Les canicules exceptionnelles qui se sont succédé depuis le mois de mai, les records de chaleur enregistrés en juin, puis les incendies d’une ampleur inédite qui frappent actuellement la Gironde rappellent une réalité désormais incontestable : l’adaptation de nos territoires au changement climatique n’est plus une perspective lointaine, mais une urgence de l’action publique. Quelques mois après les élections municipales des 15 et 22 mars 2026, les équipes nouvellement élues sont confrontées à une responsabilité majeure : protéger les habitants, renforcer la résilience de leur commune et préparer leur territoire aux défis environnementaux qui s’intensifient. À travers cette nouvelle note, la Commission Environnement du Laboratoire de la République propose une méthode, des priorités et des solutions concrètes pour faire de la transition écologique une politique locale pragmatique, efficace et créatrice de valeur pour les territoires.
Les événements de ces dernières semaines ont rappelé avec force l’ampleur des défis auxquels nos territoires sont désormais confrontés. Les épisodes de canicule qui se sont succédé depuis le mois de mai, les records de chaleur enregistrés en juin et les incendies majeurs qui touchent actuellement la Gironde illustrent une réalité qui s’impose désormais à tous : le changement climatique n’est plus une menace abstraite, mais une réalité concrète qui bouleverse déjà le quotidien des Français.
Dans ce contexte, les collectivités territoriales sont en première ligne. Quelques mois après les élections municipales des 15 et 22 mars 2026, les nouvelles équipes municipales engagent les premières décisions qui structureront leur mandat. Les choix réalisés aujourd’hui en matière d’aménagement, de rénovation du patrimoine, de mobilité, de gestion de l’eau ou encore de préservation des espaces naturels détermineront durablement la capacité des communes à protéger leurs habitants, à maîtriser leurs dépenses et à renforcer leur résilience face aux crises à venir.
C’est pour accompagner cette dynamique que la Commission Environnement du Laboratoire de la République publie cette note consacrée au mandat municipal 2026-2032.
Cette publication se veut avant tout un guide d’action. Son ambition est d’apporter aux maires et à leurs équipes une vision claire des leviers dont ils disposent déjà pour agir. Urbanisme, rénovation énergétique, mobilités, gestion des ressources, alimentation durable, commande publique, protection des écosystèmes ou adaptation au changement climatique : autant de domaines dans lesquels les communes peuvent mettre en œuvre des politiques concrètes, visibles par les habitants et génératrices de bénéfices durables.
Au-delà de l’identification de ces leviers, la note propose une véritable méthode. Elle invite les collectivités à construire une stratégie cohérente dès le début du mandat, à hiérarchiser leurs priorités, à constituer un portefeuille de projets, à mobiliser les financements disponibles et à associer les citoyens aux transformations engagées. L’adaptation des territoires ne peut être une succession d’initiatives isolées : elle suppose une vision d’ensemble, une ingénierie solide et une capacité à inscrire l’action publique dans le temps long.
Le Laboratoire de la République défend une conviction simple : la transition écologique ne doit pas être perçue comme une contrainte supplémentaire pour les collectivités, mais comme une opportunité de moderniser l’action publique, de renforcer la souveraineté des territoires et d’améliorer concrètement la qualité de vie des Français. Une commune plus résiliente est aussi une commune plus attractive, plus économe dans la gestion de ses ressources, plus protectrice envers ses habitants et mieux préparée aux crises de demain.
À travers cette note, le Laboratoire de la République souhaite contribuer au débat public en proposant une écologie de solutions, fondée sur la science, l’innovation, la responsabilité et le pragmatisme. Parce que les défis environnementaux appellent des réponses concrètes, cette publication entend offrir aux élus locaux des outils immédiatement mobilisables pour transformer les ambitions en réalisations et faire de l’adaptation un moteur du développement des territoires.
Les autrices Marine de Bazelaire et Agnès Pannier-Runacher, avec la participation de Swann Riché, appellent ainsi les futurs exécutifs municipaux à assumer pleinement leur responsabilité historique : faire du choc climatique non pas une fatalité subie, mais le point de départ d’un projet de territoire résilient, attractif et durable.
Marine de Bazelaire est CEO Regain Nature, ancienne Directrice Capital Naturel du Groupe HSBC.
Agnès Pannier-Runacher est ancienne ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité, de la Forêt et de la Pêche, députée de la 2ème circonscription du Pas-de-Calais.
Avec la participation de Swann Riché, sherpa de la commission Environnement-Agriculture du Laboratoire de la République et étudiant en master 2 de droit international et comparé de l’environnement.
La commission Environnement-Agriculture du Laboratoire de la République tient à remercier Guillaume Sainteny, membre de l’Académie d’Agriculture de France et ancien président du Plan Bleu pour l’environnement et le développement en Méditerranée, auteur de « Le climat qui cache la forêt » (éditions Rue de l’échiquier) et « Plaidoyer pour l’écofiscalité » (éditions Buchet-Chastel) ainsi qu’Éric Hazan, co-fondateur d’Ardabelle Capital, enseignant à HEC et à Sciences Po, expert de l’impact de la technologie et de l’IA sur la société et l’économie, auteur avec Frédéric Salat-Baroux de « Révolution par les territoires » (Éditions de l’Observatoire) et, avec Olivier Sibony, de « Faut-il encore décider ? La décision humaine à l’ère de l’intelligence artificielle » (Flammarion), pour leurs contributions à la rédaction de cette note.
Face à l’accélération des crises climatiques et sanitaires, le système hospitalier est appelé à se transformer en profondeur. À la croisée des enjeux de santé publique et de transition écologique, cette note propose la création d’un label « Hôpital de Santé Environnementale » pour structurer, valoriser et accélérer les démarches de soins durables. Une initiative ambitieuse pour faire de l’hôpital un acteur central de la santé de demain, à la fois plus responsable, plus préventif et mieux ancré dans les réalités territoriales.
La note de David Smadja et Marin de Nebehay met en lumière la nécessité urgente de repenser le rôle de l’hôpital face aux défis environnementaux, désormais reconnus comme des déterminants majeurs de santé. Pollution, dérèglement climatique et expositions multiples influencent directement l’état de santé des populations, tandis que le secteur hospitalier contribue lui-même significativement aux émissions de gaz à effet de serre.
Pour répondre à ce paradoxe, les auteurs s’appuient sur le concept d’exposome, qui permet d’appréhender la santé comme le résultat de l’ensemble des expositions subies tout au long de la vie. Cette approche ouvre la voie à une médecine plus préventive et territorialisée.
La note souligne également que de nombreuses initiatives existent déjà dans les établissements de santé (réduction des examens inutiles, logistique décarbonée, mutualisation des équipements), mais restent dispersées et insuffisamment valorisées.
La création d’un label national « Hôpital de Santé Environnementale » est ainsi proposée pour structurer ces démarches autour d’un référentiel commun : réduction des émissions, pertinence des soins, gestion des déchets, formation, mobilité durable ou encore sobriété numérique. Adaptable aux réalités locales, ce label constituerait un levier d’attractivité et d’innovation pour les établissements.
Enfin, les auteurs plaident pour un financement hybride, inspiré de modèles européens, afin d’accompagner cette transformation sans alourdir les charges hospitalières. Au-delà d’une simple réforme, il s’agit d’inscrire durablement l’hôpital dans une logique de « santé planétaire », conciliant qualité des soins, responsabilité environnementale et justice sociale.
Note Santé environnementaleTélécharger
Au Minnesota, les opérations menées par l’agence fédérale ICE dépassent désormais la seule question migratoire. Entre raids spectaculaires, morts survenues lors d’interventions armées d'ICE, conditions de détention dénoncées et affrontements ouverts avec les autorités locales, l’Administration Trump semble tester les limites de l’État de droit. Et si cet État progressiste du Midwest était en train de devenir le terrain d’expérimentation d’un pouvoir exécutif sans contrepoids, un véritable « laboratoire de l’autocratie » ? Une analyse de Vincent Michelot, professeur d’histoire politique des États-Unis à Sciences Po Lyon.
Le 16 juin prochain, l’Assemblée nationale examinera en séance publique le projet de loi constitutionnelle relatif à l’autonomie de la Corse, un texte encore largement méconnu du débat public alors même qu’il pourrait engager une évolution majeure de notre organisation institutionnelle et de notre conception de la République. Derrière un sujet souvent perçu comme territorial ou technique se jouent pourtant des questions fondamentales : l’égalité devant la loi, l’indivisibilité de la République, mais aussi les conséquences politiques, institutionnelles et sécuritaires d’un nouveau partage des pouvoirs. Parce qu’une réforme constitutionnelle engage durablement le pays, elle mérite d’être comprise, discutée et débattue par tous.
À l’approche de l'examen du projet de loi constitutionnelle relatif à l’autonomie de la Corse en séance publique à l'Assemblée nationale, le Laboratoire de la République souhaite contribuer à un débat public éclairé sur un texte dont les implications dépassent largement le seul cadre corse. Notre démarche consiste à rendre accessibles les enjeux du projet, à expliciter ses effets possibles sur les principes républicains et à nourrir une discussion fondée sur les faits, le droit et l’intérêt général. C'est le sens de la note signée par Benjamin Morel, constitutionnaliste, et Michel Ruimy, économiste.
Dans cette perspective, le Laboratoire entend sensibiliser les citoyens, les élus et les acteurs publics aux conséquences potentielles d’une telle révision constitutionnelle : évolution du principe d’égalité devant la loi, reconnaissance de mécanismes d’exception territoriale, questions de gouvernance, risques de vulnérabilité institutionnelle ou d’ingérences extérieures. Une démocratie solide suppose un débat informé ; une réforme constitutionnelle exige, plus encore, une pleine conscience de ce qu’elle transforme.
Benjamin Morel est constitutionnaliste, maître de conférences à l'Université Paris Panthéon-Assas.
Michel Ruimy est économiste, maître de conférences à Sciences Po.
Préface de Michel Vergé-Franceschi, professeur émérite de classe exceptionnelle, ancien directeur du Laboratoire d'Histoire maritime du CNRS à l'Université Paris IV-Sorbonne, ancien président de la Commission française d'Histoire maritime.
Postface de Jean-Michel Blanquer, ancien ministre de l'Éducation nationale, président du Laboratoire de la République.
L'avenir de la Corse - Laboratoire de la RépubliqueTélécharger
Face à l’accélération des crises climatiques et sanitaires, le système hospitalier est appelé à se transformer en profondeur. À la croisée des enjeux de santé publique et de transition écologique, cette note propose la création d’un label « Hôpital de Santé Environnementale » pour structurer, valoriser et accélérer les démarches de soins durables. Une initiative ambitieuse pour faire de l’hôpital un acteur central de la santé de demain, à la fois plus responsable, plus préventif et mieux ancré dans les réalités territoriales.
La note de David Smadja et Marin de Nebehay met en lumière la nécessité urgente de repenser le rôle de l’hôpital face aux défis environnementaux, désormais reconnus comme des déterminants majeurs de santé. Pollution, dérèglement climatique et expositions multiples influencent directement l’état de santé des populations, tandis que le secteur hospitalier contribue lui-même significativement aux émissions de gaz à effet de serre.
Pour répondre à ce paradoxe, les auteurs s’appuient sur le concept d’exposome, qui permet d’appréhender la santé comme le résultat de l’ensemble des expositions subies tout au long de la vie. Cette approche ouvre la voie à une médecine plus préventive et territorialisée.
La note souligne également que de nombreuses initiatives existent déjà dans les établissements de santé (réduction des examens inutiles, logistique décarbonée, mutualisation des équipements), mais restent dispersées et insuffisamment valorisées.
La création d’un label national « Hôpital de Santé Environnementale » est ainsi proposée pour structurer ces démarches autour d’un référentiel commun : réduction des émissions, pertinence des soins, gestion des déchets, formation, mobilité durable ou encore sobriété numérique. Adaptable aux réalités locales, ce label constituerait un levier d’attractivité et d’innovation pour les établissements.
Enfin, les auteurs plaident pour un financement hybride, inspiré de modèles européens, afin d’accompagner cette transformation sans alourdir les charges hospitalières. Au-delà d’une simple réforme, il s’agit d’inscrire durablement l’hôpital dans une logique de « santé planétaire », conciliant qualité des soins, responsabilité environnementale et justice sociale.
Note Santé environnementaleTélécharger
Au Minnesota, les opérations menées par l’agence fédérale ICE dépassent désormais la seule question migratoire. Entre raids spectaculaires, morts survenues lors d’interventions armées d'ICE, conditions de détention dénoncées et affrontements ouverts avec les autorités locales, l’Administration Trump semble tester les limites de l’État de droit. Et si cet État progressiste du Midwest était en train de devenir le terrain d’expérimentation d’un pouvoir exécutif sans contrepoids, un véritable « laboratoire de l’autocratie » ? Une analyse de Vincent Michelot, professeur d’histoire politique des États-Unis à Sciences Po Lyon.
Le 16 juin prochain, l’Assemblée nationale examinera en séance publique le projet de loi constitutionnelle relatif à l’autonomie de la Corse, un texte encore largement méconnu du débat public alors même qu’il pourrait engager une évolution majeure de notre organisation institutionnelle et de notre conception de la République. Derrière un sujet souvent perçu comme territorial ou technique se jouent pourtant des questions fondamentales : l’égalité devant la loi, l’indivisibilité de la République, mais aussi les conséquences politiques, institutionnelles et sécuritaires d’un nouveau partage des pouvoirs. Parce qu’une réforme constitutionnelle engage durablement le pays, elle mérite d’être comprise, discutée et débattue par tous.
À l’approche de l'examen du projet de loi constitutionnelle relatif à l’autonomie de la Corse en séance publique à l'Assemblée nationale, le Laboratoire de la République souhaite contribuer à un débat public éclairé sur un texte dont les implications dépassent largement le seul cadre corse. Notre démarche consiste à rendre accessibles les enjeux du projet, à expliciter ses effets possibles sur les principes républicains et à nourrir une discussion fondée sur les faits, le droit et l’intérêt général. C'est le sens de la note signée par Benjamin Morel, constitutionnaliste, et Michel Ruimy, économiste.
Dans cette perspective, le Laboratoire entend sensibiliser les citoyens, les élus et les acteurs publics aux conséquences potentielles d’une telle révision constitutionnelle : évolution du principe d’égalité devant la loi, reconnaissance de mécanismes d’exception territoriale, questions de gouvernance, risques de vulnérabilité institutionnelle ou d’ingérences extérieures. Une démocratie solide suppose un débat informé ; une réforme constitutionnelle exige, plus encore, une pleine conscience de ce qu’elle transforme.
Benjamin Morel est constitutionnaliste, maître de conférences à l'Université Paris Panthéon-Assas.
Michel Ruimy est économiste, maître de conférences à Sciences Po.
Préface de Michel Vergé-Franceschi, professeur émérite de classe exceptionnelle, ancien directeur du Laboratoire d'Histoire maritime du CNRS à l'Université Paris IV-Sorbonne, ancien président de la Commission française d'Histoire maritime.
Postface de Jean-Michel Blanquer, ancien ministre de l'Éducation nationale, président du Laboratoire de la République.
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