Refonder le contrat territorial
Au Théâtre municipal de Sens, la journée du vendredi 28 août était placée sous le signe de la refondation du contrat territorial. Après les discours d’ouverture de Jean-Michel Blanquer, président du Laboratoire de la République, et de Paul-Antoine de Carville, maire de Sens et président de l’Agglomération du Grand Sénonais, une première séquence consacrée à l’intelligence artificielle a ouvert les réflexions sur les grandes transformations à venir, avec Frédéric Dabi et Olivier Girard.
La matinée s’est ensuite concentrée sur l’organisation territoriale de la France et la nécessité de repenser les rapports entre l’État et les territoires. La table ronde « Vers une DATAR+ : repenser l’aménagement du territoire » a réuni Clément Beaune, Bruno Bonnell, Éric Hazan et Fabien Verdier, sous la modération de Nicolas Burblis et Laurianne Rossi. Elle a été suivie d’une intervention de Benjamin Morel sur la « République de la subsidiarité », avant un débat consacré aux nouvelles libertés locales avec François Baroin, Xavier Bertrand, Carole Delga et Hervé Marseille. Ces échanges ont placé au centre des discussions la décentralisation, la capacité d’action des collectivités et la recherche d’un nouvel équilibre territorial.
La matinée s’est achevée avec l’écrivain et académicien Érik Orsenna, autour de la place de l’agriculture et de l’eau dans l’aménagement du territoire.
L’après-midi a élargi cette réflexion aux conditions concrètes de la vie quotidienne. La table ronde modérée par Marin de Nebehay « Mieux vivre, mieux se déplacer, mieux habiter : le défi écologique du quotidien » a réuni François Durovray, Franck Leroy, Agnès Pannier-Runacher, Laurianne Rossi et Guillaume Vuilletet. Mobilités, logement, infrastructures et transition écologique ont ainsi été abordés à partir de leur traduction concrète dans la vie des Français et dans l’action des territoires.
La journée s’est poursuivie avec une séquence géopolitique consacrée à « La France face au réarmement du monde », modérée par Christian Lequesne et Jean-François Cervel. Eléonore Caroit, Éric Danon, Frédéric Encel, Pierre Heilbronn, Nathalie Loiseau et Pierre Vimont ont confronté leurs analyses sur les bouleversements de l’ordre international et la place que la France et l’Europe doivent y tenir. Plusieurs cartes blanches données à Florian Bachelier, Fahimeh Robiolle, Patrice Franceschi et Hélé Béji ont prolongé la réflexion.
Une table ronde fut ensuite consacrée à « L’engagement des jeunes » et a réuni Yaël Braun-Pivet, présidente de l’Assemblée nationale, Giulia Acha Miljkovic, conseillère municipale de Kingersheim, Alexia Fossaluzza, présidente d’Ambitions Républicaines, les Jeunes du Laboratoire de la République, et Charlyne Péculier, directrice générale de l’association Un abri qui sauve des vies et première adjointe au maire de Cesson. Une séquence consacrée aux nouvelles formes d’engagement et à la place que les jeunes générations peuvent prendre dans la vie civique et politique.
La réflexion s’est poursuivie sur le terrain économique avec François Baroin, maire de Troyes et ancien ministre, et Thierry Breton, ancien commissaire européen et ancien ministre. Modéré par Emmanuel Combe, leur échange, intitulé « Rétablir les comptes publics pour mieux investir », a placé au cœur du débat l’articulation entre maîtrise des finances publiques et capacité de la France à préparer l’avenir.
Enfin, la soirée s’est conclue par une rencontre consacrée à « Littérature et liberté d’expression », réunissant Boualem Sansal, écrivain élu à l’Académie française, et Claudio Galderisi, président du Conseil scientifique du Laboratoire de la République et président de l’Assemblée générale de l’Institut français d’islamologie, sous la modération de Rachel Binhas.