À moins d’un an de l’élection présidentielle de 2027, la deuxième vague du Baromètre de la République, réalisée par Ipsos bva pour le Laboratoire de la République, dresse le portrait d’une société française toujours profondément attachée aux valeurs républicaines, mais inquiète quant à leur traduction concrète. Dans un climat marqué par le pessimisme, la colère et une demande de changement, l’enquête révèle également un décalage significatif entre les thèmes qui occupent le débat public et les préoccupations que les Français souhaitent voir placées au cœur de la prochaine campagne présidentielle.
Des valeurs républicaines solides dans une France inquiète
La deuxième vague du Baromètre de la République confirme un attachement toujours très fort aux valeurs républicaines, mais aussi un décalage persistant entre les principes et leur application. La liberté est considérée comme importante par 96 % des Français, la fraternité par 91 % et l’égalité par 90 %. En revanche, seuls 27 % estiment que la fraternité correspond bien à la société française actuelle et 24 % portent le même jugement sur l’égalité. La laïcité reste, quant à elle, majoritairement perçue comme protectrice : 77 % considèrent qu’elle garantit la liberté de conscience et l’égalité de traitement.
À l’approche de l’élection présidentielle de 2027, l’enquête fait également ressortir un climat de pessimisme et de mécontentement. 85 % des Français considèrent que le pays est en déclin, même si une majorité estime encore ce déclin réversible. Parallèlement, 52 % se reconnaissent dans l’image d’une France « en colère et très contestataire », contre 46 % dans celle d’une France « mécontente, mais pas forcément en colère ». Cette insatisfaction s’accompagne d’un sentiment de polarisation du débat public, particulièrement marqué sur l’immigration, les religions et la laïcité ou encore les droits des personnes LGBT.
Le Baromètre met par ailleurs en évidence un décalage entre les préoccupations des Français et les thèmes qu’ils anticipent au cœur de la campagne. Le pouvoir d’achat arrive nettement en tête des sujets qu’ils souhaitent voir abordés (46 %), devant la sécurité et la délinquance (30 %), les services publics et la protection sociale (30 %), la situation budgétaire (28 %) et l’immigration (27 %). Pourtant, 42 % pensent que l’immigration figurera parmi les principaux sujets traités pendant la campagne, devant l’insécurité (37 %) et le pouvoir d’achat (34 %).
Enfin, la présidentielle apparaît comme une échéance importante, associée à une forte demande de changement mais à des attentes limitées quant à ses effets concrets. 89 % des Français jugent le scrutin important et 79 % pensent que leurs compatriotes souhaitent de « très forts changements dans la manière dont le pays est gouverné ». Dans le même temps, seuls 25 % anticipent un effet positif du résultat de l’élection sur leur situation personnelle. Cette deuxième vague dessine ainsi une opinion toujours attachée aux valeurs républicaines, mais marquée par le pessimisme, la demande de changement et la volonté de voir les préoccupations économiques et sociales davantage prises en compte dans la campagne de 2027.
À l’approche de l’élection présidentielle de 2027, quelle place les Français sont-ils prêts à accorder à l’intelligence artificielle dans la campagne électorale ? Une étude Ifop pour le Laboratoire de la République révèle une opinion encore largement méfiante face à son irruption dans le débat démocratique. Si l’IA peut être envisagée comme un outil pour mieux s’informer, comprendre ou vérifier, les Français refusent très majoritairement de lui déléguer leur choix politique et redoutent son potentiel de désinformation et de manipulation. Une défiance particulièrement forte chez les plus âgés, tandis que les jeunes générations se montrent plus réceptives à certains usages. L’enquête a été menée les 16 et 17 juillet 2026 auprès de 1 000 personnes représentatives de la population française adulte.
Présidentielle 2027 : face à l’IA, entre défiance démocratique et nouveaux usages
À l’approche de l’élection présidentielle de 2027, l’utilisation de l’intelligence artificielle dans la campagne suscite une forte défiance chez les Français. Les premières représentations qui lui sont associées relèvent principalement de la crainte, du rejet et de la perte de confiance (35 %), de la désinformation (18 %) et des risques de manipulation démocratique ou d’ingérence (15 %). 40 % des Français considèrent par ailleurs l’IA avant tout comme un risque pour la démocratie, contre 5 % qui y voient une opportunité. La confiance accordée aux informations politiques produites par une IA reste également faible : seuls 19 % des Français déclarent leur faire confiance.
Les Français se montrent toutefois plus ouverts à certains usages pratiques de l’IA. 44 % pourraient l’utiliser pour obtenir des explications sur des propositions politiques complexes, 43 % pour comprendre les conséquences d’une réforme sur leur situation personnelle et 42 % pour détecter une information trompeuse ou vérifier les affirmations des responsables politiques. Cette ouverture ne s’étend pas au choix électoral : si une IA leur recommandait le candidat correspondant le mieux à leurs opinions, 68 % déclarent qu’ils ignoreraient totalement cette recommandation, 29 % qu’ils la prendraient en compte parmi d’autres informations et 3 % seulement qu’ils la suivraient probablement.
L’enquête met également en évidence d’importants écarts générationnels. La confiance dans les informations politiques produites par l’IA atteint 34 % chez les moins de 35 ans, contre 5 % chez les 65 ans et plus. Les plus jeunes se déclarent également davantage disposés à utiliser ces outils pour s’informer ou décrypter des propositions politiques. Cette plus grande réceptivité n’implique cependant pas une adhésion à leur utilisation par les candidats : 65 % des 18-24 ans indiquent qu’ils auraient moins envie de voter pour un candidat déclarant utiliser l’IA dans sa campagne.
Enfin, la question des contenus manipulés constitue le principal point d’inquiétude. 86 % des Français craignent que de fausses vidéos ou de faux enregistrements réalisés grâce à l’IA puissent influencer le résultat de l’élection présidentielle. Dans le même temps, l’utilisation de l’IA par les candidats est davantage acceptée lorsqu’elle est signalée. Ces résultats font de la transparence sur les usages, de l’identification des contenus générés et de la lutte contre les deepfakes des enjeux importants de la campagne présidentielle de 2027.
Synthèse de l'étude
Synthèse - Présidentielle 2027, les Français face à l'IATélécharger
L'étude en intégralité
Étude - Présidentielle 2027, les Français face à l'IATélécharger
Redécouvrez la présentation de l'étude lors de l'Université d'été 2026 du Laboratoire de la République
https://www.youtube.com/watch?v=cTKP9b144uM
Revivez les débats du vendredi 28 août tenus lors de la troisième Université d’été du Laboratoire de la République, à Sens, autour de la question « Quel projet de société pour la France au XXIe siècle ? ».
Faire Nation aujourd’hui
Le jeudi 27 août, l’Université d’été s’est ouverte au Théâtre municipal de Sens par une soirée consacrée à la question de la Nation. La projection du documentaire « Ernest Renan, chantre de la Nation » a servi de point de départ à une réflexion sur ce que signifie « faire Nation » aujourd’hui. Jean-Michel Blanquer, Marika Bret, Brice Couturier, Jean-Michel Djian et Baptiste Touverey ont participé à cette séquence inaugurale, ouvrant trois jours de débats autour de la République, de la cohésion nationale et des transformations de la société française.
https://www.youtube.com/watch?v=LD0cYmKhIak
Refonder le contrat territorial
Au Théâtre municipal de Sens, ce parcours était consacré à la « refondation du contrat territorial ». Après les discours d’ouverture de Jean-Michel Blanquer et Paul-Antoine de Carville, une première séquence avec Frédéric Dabi et Olivier Girard a interrogé les transformations liées à l’intelligence artificielle. La matinée s’est ensuite concentrée sur l’aménagement du territoire, avec une table ronde autour d’une « DATAR+ », réunissant Clément Beaune, Bruno Bonnell, Éric Hazan et Fabien Verdier, avant une intervention de Benjamin Morel sur la subsidiarité.
https://www.youtube.com/watch?v=TmDdR73QwP8
https://www.youtube.com/watch?v=cTKP9b144uM&t=1s
https://www.youtube.com/watch?v=KczLCUaleSI
https://www.youtube.com/watch?v=amSTYoYoJsw
Les échanges se sont poursuivis sur les nouvelles libertés locales avec François Baroin, Xavier Bertrand, Carole Delga et Hervé Marseille, avant qu’Érik Orsenna n’aborde la place de l’agriculture et de l’eau dans l’aménagement du territoire.
https://www.youtube.com/watch?v=JqCKOza4apo
https://www.youtube.com/watch?v=WRG8cT1yJcQ
L’après-midi a prolongé ces réflexions à travers les enjeux du quotidien : mobilités, logement, infrastructures et transition écologique ont été au cœur d’une table ronde réunissant François Durovray, Franck Leroy, Agnès Pannier-Runacher, Laurianne Rossi et Guillaume Vuilletet.
https://www.youtube.com/watch?v=0Q-K913NmKM
Enfin, les débats se sont ouverts aux enjeux internationaux avec les tables rondes « Vers un conseil de défense européen » et « La France face au réarmement du monde », réunissant notamment Eléonore Caroit, Éric Danon, Frédéric Encel, Nathalie Loiseau et Pierre Vimont, suivie de plusieurs cartes blanches.
https://www.youtube.com/watch?v=kpOEcv-zkxY
https://www.youtube.com/watch?v=8xc6RQH9QIQ
https://www.youtube.com/watch?v=oPnq9l9VN78
https://www.youtube.com/watch?v=czH3emT1DCs
La soirée a ensuite été consacrée à l’engagement des jeunes avec Yaël Braun-Pivet et trois jeunes engagées, aux finances publiques avec François Baroin et Thierry Breton, puis à la littérature et à la liberté d’expression avec Boualem Sansal et Claudio Galderisi, clôturant un parcours consacré aux conditions politiques, territoriales et économiques permettant de repenser l’action publique.
https://www.youtube.com/watch?v=4rXRdPhy5EQ
https://www.youtube.com/watch?v=NSheNeK4nEI
https://www.youtube.com/watch?v=8GpOjoBhkrE
Les défis existentiels
À l’Hôtel de Ville, les échanges ont placé les grands défis sociaux et démographiques au cœur de la réflexion. La matinée s’est ouverte par une table ronde consacrée à « La jeunesse au cœur de la Nation : démographie, territoire et avenir français », réunissant Maud Bregeon, Cyril Cibert, Nathalie Delattre, Alexia Fossaluzza et Jérémie Patrier-Leitus, sous la modération de Pascale d’Artois. Les discussions se sont ensuite tournées vers la protection de l’enfance avec Madiba-Ousmane Guirassy, Juliette Méadel, Charlyne Péculier et Ghislaine Pieux.
https://www.youtube.com/watch?v=Fdb-DyCGOYM
https://www.youtube.com/watch?v=wYVuZMH1p-4
L’après-midi a été consacré à la laïcité et à sa place dans la cohésion républicaine. Médéric Chapitaux, Éric Chevée, Pascale d’Artois, Michel Lalande, Frédéric Souillot, Thierry Teboul et Nathalie Wolff ont participé à une table ronde intitulée « La laïcité, pilier du vivre ensemble », prolongée par une intervention de l’ancien Premier ministre Manuel Valls sur le caractère plus que jamais essentiel de la laïcité pour la République.
https://www.youtube.com/watch?v=e-ZErFt4arc
https://www.youtube.com/watch?v=xRBKGboqMY4
La réflexion s’est ensuite ouverte sur la dimension maritime et ultramarine de la France. Roland Coutas, Guillaume Sainteny et Thani Mohamed Soilihi, sous la modération de Benjamin Morel, ont échangé autour de la nécessité de « repenser notre destin maritime et ultramarin ». La séquence s’est achevée par une intervention de Stéphane Boujnah, président du directoire d’Euronext, autour d’une question économique et budgétaire : « Redressement choisi ou austérité subie ? ».
https://www.youtube.com/watch?v=KzwoDCIqrhM
https://www.youtube.com/watch?v=VF-Lp2BTCns
Réaffirmer la puissance publique
En salle Poterne, les échanges ont d’abord interrogé la capacité de la France à construire et mobiliser ses compétences. Caroline Chanavas, Thibaut Guilluy, Franck Morel, Astrid Panosyan-Bouvet et Frédérique Vidal ont débattu des enjeux de formation, d’emploi et de compétences, sous la modération de Fabienne Arata et Louis-Charles Viossat. La question des retraites a ensuite été abordée sous l’angle du passage « de l’État-providence à l’État-prévoyance », avec Augustin de Romanet, Bertrand Martinot et Camille Renard.
https://www.youtube.com/watch?v=7sbkH9_pFuQ
https://www.youtube.com/watch?v=a0Xv13qhd-Q
L’après-midi a porté sur la solidité des institutions démocratiques et judiciaires. Un premier panel consacré à la Justice a réuni Béatrice Brugère, Julie Couturier et Luc Gras, avant qu’un second ne s’interroge sur les conditions d’une Ve République modernisée avec Jean-Michel Blanquer, Élisabeth Borne, Benjamin Morel et François Perret. Ces échanges ont permis d’aborder conjointement l’efficacité de la Justice, la confiance dans les institutions et leur adaptation aux transformations de la société.
https://www.youtube.com/watch?v=U3j_QkdSsBA
https://www.youtube.com/watch?v=yipXURsqMok
La dernière partie de la journée s’est tournée vers la souveraineté technologique. Raphaël Doan, Éric Hazan, Frédéric Masquelier, Sébastien Soriano et Huguette Tiegna ont débattu des conditions d’une souveraineté française et européenne en matière d’intelligence artificielle, sous la modération de Marin de Nebehay. Bertrand Pancher a enfin conclu ce parcours par une intervention intitulée « Comment redémarrer la machine France ? ».
https://www.youtube.com/watch?v=zR1agMh5SF8
https://www.youtube.com/watch?v=pxkYe0V6sMA
Retrouver un commun républicain
En salle Europe, les tables rondes était consacrées à la recherche d’un « commun républicain ». La matinée s’est ouverte sur l’école, avec Jean-Michel Blanquer, Ilana Cicurel, Marin de Nebehay et Marie-Caroline Missir. Les échanges se sont poursuivis sur le rôle des universités dans la vitalité des territoires, avec Stéphanie Dameron, Catherine Fabre, Olivier Faron et Sylvie Retailleau, avant une table ronde consacrée aux transformations de la culture et de l’audiovisuel à l’heure de l’intelligence artificielle et des plateformes.
https://www.youtube.com/watch?v=URlKZ7-wTqE&t=10s
https://www.youtube.com/watch?v=NQ_YzRkZX_0
https://www.youtube.com/watch?v=goeY5cLpnBg
L’après-midi a notamment placé la santé publique au centre des débats. Xavier Bertrand, André Lestienne, Camille Renard, Jean-Charles Samuelian, Frédéric Valletoux et Louis-Charles Viossat ont participé à la table ronde « Comment refonder la santé publique ? », modérée par Léa Behr et David Smadja. Une réflexion sur les transformations nécessaires du système de santé et sur les conditions permettant de reconstruire une politique de prévention et de santé publique.
https://www.youtube.com/watch?v=NqZblf-zv5Y
Enfin, les débats se sont tournés vers le travail, le pouvoir d’achat et la justice sociale. Patrick Martin et Bernard Spitz ont ouvert la séquence « Produire davantage pour un meilleur pouvoir d’achat et une société plus juste », complétée par une table ronde avec Thibaut Guilluy et Anne Rubinstein. Édouard Tétreau a conclu cette journée par une intervention intitulée « Refaire Nation, ne plus subir ».
https://www.youtube.com/watch?v=Px_O5f_HRQw
https://www.youtube.com/watch?v=UDXLSJCW8HA
https://www.youtube.com/watch?v=IZqv6K4C7Vw
À l’approche de l’élection présidentielle de 2027, quelle place les Français sont-ils prêts à accorder à l’intelligence artificielle dans la campagne électorale ? Une étude Ifop pour le Laboratoire de la République révèle une opinion encore largement méfiante face à son irruption dans le débat démocratique. Si l’IA peut être envisagée comme un outil pour mieux s’informer, comprendre ou vérifier, les Français refusent très majoritairement de lui déléguer leur choix politique et redoutent son potentiel de désinformation et de manipulation. Une défiance particulièrement forte chez les plus âgés, tandis que les jeunes générations se montrent plus réceptives à certains usages. L’enquête a été menée les 16 et 17 juillet 2026 auprès de 1 000 personnes représentatives de la population française adulte.
Présidentielle 2027 : face à l’IA, entre défiance démocratique et nouveaux usages
À l’approche de l’élection présidentielle de 2027, l’utilisation de l’intelligence artificielle dans la campagne suscite une forte défiance chez les Français. Les premières représentations qui lui sont associées relèvent principalement de la crainte, du rejet et de la perte de confiance (35 %), de la désinformation (18 %) et des risques de manipulation démocratique ou d’ingérence (15 %). 40 % des Français considèrent par ailleurs l’IA avant tout comme un risque pour la démocratie, contre 5 % qui y voient une opportunité. La confiance accordée aux informations politiques produites par une IA reste également faible : seuls 19 % des Français déclarent leur faire confiance.
Les Français se montrent toutefois plus ouverts à certains usages pratiques de l’IA. 44 % pourraient l’utiliser pour obtenir des explications sur des propositions politiques complexes, 43 % pour comprendre les conséquences d’une réforme sur leur situation personnelle et 42 % pour détecter une information trompeuse ou vérifier les affirmations des responsables politiques. Cette ouverture ne s’étend pas au choix électoral : si une IA leur recommandait le candidat correspondant le mieux à leurs opinions, 68 % déclarent qu’ils ignoreraient totalement cette recommandation, 29 % qu’ils la prendraient en compte parmi d’autres informations et 3 % seulement qu’ils la suivraient probablement.
L’enquête met également en évidence d’importants écarts générationnels. La confiance dans les informations politiques produites par l’IA atteint 34 % chez les moins de 35 ans, contre 5 % chez les 65 ans et plus. Les plus jeunes se déclarent également davantage disposés à utiliser ces outils pour s’informer ou décrypter des propositions politiques. Cette plus grande réceptivité n’implique cependant pas une adhésion à leur utilisation par les candidats : 65 % des 18-24 ans indiquent qu’ils auraient moins envie de voter pour un candidat déclarant utiliser l’IA dans sa campagne.
Enfin, la question des contenus manipulés constitue le principal point d’inquiétude. 86 % des Français craignent que de fausses vidéos ou de faux enregistrements réalisés grâce à l’IA puissent influencer le résultat de l’élection présidentielle. Dans le même temps, l’utilisation de l’IA par les candidats est davantage acceptée lorsqu’elle est signalée. Ces résultats font de la transparence sur les usages, de l’identification des contenus générés et de la lutte contre les deepfakes des enjeux importants de la campagne présidentielle de 2027.
Synthèse de l'étude
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Redécouvrez la présentation de l'étude lors de l'Université d'été 2026 du Laboratoire de la République
https://www.youtube.com/watch?v=cTKP9b144uM
Revivez les débats du vendredi 28 août tenus lors de la troisième Université d’été du Laboratoire de la République, à Sens, autour de la question « Quel projet de société pour la France au XXIe siècle ? ».
Faire Nation aujourd’hui
Le jeudi 27 août, l’Université d’été s’est ouverte au Théâtre municipal de Sens par une soirée consacrée à la question de la Nation. La projection du documentaire « Ernest Renan, chantre de la Nation » a servi de point de départ à une réflexion sur ce que signifie « faire Nation » aujourd’hui. Jean-Michel Blanquer, Marika Bret, Brice Couturier, Jean-Michel Djian et Baptiste Touverey ont participé à cette séquence inaugurale, ouvrant trois jours de débats autour de la République, de la cohésion nationale et des transformations de la société française.
https://www.youtube.com/watch?v=LD0cYmKhIak
Refonder le contrat territorial
Au Théâtre municipal de Sens, ce parcours était consacré à la « refondation du contrat territorial ». Après les discours d’ouverture de Jean-Michel Blanquer et Paul-Antoine de Carville, une première séquence avec Frédéric Dabi et Olivier Girard a interrogé les transformations liées à l’intelligence artificielle. La matinée s’est ensuite concentrée sur l’aménagement du territoire, avec une table ronde autour d’une « DATAR+ », réunissant Clément Beaune, Bruno Bonnell, Éric Hazan et Fabien Verdier, avant une intervention de Benjamin Morel sur la subsidiarité.
https://www.youtube.com/watch?v=TmDdR73QwP8
https://www.youtube.com/watch?v=cTKP9b144uM&t=1s
https://www.youtube.com/watch?v=KczLCUaleSI
https://www.youtube.com/watch?v=amSTYoYoJsw
Les échanges se sont poursuivis sur les nouvelles libertés locales avec François Baroin, Xavier Bertrand, Carole Delga et Hervé Marseille, avant qu’Érik Orsenna n’aborde la place de l’agriculture et de l’eau dans l’aménagement du territoire.
https://www.youtube.com/watch?v=JqCKOza4apo
https://www.youtube.com/watch?v=WRG8cT1yJcQ
L’après-midi a prolongé ces réflexions à travers les enjeux du quotidien : mobilités, logement, infrastructures et transition écologique ont été au cœur d’une table ronde réunissant François Durovray, Franck Leroy, Agnès Pannier-Runacher, Laurianne Rossi et Guillaume Vuilletet.
https://www.youtube.com/watch?v=0Q-K913NmKM
Enfin, les débats se sont ouverts aux enjeux internationaux avec les tables rondes « Vers un conseil de défense européen » et « La France face au réarmement du monde », réunissant notamment Eléonore Caroit, Éric Danon, Frédéric Encel, Nathalie Loiseau et Pierre Vimont, suivie de plusieurs cartes blanches.
https://www.youtube.com/watch?v=kpOEcv-zkxY
https://www.youtube.com/watch?v=8xc6RQH9QIQ
https://www.youtube.com/watch?v=oPnq9l9VN78
https://www.youtube.com/watch?v=czH3emT1DCs
La soirée a ensuite été consacrée à l’engagement des jeunes avec Yaël Braun-Pivet et trois jeunes engagées, aux finances publiques avec François Baroin et Thierry Breton, puis à la littérature et à la liberté d’expression avec Boualem Sansal et Claudio Galderisi, clôturant un parcours consacré aux conditions politiques, territoriales et économiques permettant de repenser l’action publique.
https://www.youtube.com/watch?v=4rXRdPhy5EQ
https://www.youtube.com/watch?v=NSheNeK4nEI
https://www.youtube.com/watch?v=8GpOjoBhkrE
Les défis existentiels
À l’Hôtel de Ville, les échanges ont placé les grands défis sociaux et démographiques au cœur de la réflexion. La matinée s’est ouverte par une table ronde consacrée à « La jeunesse au cœur de la Nation : démographie, territoire et avenir français », réunissant Maud Bregeon, Cyril Cibert, Nathalie Delattre, Alexia Fossaluzza et Jérémie Patrier-Leitus, sous la modération de Pascale d’Artois. Les discussions se sont ensuite tournées vers la protection de l’enfance avec Madiba-Ousmane Guirassy, Juliette Méadel, Charlyne Péculier et Ghislaine Pieux.
https://www.youtube.com/watch?v=Fdb-DyCGOYM
https://www.youtube.com/watch?v=wYVuZMH1p-4
L’après-midi a été consacré à la laïcité et à sa place dans la cohésion républicaine. Médéric Chapitaux, Éric Chevée, Pascale d’Artois, Michel Lalande, Frédéric Souillot, Thierry Teboul et Nathalie Wolff ont participé à une table ronde intitulée « La laïcité, pilier du vivre ensemble », prolongée par une intervention de l’ancien Premier ministre Manuel Valls sur le caractère plus que jamais essentiel de la laïcité pour la République.
https://www.youtube.com/watch?v=e-ZErFt4arc
https://www.youtube.com/watch?v=xRBKGboqMY4
La réflexion s’est ensuite ouverte sur la dimension maritime et ultramarine de la France. Roland Coutas, Guillaume Sainteny et Thani Mohamed Soilihi, sous la modération de Benjamin Morel, ont échangé autour de la nécessité de « repenser notre destin maritime et ultramarin ». La séquence s’est achevée par une intervention de Stéphane Boujnah, président du directoire d’Euronext, autour d’une question économique et budgétaire : « Redressement choisi ou austérité subie ? ».
https://www.youtube.com/watch?v=KzwoDCIqrhM
https://www.youtube.com/watch?v=VF-Lp2BTCns
Réaffirmer la puissance publique
En salle Poterne, les échanges ont d’abord interrogé la capacité de la France à construire et mobiliser ses compétences. Caroline Chanavas, Thibaut Guilluy, Franck Morel, Astrid Panosyan-Bouvet et Frédérique Vidal ont débattu des enjeux de formation, d’emploi et de compétences, sous la modération de Fabienne Arata et Louis-Charles Viossat. La question des retraites a ensuite été abordée sous l’angle du passage « de l’État-providence à l’État-prévoyance », avec Augustin de Romanet, Bertrand Martinot et Camille Renard.
https://www.youtube.com/watch?v=7sbkH9_pFuQ
https://www.youtube.com/watch?v=a0Xv13qhd-Q
L’après-midi a porté sur la solidité des institutions démocratiques et judiciaires. Un premier panel consacré à la Justice a réuni Béatrice Brugère, Julie Couturier et Luc Gras, avant qu’un second ne s’interroge sur les conditions d’une Ve République modernisée avec Jean-Michel Blanquer, Élisabeth Borne, Benjamin Morel et François Perret. Ces échanges ont permis d’aborder conjointement l’efficacité de la Justice, la confiance dans les institutions et leur adaptation aux transformations de la société.
https://www.youtube.com/watch?v=U3j_QkdSsBA
https://www.youtube.com/watch?v=yipXURsqMok
La dernière partie de la journée s’est tournée vers la souveraineté technologique. Raphaël Doan, Éric Hazan, Frédéric Masquelier, Sébastien Soriano et Huguette Tiegna ont débattu des conditions d’une souveraineté française et européenne en matière d’intelligence artificielle, sous la modération de Marin de Nebehay. Bertrand Pancher a enfin conclu ce parcours par une intervention intitulée « Comment redémarrer la machine France ? ».
https://www.youtube.com/watch?v=zR1agMh5SF8
https://www.youtube.com/watch?v=pxkYe0V6sMA
Retrouver un commun républicain
En salle Europe, les tables rondes était consacrées à la recherche d’un « commun républicain ». La matinée s’est ouverte sur l’école, avec Jean-Michel Blanquer, Ilana Cicurel, Marin de Nebehay et Marie-Caroline Missir. Les échanges se sont poursuivis sur le rôle des universités dans la vitalité des territoires, avec Stéphanie Dameron, Catherine Fabre, Olivier Faron et Sylvie Retailleau, avant une table ronde consacrée aux transformations de la culture et de l’audiovisuel à l’heure de l’intelligence artificielle et des plateformes.
https://www.youtube.com/watch?v=URlKZ7-wTqE&t=10s
https://www.youtube.com/watch?v=NQ_YzRkZX_0
https://www.youtube.com/watch?v=goeY5cLpnBg
L’après-midi a notamment placé la santé publique au centre des débats. Xavier Bertrand, André Lestienne, Camille Renard, Jean-Charles Samuelian, Frédéric Valletoux et Louis-Charles Viossat ont participé à la table ronde « Comment refonder la santé publique ? », modérée par Léa Behr et David Smadja. Une réflexion sur les transformations nécessaires du système de santé et sur les conditions permettant de reconstruire une politique de prévention et de santé publique.
https://www.youtube.com/watch?v=NqZblf-zv5Y
Enfin, les débats se sont tournés vers le travail, le pouvoir d’achat et la justice sociale. Patrick Martin et Bernard Spitz ont ouvert la séquence « Produire davantage pour un meilleur pouvoir d’achat et une société plus juste », complétée par une table ronde avec Thibaut Guilluy et Anne Rubinstein. Édouard Tétreau a conclu cette journée par une intervention intitulée « Refaire Nation, ne plus subir ».
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