Comment passer d’un système de santé qui soigne à une société qui sait aussi prévenir ? À l’occasion des « Conversations éclairées » du Laboratoire de la République, Brice Couturier et Chloé Morin reçoivent David Smadja, auteur de La République de la prévention, pour penser les grands défis sanitaires de notre temps et les contours d’un nouveau pacte entre prévention, démocratie et solidarité.
Dans le cadre des « Conversations éclairées » du Laboratoire de la République, Brice Couturier & Chloé Morin recevront David Smadja pour un échange autour de son ouvrage « La République de la prévention » publié aux Éditions LEH.
En s’appuyant sur son expérience de chercheur, de biologiste hospitalier et d'observateur engagé des mutations du système de santé, David Smadja dresse le constat d'une société bâtie pour soigner, mais pas pour prévenir. En interrogeant la santé mentale des jeunes, les déserts médicaux, la désinformation sanitaire ou encore la révolution de l'intelligence artificielle, il confronte les grands défis sanitaires contemporains à l'absence d'une véritable culture de l'anticipation. Lors de cette rencontre, il décryptera comment un nouveau pacte entre prévention, démocratie et solidarité pourrait transformer notre système de santé, en France et en Europe.
L’échange sera suivi d’un moment de convivialité, avec un cocktail et une séance de dédicaces.
Informations pratiques :🗓️ Lundi 28 septembre 2026🕖 19h00📍 Maison de l’Amérique latine, 217 boulevard Saint-Germain, 75007 Paris.
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À Sens, les 27, 28 et 29 août, le Laboratoire de la République organise sa troisième Université d’été. Un rendez-vous structurant de la rentrée politique et intellectuelle, conçu pour confronter les visions et faire émerger des propositions concrètes au service d’un projet républicain.
Université d'été 3ème édition
Faire sens ensemble
Rendez-vous les 27, 28 et 29 août à Sens !
Du 27 au 29 août 2026, le Laboratoire de la République vous donne rendez-vous à Sens, dans l’Yonne. Cette troisième édition s’ouvrira le 27 août en soirée par une projection-débat, avant deux journées d'échanges et de réflexion, les 28 et 29 août, autour d’une question fondamentale :
« Quel projet de société pour la France au 21ème siècle ? »
À quelques mois d'échéances politiques décisives pour notre pays, cette Université d'été sera l'occasion de prendre du recul sur les transformations en cours et de réfléchir collectivement aux réponses à apporter aux défis économiques, sociaux, éducatifs, démocratiques et environnementaux qui se présentent à la France.
Durant deux jours, responsables politiques, experts, universitaires, acteurs de la société civile, élus locaux et citoyens engagés se retrouveront pour confronter leurs analyses, partager leurs expériences et nourrir le débat public. Car face à la complexité de notre époque et au risque de fragmentation, la confrontation des idées ne suffit plus : il nous faut bâtir une vision commune. C’est tout l’enjeu de cette édition : "Faire sens ensemble" pour redonner une direction claire et partagée à notre avenir collectif.
Au programme :- Une soirée d'ouverture dès le 27 août au soir placée sous le signe de la culture- Tables rondes et débats avec des personnalités issues du monde politique, intellectuel, économique et associatif- Échanges et rencontres conviviales avec les membres et partenaires du Laboratoire- Village républicain : salon du livre et dédicaces, stands d'associations partenaires
Informations pratiques :📅 Vendredi 28 et samedi 29 août 2026 (avec soirée d'ouverture le jeudi 27 août à 20h30)📍 Sens (Yonne)⚠️ Inscription obligatoire - COMPLET
Programme de l'Université d'été
Pour préparer votre venue, retrouvez le programme de l’Université d’été en consultant la page dédiée :
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Le guide du participant de l'Université d'été
Retrouvez dans ce guide toutes les informations pratiques pour préparer au mieux votre venue à la troisième Université d’été du Laboratoire de la République à Sens. Déplacements vers/depuis Sens, horaires des navettes pour vous déplacer à Sens, restauration, salon du livre et village républicain... Tout y est réuni pour vous accompagner tout au long de l’événement.
Le programme ci-dessous a été mis à jour le 27 août 2026.Il est communiqué à titre indicatif et demeure susceptible d’évoluer d’ici à l’Université d’été.
Guide du participant - 27 aoûtTélécharger
Où aura lieu l'Université d'été ? Se déplacer à Sens
Le jeudi 27 et le vendredi 28 août, les tables rondes auront lieu dans les salles suivantes :
Théâtre de Sens (n°1 sur la carte) : 21 Boulevard des Garibaldi, 89100 Sens
Hôtel de Ville de Sens (n°2 sur la carte) : 100 rue de la République, 89100 Sens
Salle Poterne (n°3 sur la carte) : 21 boulevard du 14 juillet, 89100 Sens
Salle Europe (n°4 sur la carte) : 14 boulevard du 14 juillet, 89100 Sens
La répartition des tables rondes dans les quatre salles est précisée dans le programme. Les salles Théâtre, Hôtel de Ville, Poterne et Europe sont situées à proximité les unes des autres et sont facilement accessibles à pied via la rue de la République et le boulevard du 14 Juillet.
Le samedi 29 août, toutes les tables rondes auront lieu à la Salle des fêtes de Sens (n°5 sur la carte), 58 rue René Binet, 89100 Sens.
Des navettes gratuites seront mises à disposition pendant toute la durée de l’événement afin de faciliter vos déplacements entre :
La gare de Sens (avec des rotations adaptées aux principaux trains en provenance et à destination de Paris)
Le centre-ville (Théâtre, Hôtel de Ville, Poterne, Europe et hôtel Epona)
Les hôtels situés en périphérie (Ibis, Ibis Budget et Kyriad)
La Salle des Fêtes (le samedi uniquement).
Le service est adapté aux horaires d’arrivée et de départ des trains, ainsi qu’au début et à la fin des tables rondes, afin de faciliter les correspondances des participants entre les différents lieux de la manifestation. Les horaires détaillés des navettes sont indiqués dans le guide du participant (ci-dessus).
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Espace Presse
Pour toute demande relative à la couverture médiatique de l’événement ou aux accréditations presse, retrouvez les informations sur l'espace dédié.
Le mercredi 13 mai, le Laboratoire de la République recevait l'essayiste et journaliste Frédéric Martel à la Maison de l'Amérique latine, dans le cadre de ses « Conversations Éclairées ». Animée par Brice Couturier et Chloé Morin, la soirée a été l'occasion d'un échange exigeant et sans détours autour de son dernier ouvrage Occidents, Enquête sur nos ennemis, paru aux éditions Plon.
Une enquête de terrain contre le pessimisme de salonFrédéric Martel a d'emblée posé le cadre de sa démarche : plutôt que de produire un essai introspectif, il a choisi d'aller au contact direct de ceux qui critiquent, rejettent ou combattent les valeurs occidentales. « Face à un monde devenu incompréhensible, je prends le parti d'aller sur le terrain, au contact de nos ennemis, de nos détracteurs, plus ou moins méchants », a-t-il expliqué.Ce choix méthodologique n'est pas anodin. Il procède d'une conviction profonde : écouter ses adversaires est la meilleure façon de comprendre ce à quoi l'on tient. « À partir du moment où l'on écoute ce qui est dit par nos détracteurs, on arrive à comprendre à quoi on tient », a-t-il affirmé. Une posture intellectuelle rare, à rebours des débats où chacun se contente de parler à ses propres convictions.Le résultat est sans appel : ce voyage au cœur des discours hostiles à l'Occident l'a renvoyé plus convaincu que jamais. « J'en suis revenu encore plus convaincu par l'Union européenne et ses valeurs que quand je suis parti. »Décolonialisme, gauche anti-totalitaire et lucidité historiqueFrédéric Martel revendique une formation intellectuelle ancrée dans la gauche anti-totalitaire. Cette filiation le conduit à une lecture lucide et sans complaisance des décolonisations du XXe siècle. Si le mouvement décolonial mérite d'être pris au sérieux, il ne saurait faire l'économie d'un regard critique sur ses propres échecs. « On est obligé de prendre en compte le fait que certaines décolonisations ont échoué dans leur émancipation des peuples, l'Algérie avec le FLN, ou encore la Chine », a-t-il rappelé.Il souligne également la contradiction fondamentale de l'époque de Bandung : au moment même où l'Afrique et l'Asie s'émancipaient du joug colonial, l'URSS étendait son emprise sur de nouveaux territoires. Une tension que la pensée décoloniale contemporaine peine souvent à intégrer.Les sphères de justice : une grille de lecture pour notre époqueAu cœur de l'ouvrage se trouve une notion philosophique empruntée au penseur Michael Walzer : les sphères de justice. Pour Frédéric Martel, la démocratie ne se réduit pas au seul suffrage universel. Elle repose sur l'autonomie de sphères distinctes : politique, économique, intellectuelle, religieuse, culturelle, qui doivent rester indépendantes les unes des autres et ne pas être soumises à une domination unique.C'est à l'aune de ce critère qu'il évalue les régimes contemporains. « En Chine, toutes ces sphères sont dominées. En Iran aussi. Et c'est également ce qu'essaye de faire Donald Trump. » Un constat qui refuse toute forme de double standard et s'applique avec la même rigueur, qu'il s'agisse d'adversaires déclarés ou d'alliés encombrants.L'universalisme comme pari assuméLà où beaucoup hésitent, Frédéric Martel assume pleinement une position universaliste. « Je crois profondément, jusqu'à ce que les Chinois me prouvent le contraire, que les valeurs dont je parle sont universelles. » Liberté, démocratie, économie de marché honnête et non confisquée par les oligarchies ou les kleptocraties : autant d'aspirations qu'il croit communes à tous les peuples, par-delà les frontières culturelles.Cette conviction ne relève pas d'un impérialisme naïf, mais d'un pari intellectuel et politique : refuser de concéder aux régimes autoritaires le monopole de la définition de leur propre peuple.La guerre idéologique et nos divisions comme forceLa soirée s'est conclue sur une note à la fois lucide et résolument optimiste. Frédéric Martel n'esquive pas la réalité d'une guerre idéologique en cours, ni l'existence de ce qu'il appelle des « chevaux de Troie à domicile », des acteurs intérieurs qui relaient, consciemment ou non, les narratifs de nos adversaires.Mais il refuse d'en faire un motif de désespoir. Nos démocraties se distinguent précisément par leur capacité à se déchirer en débats, à critiquer leurs propres fondements. « En France, en Europe, nous nous battons tout le temps entre nous et c'est aussi ça la démocratie. Ces débats n'existent pas en Chine, à Cuba, en Russie. Au fond, c'est très bien que nous soyons divisés, tant que nous ne sommes pas dans la violence. »Quant aux propagandistes étrangers, il relativise leur puissance réelle : « Je ne crois pas qu'ils aient plus d'idées que nous. » Et de rappeler que les vrais intellectuels — ceux capables de critiquer les leurs se trouvent rarement au sein des régimes autoritaires, mais bien souvent en exil ou à l'international.
https://youtu.be/h8qz7LMYGHQ
Dans un contexte de recomposition du rapport au travail, le Laboratoire de la République organise une table ronde consacrée à l’émancipation par le travail. Un échange entre experts pour interroger une promesse républicaine aujourd’hui fragilisée et envisager ses conditions de réinvention.
Le Laboratoire de la République vous convie à une table ronde intitulée « L’émancipation par le travail : une promesse républicaine à réinventer », qui se tiendra le jeudi 9 avril à 18h30 à Orléans.
À l’heure où les mutations du monde du travail redéfinissent les trajectoires professionnelles et les attentes individuelles, cette rencontre propose de revenir sur une question centrale du modèle républicain français : le travail est-il encore un vecteur d’émancipation sociale, économique et citoyenne ?
Trois intervenants aux parcours complémentaires croiseront leurs analyses :
Franck Morel, avocat en droit du travail et ancien conseiller social, apportera un éclairage sur les évolutions normatives et les transformations du droit du travail.
Déborah Sciou, fondatrice d’un groupe spécialisé en stratégie et engagée dans les instances économiques régionales, partagera une lecture ancrée dans les réalités entrepreneuriales et territoriales.
Louis-Charles Viossat, expert en politiques sociales, proposera une réflexion plus globale sur les mécanismes de solidarité et les recompositions de la protection sociale.
Les échanges permettront d’aborder plusieurs enjeux structurants : la place du travail dans la construction des individus, les nouvelles formes d’emploi, les attentes des jeunes générations, ainsi que les tensions entre performance économique et justice sociale.
En réunissant des profils issus du monde juridique, économique et institutionnel, cette table ronde vise à nourrir une réflexion collective sur les conditions d’une réactualisation de la promesse républicaine d’émancipation par le travail.
La rencontre se déroulera à AFTEC Formation, à Orléans. Elle sera suivie d’un moment d’échange convivial.
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À l’occasion de la parution de son ouvrage "Le sherpa : Mémoires d’un diplomate aux avant-postes de l’Histoire", Philippe Étienne partagera son expérience au cœur des grandes négociations internationales. Cette conférence, organisée par le Laboratoire de la République, propose un éclairage direct sur les mécanismes de la diplomatie française et les recompositions du contexte international contemporain.
Le Laboratoire de la République organise une conférence consacrée aux coulisses de la diplomatie française et aux grands enjeux de l’actualité internationale.
Le mardi 7 avril 2026 à 19h, Philippe Étienne, ancien ambassadeur de France aux États-Unis et ancien conseiller diplomatique du Président de la République, interviendra pour partager son expérience au plus haut niveau de l’État et des relations internationales.
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la parution de son ouvrage Le sherpa : Mémoires d’un diplomate aux avant-postes de l’Histoire, publié aux éditions Tallandier. À travers ce témoignage, il revient sur les grandes négociations auxquelles il a pris part, offrant un éclairage direct sur les mécanismes de décision, les rapports de force internationaux et le rôle spécifique du « sherpa » dans la conduite des affaires diplomatiques.
L’échange sera animé par Christian Lequesne et Jean-François Cervel, qui accompagneront la réflexion autour des transformations contemporaines de la diplomatie, dans un contexte international marqué par des tensions accrues et des recompositions stratégiques.
La conférence se tiendra à la Maison de l’Amérique Latine, salle Salvador.
Informations pratiquesMardi 7 avril 202619hMaison de l’Amérique Latine, salle Salvador
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Le Laboratoire de la République, à travers son antenne de Sciences Po Paris, a organisé un ciné-débat consacré aux violences intra-familiales. Entre projection documentaire et échange avec des acteurs engagés, cette soirée a permis d’ouvrir un espace de réflexion autour d’un enjeu social majeur.
Le Laboratoire de la République poursuit son objectif : faire vivre le débat public sur des sujets contemporains structurants. À Sciences Po Paris, l’antenne étudiante a ainsi proposé une soirée consacrée aux violences intra-familiales, en s’appuyant sur un format mêlant production documentaire et discussion.
L’événement s’est ouvert par la projection du film « Didier, moi et les autres… les enfants du silence », réalisé par Nicolas Bourgouin. Le film donne la parole à des hommes aujourd’hui adultes, victimes de viols ou d’agressions sexuelles durant leur enfance. À travers leurs témoignages, il met en lumière la persistance du silence, les mécanismes de déni et les difficultés spécifiques liées à la reconnaissance des violences sexuelles lorsqu’elles concernent des garçons.
La projection a été suivie d’un échange avec Steffy Alexandrian, fondatrice et présidente de l’association Carl, et Patrick Spica, producteur du documentaire. Leurs interventions ont permis d’articuler deux approches complémentaires : celle du terrain, à travers l’accompagnement des victimes, et celle de la production audiovisuelle, comme outil de sensibilisation et de mise en visibilité.
Les discussions ont notamment porté sur les conditions d’émergence de la parole des victimes, les freins sociaux et institutionnels à leur reconnaissance, ainsi que sur le rôle que peuvent jouer les acteurs publics, associatifs et médiatiques dans la lutte contre ces violences. La question de la prévention et de la responsabilisation collective a également été abordée.
Au-delà du seul cadre de la projection, ce ciné-débat illustre une démarche plus large portée par le Laboratoire de la République : croiser les regards, faire dialoguer les expériences et structurer des espaces de réflexion au plus près des jeunes publics. Dans un contexte où les violences intra-familiales demeurent un enjeu central des politiques publiques, ce type d’initiative contribue à nourrir une compréhension plus fine et partagée du phénomène.
En mobilisant à la fois le récit documentaire et la discussion, l’antenne de Sciences Po Paris affirme ainsi sa volonté de participer activement à la construction d’un débat public informé et exigeant.
(Re)voir l'intégralité du débat :
https://youtu.be/S8qWjI3P-eQ
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