morin. Entrée gratuite, inscription obligatoire sur le lien suivant : Inscription. En raison du nombre de places limité, nous vous demandons de bien vouloir nous informer si, après vous être inscrit, vous ne pouvez être présent. Échanges suivis d’un temps de discussion avec le public Quand ? Mardi 10 février, 19h00 Où ? Maison de l’Amérique latine, 217 boulevard Saint-Germain, 75007 Paris

07/12 : Le Laboratoire de la République célèbre les 120 ans de la loi de 1905

le 24 novembre 2025 Theatre_laicite_decembre
À l’occasion du 120ᵉ anniversaire de la loi du 9 décembre 1905 consernant la séparation des Églises et de l’État, le Laboratoire de la République vous propose un temps fort le dimanche 7 décembre à 15h à La Scala Paris. La représentation de la pièce Le Professeur, écrite par Émilie Frèche, mise en scène par Muriel Mayette-Holtz et interprétée par Carole Bouquet, sera suivie d’un échange avec Émilie Frèche et Iannis Roder autour des enjeux de la laïcité dans nos sociétés contemporaines.
Il y a 120 ans, la loi du 9 décembre 1905 consacrait la séparation des Églises et de l’État, posant les fondations de la laïcité française. Ce principe, garant de la liberté de conscience et de la neutralité de l’État, reste au cœur de notre pacte républicain.Pour célébrer cet anniversaire et rappeler la force toujours actuelle de ce texte, le Laboratoire de la République propose un moment de réflexion et de partage à travers la pièce Le Professeur. Écrite par Émilie Frèche, Le Professeur retrace les derniers jours de Samuel Paty, professeur d’histoire-géographie assassiné en octobre 2020 après avoir montré des caricatures de Charlie Hebdo lors d’un cours sur la liberté d’expression. La mise en scène de Muriel Mayette-Holtz et l’interprétation poignante de Carole Bouquet rendent hommage à son engagement et questionnent la place de l’école, de l’autorité et du savoir dans notre société. À l’issue de la représentation, un débat sera organisé au restaurant du théâtre avec Émilie Frèche, écrivaine et scénariste, et Iannis Roder, professeur agrégé d’histoire et membre du Conseil des sages de la laïcité. Cet échange, initié par le Laboratoire de la République, s’inscrit dans une réflexion plus large sur l’héritage et la portée contemporaine de la loi de 1905. Plus d’un siècle après sa promulgation, alors que notre société est traversée par de nouvelles formes de revendications identitaires et religieuses, cette loi demeure un repère essentiel pour penser l’unité républicaine et la liberté de chacun. 📍 La Scala Paris, 13 boulevard Strasbourg, 75010 🗓️ Dimanche 7 décembre, 15h 🎟️ Tarifs : entre 15 € et 56 €👉 Réservation directement sur le site de La Scala Paris Prendre sa place

Laïcité et religions : quels chemins pour vivre ensemble ?

par L'antenne de Bordeaux le 30 septembre 2025 lab_bordeaux_2409
Comment conjuguer liberté religieuse et vivre-ensemble dans notre République ? C’est à cette question brûlante qu’ont répondu, le 24 septembre 2025 à Bordeaux, le grand imam Tareq Oubrou, le professeur de droit public Ferdinand Mélin-Soucramanien, la présidente de la LICRA Bordeaux-Gironde Sarah Bromberg et le prêtre Basile Dumont. Entre cadre juridique, éducation des jeunes, égalité femmes-hommes et diversité des pratiques spirituelles, la soirée a offert un débat riche et sans détour sur la laïcité, ce pilier républicain qui nous unit tous.
Le 24 septembre 2025, le Laboratoire de la République inaugurait son antenne bordelaise à l’occasion d’une conférence consacrée au thème « Laïcité et religions : quels chemins pour vivre ensemble ? », en présence de Ferdinand Mélin-Soucramanien (professeur de droit public), Tareq Oubrou (grand imam de Bordeaux), Sarah Bromberg (présidente de la LICRA Bordeaux-Gironde) et de Basile Dumont (prêtre de la paroisse de Talence). Les échanges ont permis d’explorer ce principe fondateur de la République sous ses dimensions historique, juridique, sociologique et contemporaine, confirmant que la laïcité est une condition essentielle du vivre-ensemble, tout en révélant les tensions qui traversent son application dans un contexte marqué par la pluralité religieuse et l’évolution des pratiques sociales. Un cadre historique et juridique en constante évolution La laïcité s’enracine dans des jalons législatifs majeurs, comme le souligne Ferdinand Mélin-Soucramanien : la laïcisation de l’enseignement en 1882, la séparation des Églises et de l’État en 1905, ou encore la récente loi de juillet 2025 contre le racisme et l’antisémitisme dans l’enseignement supérieur. Trois piliers en structurent la définition : liberté de conscience, séparation de l’État et des cultes, et obligation de se conformer aux règles communes sans invoquer ses croyances. Le Conseil constitutionnel a lui-même cherché à la définir, notamment dans une décision de 2004, au moment où se posait la question de l’articulation entre la Constitution française et le projet de Traité pour une Constitution européenne. Il avait alors affirmé que la laïcité interdit à quiconque de se prévaloir de ses croyances religieuses pour s’affranchir des règles communes. Cette interprétation, à laquelle Ferdinand Mélin-Soucramanien dit se rallier, fait de la laïcité non seulement une garantie de liberté mais aussi une condition du vivre-ensemble et un pilier de la République. Religion, société et jeunesse : des rapports contrastés Loin d’être un principe figé, la laïcité s’adapte aux évolutions sociétales. Tareq Oubrou rappelle que toute religion ne se vit pas seulement, elle se pense également. Faute d’un travail d’interprétation et de médiation doctrinale, une « sainte ignorance » traverse toutes les religions. L’accès direct et sans filtre aux contenus religieux via les réseaux sociaux favorise ce qu’il appelle une « désécularisation sauvage », où les jeunes, souvent plus connectés à TikTok qu’à leurs propres parents ou à des médiateurs, se montrent parfois plus religieux que la génération précédente. Dès lors, l’enjeu de la transmission devient central. « On ne peut pas obliger quelqu’un à adorer Dieu », rappelle Tareq Oubrou, soulignant que la coercition religieuse, physique ou psychologique, est non seulement juridiquement interdite mais théologiquement vaine. La foi suppose liberté et intention. D’où l’importance, selon lui, d’introduire le doute, la pédagogie et une éducation au discernement dès l’enfance. Dans cette perspective, Sarah Bromberg insiste sur la dimension éducative et citoyenne de la laïcité, notamment auprès des jeunes, mais aussi sur l’égalité entre femmes et hommes, qui doit demeurer un principe intangible dans la société. Liberté religieuse, espace public et ordre républicain La laïcité se situe à l’intersection de la liberté religieuse garantie par le droit, y compris européen, et de la neutralité attendue des institutions. Les discussions ont rappelé une distinction fondamentale : si les agents du service public doivent rester neutres, l’espace public ne saurait être totalement aseptisé. Ferdinand Mélin-Soucramanien a insisté sur la nécessité de renforcer la neutralité dans certains services particulièrement sensibles, comme l’hôpital public et les transports. Mais il met en garde contre une crispation excessive sur les signes religieux dans l’espace public. Cette distinction a été largement reprise par les intervenants : la République est laïque, mais l'ensemble des individus constituant notre société ne l’est pas. La laïcité n’est pas une religion ni une idéologie, mais une branche commune « sur laquelle tout le monde est assis », selon l’expression de Tareq Oubrou, et que chacun, croyant ou non, a le devoir de défendre car elle protège tous les citoyens. Une recomposition du paysage religieux Les évolutions religieuses en France reflètent à la fois un reflux global et des dynamiques de renouveau. Basile Dumont souligne par exemple l’augmentation significative du nombre d’adultes demandant le baptême, multiplié par deux en quelques années, signe d’un regain de quête spirituelle. En parallèle, les travaux de politistes comme Yann Raison du Cléziou mettent en évidence un mouvement plus général de reflux des pratiques religieuses. Tareq Oubrou cite aussi Peter Berger, sociologue américain, qui dès les années 1980 constatait le retour du religieux dans l’espace politique, notamment à travers les mouvements évangéliques. La France n’échappe pas à cette recomposition, où coexistent désaffiliation et réinvestissement religieux. Perspectives et recommandations Les intervenants ont formulé plusieurs recommandations pour l’avenir : • Clarifier davantage encore la distinction entre liberté dans l’espace public et règles strictes de neutralité dans les services publics, à renforcer dans certains services particulièrement sensibles. • Promouvoir une sensibilisation large aux valeurs républicaines et encourager un dialogue respectueux entre convictions. • Encourager un portage politique large de la laïcité, afin qu’elle demeure un projet républicain d’espérance partagé et défendu par le plus grand nombre. • Développer une éducation au discernement et à la liberté de conscience, en protégeant les jeunes contre toute forme de coercition. https://www.youtube.com/watch?v=SxaB1GuYIg4

12/05 : Conversations éclairées x Renée FREGOSI

par Brice Couturier , Chloé Morin , Renée Fregosi le 9 mai 2025
Renée Fregosi est docteur en philosophie et en science politique. Consultante en relations internationales, elle a été directrice de recherche à l’Université Paris-Sorbonne-Nouvelle et membre du Conseil Scientifique du Laboratoire de la République.
“Qu’appelle-t-on aujourd’hui le Sud global ? Ce terme désormais courant semble pourtant dénué de définition précise, voire mystérieux. De l’Amérique du Sud au Proche-Orient, quels sont les traits fédérateurs d’un ensemble si disparate ? Comment peut-on décrire l’unité et les positionnements du Sud global dans la géopolitique internationale ? Quel rôle y joue l’axe Moscou-Ankara-Téhéran ? Nouvel acteur de la scène diplomatique et politique, le Sud global se manifeste également par sa présence militante au sein du monde occidental, et s’affirme de plus en plus comme une figure idéologique impulsant une dynamique critique, héritière du tiers-mondisme et du mouvement des non-alignés. La politologue Renée Fregosi propose une description historique et conceptuelle du Sud global, de ses intérêts communs et des antagonismes qui le travaillent. En articulant le Sud global à l’actualité, elle examine notamment les réactions au massacre perpétré par le Hamas le 7 octobre 2023 afin d’évaluer le poids déterminant de la cause palestinienne et de l’islam politique dans cette galaxie, ainsi que celui des discours d’opposition à la « domination » occidentale. Quatre-vingts ans tout juste après la conférence de Bandung, les espoirs placés dans l’anticolonialisme et le non-alignement auraient-ils été sacrifiés, comme on les en accuse parfois, sur l’autel de l’antisémitisme et d’un anti-occidentalisme systématique ?” Quand ? Lundi 12 mai à 19h30 Où ? Maison de l’Amérique latine 217 bd St Germain, 75007, Paris Cliquer ici pour s'inscrire

Jeudi 20 mars : « Neutralité et sport : quelles perspectives ? »

le 6 mars 2025 Laboratoire de la République, #Laïcité, "Neutralité et Sport"
La proposition de loi du sénateur LR de l'Isère Michel Savin visant à assurer le respect du principe de laïcité dans le sport a été adoptée en première lecture au Sénat, le 18 février dernier. Son article premier dispose que "lors des compétitions départementales, régionales et nationales organisées par les fédérations sportives délégataires, leurs organes déconcentrés, leurs ligues professionnelles et leurs associations affiliées, le port de tout signe ou tenue manifestant ostensiblement une appartenance politique ou religieuse est interdit aux acteurs de ces compétitions". En apparence, cette réponse légale règle donc de manière claire le malaise qui entoure la question du rapport problématique entre sport et neutralité. En apparence seulement, car comme l’ont montré les discussions électriques au Sénat, le chemin est encore long avant que cette décision ne trouve un ancrage serein dans le milieu du sport en France, et dans la société en général. Cette table ronde, animée par des experts de terrain, des universitaires, des présidents de fédération sportives et des hommes politiques, se propose de répondre aux nombreuses interrogations que la proposition de loi a fait resurgir. Que faire en cas de non-adoption de la loi à l’Assemblée ? Faut-il souhaiter une application généralisée à toute pratique sportive en club, au-delà des seules compétitions ? Cette loi porte-t-elle les graines d’une stigmatisation de l’islam ? Le durcissement des lois sur la neutralité est-elle le seul chemin envisageable pour un meilleur vivre-ensemble dans le sport ? Autant de questions qui demandent plus que jamais une parole raisonnée et tempérée par un rapport intime à la pratique du terrain, afin que le sport reste ce qu’il doit être : un formidable outil de vivre-ensemble, de partage et de solidarité. Informations pratiques : Quand ? jeudi 20 mars, 19h00 Où ? Maison de l'Amérique latine, 217 Bd. Saint-Germain, 75006 Paris Tarif : Gratuit Inscription obligatoire en ligne S'inscrire

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