Étiquettes : Le Lab’

07/04 : Conférence dans les coulisses de la diplomatie française

par L'équipe du Lab' le 2 avril 2026
À l’occasion de la parution de son ouvrage "Le sherpa : Mémoires d’un diplomate aux avant-postes de l’Histoire", Philippe Étienne partagera son expérience au cœur des grandes négociations internationales. Cette conférence, organisée par le Laboratoire de la République, propose un éclairage direct sur les mécanismes de la diplomatie française et les recompositions du contexte international contemporain.
Le Laboratoire de la République organise une conférence consacrée aux coulisses de la diplomatie française et aux grands enjeux de l’actualité internationale. Le mardi 7 avril 2026 à 19h, Philippe Étienne, ancien ambassadeur de France aux États-Unis et ancien conseiller diplomatique du Président de la République, interviendra pour partager son expérience au plus haut niveau de l’État et des relations internationales. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la parution de son ouvrage Le sherpa : Mémoires d’un diplomate aux avant-postes de l’Histoire, publié aux éditions Tallandier. À travers ce témoignage, il revient sur les grandes négociations auxquelles il a pris part, offrant un éclairage direct sur les mécanismes de décision, les rapports de force internationaux et le rôle spécifique du « sherpa » dans la conduite des affaires diplomatiques. L’échange sera animé par Christian Lequesne et Jean-François Cervel, qui accompagneront la réflexion autour des transformations contemporaines de la diplomatie, dans un contexte international marqué par des tensions accrues et des recompositions stratégiques. La conférence se tiendra à la Maison de l’Amérique Latine, salle Salvador. Informations pratiquesMardi 7 avril 202619hMaison de l’Amérique Latine, salle Salvador S'inscrire

09/04 à Orléans : « L’émancipation par le travail : une promesse républicaine à réinventer »

par L'antenne du Loiret le 30 mars 2026
Dans un contexte de recomposition du rapport au travail, le Laboratoire de la République organise une table ronde consacrée à l’émancipation par le travail. Un échange entre experts pour interroger une promesse républicaine aujourd’hui fragilisée et envisager ses conditions de réinvention.
Le Laboratoire de la République vous convie à une table ronde intitulée « L’émancipation par le travail : une promesse républicaine à réinventer », qui se tiendra le jeudi 9 avril à 18h30 à Orléans. À l’heure où les mutations du monde du travail redéfinissent les trajectoires professionnelles et les attentes individuelles, cette rencontre propose de revenir sur une question centrale du modèle républicain français : le travail est-il encore un vecteur d’émancipation sociale, économique et citoyenne ? Trois intervenants aux parcours complémentaires croiseront leurs analyses : Franck Morel, avocat en droit du travail et ancien conseiller social, apportera un éclairage sur les évolutions normatives et les transformations du droit du travail. Déborah Sciou, fondatrice d’un groupe spécialisé en stratégie et engagée dans les instances économiques régionales, partagera une lecture ancrée dans les réalités entrepreneuriales et territoriales. Louis-Charles Viossat, expert en politiques sociales, proposera une réflexion plus globale sur les mécanismes de solidarité et les recompositions de la protection sociale. Les échanges permettront d’aborder plusieurs enjeux structurants : la place du travail dans la construction des individus, les nouvelles formes d’emploi, les attentes des jeunes générations, ainsi que les tensions entre performance économique et justice sociale. En réunissant des profils issus du monde juridique, économique et institutionnel, cette table ronde vise à nourrir une réflexion collective sur les conditions d’une réactualisation de la promesse républicaine d’émancipation par le travail. La rencontre se déroulera à AFTEC Formation, à Orléans. Elle sera suivie d’un moment d’échange convivial. S'inscrire

30/03 : Ciné-débat à Sciences Po sur les violences intra-familiales

par L'antenne de Sciences Po le 24 mars 2026
Le Laboratoire de la République, antenne de Sciences Po Paris, organise un ciné-débat consacré aux violences intra-familiales. À travers la projection du documentaire « Didier, moi et les autres… les enfants du silence » et un échange avec des intervenants engagés, cet événement entend ouvrir un espace de discussion sur une réalité encore trop souvent tue.
Le Laboratoire de la République poursuit son engagement en faveur du débat public en proposant, le lundi 30 mars, une soirée dédiée à une question sociale majeure : les violences intra-familiales. Organisé au sein de l’antenne étudiante de Sciences Po Paris, cet événement s’inscrit dans une volonté de sensibilisation et de réflexion collective auprès des étudiants. Au programme, la projection du documentaire « Didier, moi et les autres… les enfants du silence », réalisé par Nicolas Bourgouin. Ce film donne à voir et à entendre des trajectoires marquées par la violence au sein du cadre familial, en mettant en lumière des récits souvent invisibilisés dans l’espace public. Par son approche, il interroge les mécanismes du silence, les conséquences à long terme et les enjeux de reconnaissance des victimes. La projection sera suivie d’un échange avec deux intervenants directement impliqués dans le projet et dans la lutte contre ces violences. Steffy Alexandrian, fondatrice et présidente de l’association Carl, apportera son expertise de terrain et son regard sur l’accompagnement des victimes. À ses côtés, Patrick Spica, producteur du documentaire, reviendra sur la genèse du film et les choix de mise en récit. Au-delà de la diffusion d’un film, cette soirée vise à créer un espace de dialogue entre étudiants et acteurs engagés, dans un cadre propice à la prise de parole et à la compréhension des enjeux sociaux et politiques liés aux violences intra-familiales. La question de la prévention, du rôle des institutions et de la responsabilité collective pourra ainsi être abordée. L’événement se tiendra de 19h15 à 21h, au 27 rue Saint-Guillaume, dans l’amphithéâtre Jeannie de Clarens. Il est réservé aux étudiants de Sciences Po. S'inscrire

Municipales 2026 – École, territoires et politiques éducatives locales

par la commission Éducation le 3 mars 2026
À l’approche des élections municipales de 2026, l’école s’impose comme un enjeu territorial majeur. Baisse rapide de la démographie scolaire, tensions autour des fermetures de classes, qualité du périscolaire, organisation des temps éducatifs : les communes se trouvent au cœur de mutations profondes. Dans cette huitième note de notre série consacrée aux élections municipales, la commission Éducation du Laboratoire de la République propose des orientations concrètes pour faire de la politique éducative locale un levier stratégique des prochaines municipales.
Dans un contexte marqué par une diminution inédite du nombre d’élèves (avec une baisse projetée d’un million d’ici 2029 par rapport à 2019), cette note de la commission Éducation du Laboratoire de la République analyse les conséquences territoriales de la transition démographique et appelle à repenser la gouvernance éducative locale. Si l’État conserve des compétences centrales, l’école constitue une responsabilité partagée avec les communes, dont l’action dépasse largement le seul cadre des obligations légales. La commission Éducation plaide pour une continuité éducative fondée sur une gouvernance plus étroitement concertée entre services académiques et élus locaux. S’agissant des territoires ruraux, la note dresse un bilan contrasté des conventions de ruralité mises en place depuis 2014 et des Observatoires des Dynamiques Rurales et Territoriales généralisés depuis 2023. Si ces dispositifs ont amélioré le dialogue et la visibilité, ils demeurent insuffisants pour garantir des engagements pluriannuels sur les moyens. La commission Éducation propose de relancer des conventions intercommunales adossées aux Territoires Éducatifs Ruraux, permettant de conditionner le maintien des postes à des efforts de restructuration, tout en soutenant la modernisation du bâti scolaire et l’amélioration des transports adaptés aux réalités locales. La note aborde également la question des temps scolaires, à la lumière des propositions formulées par la Convention citoyenne sur les temps de l’enfant réunie au CESE. Elle invite les maires à adapter les horaires aux besoins des territoires et à renforcer l’articulation entre temps scolaire et périscolaire. Une attention particulière est portée à la qualité et à la sécurité des activités périscolaires, à l’inclusion des enfants en situation de handicap, ainsi qu’à la nécessité de structurer une véritable politique de ressources humaines et d’évaluation des contenus proposés. Enfin, la commission Éducation insiste sur la mobilisation des instances locales existantes (conseils municipaux de jeunes, maisons de la jeunesse, conseils locaux associant Éducation nationale et collectivités) afin de renforcer la concertation et l’implication des familles et des jeunes. La condition centrale d’une politique éducative territoriale cohérente et durable demeure un dialogue structuré et exigeant entre l’État et les élus locaux, seul à même de répondre aux défis démographiques et sociaux à venir. Municipales 2026 - École, territoires et politiques éducatives localesTélécharger

Municipales 2026 – Refonder la République par l’autonomie territoriale

par Éric Hazan le 20 février 2026
Dans cette deuxième note de notre série consacrée aux élections municipales, Éric Hazan plaide pour une refondation en profondeur du modèle républicain français. Face au déclassement des classes moyennes et à la fracture entre métropoles et territoires périphériques, il appelle à une véritable révolution de l’autonomie locale. Pour lui, c’est par les territoires que la France pourra renouer avec la prospérité économique et la vitalité démocratique.
La France traverse, selon Éric Hazan, une crise économique et démocratique majeure, marquée par le recul industriel, le décrochage du pouvoir d’achat et un sentiment croissant d’abandon dans les villes moyennes et les zones rurales. La concentration de la richesse et de l’innovation dans quelques grandes métropoles a creusé les inégalités territoriales, alimentant défiance et ressentiment, comme l’a illustré le mouvement des Gilets jaunes. Face à ce constat, l’auteur estime que les réponses centralisées et technocratiques ont atteint leurs limites. Il propose une stratégie de réindustrialisation et d’innovation ancrée dans les territoires, s’appuyant sur les atouts locaux : universités régionales, tissu de PME, qualité de vie, foncier accessible. Plutôt que de reproduire le modèle hyperconcentré des grandes capitales, il appelle à construire un maillage de villes innovantes interconnectées, capables de porter une croissance plus équilibrée. Le numérique et l’intelligence artificielle, loin d’être réservés aux métropoles, pourraient devenir des leviers de revitalisation rurale, à condition de réduire la fracture numérique et de soutenir les initiatives locales. Mais cette renaissance suppose une transformation institutionnelle profonde : autonomie fiscale accrue, simplification normative, droit à l’expérimentation et participation citoyenne renforcée. Il ne s’agit pas d’une simple décentralisation administrative, mais d’une véritable « révolution territoriale » fondée sur la confiance et la responsabilité. En redonnant aux maires et aux collectivités les moyens d’agir, la République pourrait, selon Éric Hazan, restaurer le lien démocratique, réarmer son économie et offrir à chaque territoire une place pleine et entière dans le projet national. Éric Hazan est co-fondateur d’Ardabelle Capital, enseignant à HEC et à Sciences Po. Expert de l'impact de la technologie et de l'IA sur la société et l'économie, il est également auteur avec Frédéric Salat-Baroux de « Révolution par les territoires » (Éditions de l’Observatoire) et, avec Olivier Sibony, de « Faut-il encore décider ? La décision humaine à l’ère de l’intelligence artificielle » (Flammarion). Municipales 2026 - Note ÉconomieTélécharger

Municipales 2026 – Le maire, acteur oublié de la santé publique

par David Smadja le 19 février 2026
Et si la santé publique relevait aussi des responsabilités municipales ? Dans cette note, première de notre série consacrée aux élections municipales, David Smadja défend l’idée d’un maire pleinement acteur de la santé des citoyens et appelle à intégrer la culture scientifique au cœur de la décision locale pour renforcer la démocratie.
Dans cette note « Pour une République des savoirs partagés : le maire, acteur oublié de la santé publique », David Smadja défend une thèse claire : la santé publique ne se joue pas uniquement à l’hôpital, mais dans l’ensemble des politiques locales (urbanisme, logement, transports, environnement). À rebours d’une vision strictement sanitaire, il rappelle que le maire, par sa proximité avec le terrain et ses compétences en matière d’aménagement et de gouvernance, devrait être reconnu comme un acteur central de la santé des populations. Pourtant, face à la technicité croissante des enjeux contemporains (crises sanitaires, changement climatique, pollutions, risques environnementaux…), les élus locaux restent insuffisamment armés pour dialoguer avec les experts, interpréter les données scientifiques et anticiper les impacts de long terme de leurs décisions. La pandémie de Covid-19 a mis en lumière ce décalage entre savoir scientifique et pouvoir local, révélant l’isolement de nombreux maires face à des décisions complexes. S’inscrivant dans la dynamique portée par la Fondation Charpak, l’auteur plaide pour une véritable « République des savoirs partagés ». Cela suppose de renforcer la formation scientifique des élus, d’organiser un dialogue structuré entre chercheurs et décideurs, et d’intégrer pleinement la culture de la preuve dans la gouvernance territoriale. À l’heure des crises multiples, il en va non seulement de l’efficacité des politiques publiques, mais aussi de la qualité démocratique de nos institutions. David Smadja est professeur d'hématologie (Université Paris Cité, Inserm PARCC et Hôpital Européen Georges Pompidou) et responsable de la commission Santé du Laboratoire de la République. Municipales 2026 - Note SantéTélécharger

Pour rester informé
inscrivez-vous à la newsletter

S'inscrire