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L’intelligence artificielle peut-elle nous aider à restaurer la confiance dans la science ?

par David Smadja et Léa Behr le 22 septembre 2026
L’intelligence artificielle est régulièrement présentée comme une menace pour la fiabilité de l’information scientifique. Mais une publication récente dans Nature ouvre une perspective presque inverse : et si l’IA permettait aussi de rendre la science plus accessible, plus reproductible et donc, peut-être, plus digne de confiance ?
Depuis la pandémie de Covid-19, une question préoccupe la communauté médicale et scientifique : comment restaurer la confiance dans la science dans un monde où l’information circule désormais beaucoup plus vite que la connaissance scientifique ? Le paradoxe est saisissant. Jamais autant de connaissances scientifiques n’ont été accessibles. En quelques secondes, chacun peut consulter une publication, rechercher une étude ou interroger une intelligence artificielle sur pratiquement n’importe quelle question médicale. Mais jamais il n’a peut-être été aussi difficile de distinguer une donnée robuste d’une affirmation simplement vraisemblable. La pandémie nous l’a montré de manière spectaculaire. Nous avons assisté presque en temps réel à la confrontation de deux temporalités radicalement différentes. D’un côté, le temps scientifique : formuler une hypothèse, recueillir des données, les analyser, publier, confronter les résultats à ceux d’autres équipes, parfois se tromper et corriger. De l’autre, le temps numérique : quelques secondes pour publier une affirmation et quelques heures pour qu’elle soit vue par des millions de personnes. Une étude préliminaire, un cas clinique isolé ou une hypothèse non démontrée peuvent ainsi devenir viraux bien avant que la communauté scientifique ait eu le temps de les vérifier. La confiance scientifique ne peut pas être décrétée. Elle doit se construire sur la rigueur, l’éducation scientifique et la compréhension des mécanismes permettant de produire et de valider une connaissance. La crise sanitaire a montré combien la science est une construction progressive : elle ne délivre pas instantanément des certitudes ; elle produit des connaissances qui se renforcent, se corrigent et se confrontent.  Quand la viralité concurrence la vérité L'intelligence artificielle générative rend cette question encore plus importante. Elle permet désormais de produire en quelques secondes des textes structurés, argumentés et apparemment scientifiques. Le danger n'est donc plus seulement la fausse information grossière. C'est aussi l'apparition d'une information fausse mais vraisemblable, accompagnée éventuellement de références, de graphiques ou d'un vocabulaire donnant toutes les apparences de la rigueur. La désinformation médicale a changé de dimension depuis la pandémie. Les réseaux sociaux, les mécanismes algorithmiques d'amplification et désormais l'intelligence artificielle permettent à des récits inexacts de circuler à une échelle et à une vitesse sans précédent. Plus préoccupant encore : les messages longs et élaborés peuvent être particulièrement persuasifs. Nous sommes donc confrontés à une transformation profonde de l'environnement scientifique et informationnel. La question n'est plus seulement : « Cette information est-elle vraie ? ». Elle devient : « Puis-je vérifier comment cette conclusion a été produite ? » Et c'est précisément sur ce terrain qu'une publication récente dans Nature mérite toute notre attention. Quand un article scientifique devient un agent Des chercheurs de Stanford ont développé Paper2Agent1, un système dont l'ambition est étonnante : transformer automatiquement une publication scientifique en agent d'intelligence artificielle interactif. Aujourd'hui, lorsqu'un chercheur lit un article décrivant une nouvelle méthode computationnelle, le chemin entre la publication et son utilisation peut être long. Il faut comprendre la méthode, retrouver le code source, installer les bonnes dépendances informatiques, récupérer les données et apprendre à utiliser correctement les outils développés par les auteurs. Autrement dit, publier une méthode ne signifie pas nécessairement qu'elle soit facilement réutilisable. Paper2Agent cherche à supprimer une partie de cette barrière. Le système analyse l'article mais aussi les éléments qui l'accompagnent : code informatique, données, documents supplémentaires et workflows. Il construit ensuite des outils exécutables accessibles à un agent d'IA avec lequel le chercheur peut dialoguer en langage naturel. On ne demande donc plus seulement à l'intelligence artificielle : « Résume-moi cet article. » On peut lui demander : « Utilise la méthode décrite dans cet article sur mes propres données. » La différence est considérable. De la connaissance publiée à la connaissance exécutable Les chercheurs ont notamment appliqué Paper2Agent à AlphaGenome, un modèle permettant d'étudier les conséquences potentielles de variants génétiques. Les chercheurs ont notamment appliqué Paper2Agent à AlphaGenome, ainsi qu'à des outils d'analyse single-cell et de transcriptomique spatiale, montrant que le système pouvait reproduire des analyses existantes mais aussi appliquer les méthodes à de nouvelles questions. Mais l'expérience la plus importante est probablement celle menée à plus grande échelle. Les auteurs ont soumis 100 articles de biologie computationnelle au système. Soixante-quatorze ont pu être transformés avec succès en agents. Ceux-ci ont généré 599 outils, dont 593 ont passé les tests automatisés de validation. Sur 300 questions issues des tutoriels associés à ces publications, Paper2Agent avec le modèle utilisé dans l'étude atteint une précision moyenne de 91,2 %, contre 80,3 % pour le comparateur disposant directement de l'article et du dépôt informatique.  Ces chiffres ne signifient évidemment pas que la reproductibilité scientifique serait résolue par l'IA. Ils montrent en revanche qu'une partie de la distance séparant la publication d'une méthode de sa réutilisation effective pourrait être considérablement réduite. Et si plusieurs articles pouvaient « travailler » ensemble ? Paper2Agent va encore plus loin. Les chercheurs ont connecté plusieurs articles-agents afin qu'ils puissent mobiliser conjointement leurs méthodes et leurs données. Dans un exemple consacré au psoriasis, des agents issus de plusieurs publications ont combiné des prédictions génomiques avec des données expérimentales sur les lymphocytes T CD4+. Cette analyse a conduit le système à soutenir GPR137 comme gène causal probable au locus étudié, dans un mécanisme dépendant de l'activation cellulaire. Différentes publications deviennent en quelque sorte des briques scientifiques capables d'être interrogées ensemble, tandis que le chercheur reste dans la boucle pour choisir les stratégies et interpréter les résultats. Nous passons alors progressivement d'une bibliothèque composée de documents statiques à un écosystème de connaissances scientifiques potentiellement interactives. C'est une transformation potentiellement majeure de la manière dont circule la connaissance scientifique. Une nouvelle étape pour la reproductibilité scientifique ? C'est aussi là que Paper2Agent rejoint directement la question de la confiance. Pendant longtemps, le lecteur d'une publication scientifique devait essentiellement faire confiance au processus éditorial : les auteurs, les reviewers, la revue et, progressivement, la reproduction des résultats par d'autres équipes. L'ouverture des données et du code a commencé à modifier ce modèle. Paper2Agent pourrait constituer une étape supplémentaire : rendre une partie de la méthode directement interrogeable et exécutable. Les auteurs avancent d'ailleurs une idée particulièrement intéressante : demain, à côté des traditionnelles rubriques Data availability et Code availability, les revues scientifiques pourraient demander une rubrique « Agent availability » indiquant si les travaux publiés peuvent être utilisés sous forme d'agent.  On peut même aller plus loin. La capacité d'une publication à être transformée en agent pourrait devenir indirectement un test de reproductibilité. Dans l'étude, 26 des 100 articles de biologie computationnelle n'ont justement pas pu être transformés avec succès, notamment en raison de code inexécutable, de données ou modèles manquants, de problèmes de dépendances informatiques ou de scripts difficilement généralisables.  L'échec de « l'agentification » devient alors lui-même informatif : il révèle les obstacles empêchant réellement d'autres chercheurs de réutiliser le travail publié. Mais l'IA ne doit pas devenir un nouvel argument d'autorité Il serait toutefois dangereux d'en conclure que l'intelligence artificielle pourrait devenir un arbitre automatique de la vérité scientifique. Ce serait remplacer une confiance aveugle par une autre. Un agent peut reproduire fidèlement une méthode et néanmoins partir d'une hypothèse discutable. Un code parfaitement exécutable ne garantit pas que la question scientifique soit pertinente. Une corrélation statistique ne devient pas une causalité parce qu'elle a été calculée automatiquement. Les auteurs de Paper2Agent sont d'ailleurs explicites : la génération d'hypothèses, le choix des orientations scientifiques et l'interprétation des résultats doivent rester human-in-the-loop. Ils présentent leur système comme un outil d'augmentation de la recherche, non comme une source autonome et autoritaire de conclusions scientifiques.  Cette distinction est fondamentale. L'IA peut exécuter, comparer, rechercher, confronter et accélérer. Mais le chercheur doit continuer à douter. Car le doute méthodique n'est pas une faiblesse de la science. Il en constitue précisément l'une des forces. Une science exécutable n'est pas nécessairement une science vraie. Mais une science que l'on peut davantage vérifier, reproduire et contester est une science qui expose mieux ses preuves. De l'IA qui produit du vraisemblable à l'IA qui aide à vérifier Nous arrivons ainsi à un paradoxe passionnant. L'intelligence artificielle constitue probablement l'un des outils les plus puissants jamais créés pour produire du contenu vraisemblable à grande échelle. Elle peut donc amplifier la désinformation et rendre beaucoup plus difficile la distinction entre connaissance, opinion et manipulation. Mais les mêmes technologies pourraient aussi nous fournir de nouveaux instruments pour remonter aux sources, confronter les données, reproduire les analyses et rendre les méthodes scientifiques plus accessibles. Dans un monde saturé de contenus générés artificiellement, la valeur d'une publication scientifique reposera peut-être de moins en moins sur sa seule capacité à être lue ou citée, et de plus en plus sur notre capacité à remonter aux données, aux méthodes et aux résultats qui la fondent. L'article scientifique de demain ne sera alors peut-être plus seulement quelque chose que nous lisons. Il deviendra quelque chose que nous pouvons interroger, tester, reproduire, confronter et utiliser. À condition de ne jamais oublier une règle essentielle : l'intelligence artificielle peut accélérer la science ; elle ne doit jamais nous dispenser d'exercer notre esprit critique. L'IA peut accélérer la science. Le doute, lui, doit rester humain. David Smadja est professeur d’hématologie à l’AP-HP et à l’Université Paris Cité, responsable de la Commission Santé du Laboratoire de la République. Il est l’auteur de « La République de la prévention » aux éditions LEH. Léa Behr est CEO de RespublicIA et membre de la Commission Santé du Laboratoire de la République. Rendez-vous mardi 27 septembre pour la prochaine note « Les mardis de l’innovation en santé » Retrouvez également cette tribune sur le site du Journal du Net.

28/09 : Conversation éclairée avec David Smadja

par L'équipe du Lab' le 21 septembre 2026
Comment passer d’un système de santé qui soigne à une société qui sait aussi prévenir ? À l’occasion des « Conversations éclairées » du Laboratoire de la République, Brice Couturier et Chloé Morin reçoivent David Smadja, auteur de La République de la prévention, pour penser les grands défis sanitaires de notre temps et les contours d’un nouveau pacte entre prévention, démocratie et solidarité.
Dans le cadre des « Conversations éclairées » du Laboratoire de la République, Brice Couturier & Chloé Morin recevront David Smadja pour un échange autour de son ouvrage « La République de la prévention » publié aux Éditions LEH. En s’appuyant sur son expérience de chercheur, de biologiste hospitalier et d'observateur engagé des mutations du système de santé, David Smadja dresse le constat d'une société bâtie pour soigner, mais pas pour prévenir. En interrogeant la santé mentale des jeunes, les déserts médicaux, la désinformation sanitaire ou encore la révolution de l'intelligence artificielle, il confronte les grands défis sanitaires contemporains à l'absence d'une véritable culture de l'anticipation. Lors de cette rencontre, il décryptera comment un nouveau pacte entre prévention, démocratie et solidarité pourrait transformer notre système de santé, en France et en Europe. L’échange sera suivi d’un moment de convivialité, avec un cocktail et une séance de dédicaces. Informations pratiques :🗓️ Lundi 28 septembre 2026🕖 19h00📍 Maison de l’Amérique latine, 217 boulevard Saint-Germain, 75007 Paris. S'inscrire

Décentraliser : subsidiarité contre vetocratie

par Benjamin Morel le 10 septembre 2026
Comment redonner à l’État comme aux collectivités territoriales une véritable capacité d’action ? Dans cette étude publiée conjointement par le Laboratoire de la République et l’Institut Terram, Benjamin Morel analyse les impasses du modèle français de décentralisation. À l’enchevêtrement des compétences et des responsabilités s’ajoute, selon lui, une multiplication des pouvoirs de blocage qui transforme progressivement notre organisation territoriale en « vetocratie ». Face aux solutions souvent avancées de la différenciation territoriale ou du fédéralisme, l’auteur défend une autre voie : celle de la subsidiarité. Un principe qui ne consiste pas à opposer l’État aux territoires, mais à déterminer, pour chaque politique publique, le niveau le plus à même d’agir efficacement, avec les compétences, les moyens et la responsabilité correspondants.
La crise de l’action publique française ne tient pas seulement au manque de moyens ou aux difficultés politiques. Elle tient aussi à l’organisation même de la décision. Au fil des réformes de décentralisation, les responsabilités se sont enchevêtrées entre État, régions, départements, communes, intercommunalités et opérateurs. Une même politique peut ainsi dépendre de plusieurs niveaux de décision, sans qu’aucun ne dispose véritablement de l’ensemble des leviers nécessaires pour agir. L’étude rappelle que le coût de cet enchevêtrement a été évalué par la mission Ravignon à au moins 6 milliards d’euros par an pour les collectivités et 1,5 milliard pour l’État.  Pour caractériser cette situation, Benjamin Morel mobilise la notion de « vetocratie », forgée par le politiste Francis Fukuyama : un système dans lequel le pouvoir s’exerce moins par la capacité de décider que par celle d’empêcher la décision. Dans l’organisation territoriale française, cette logique prend trois formes principales : le veto de compétence, lorsqu’un échelon peut opposer à un autre les limites de son domaine d’intervention ; le veto de procédure, lorsque toute décision suppose une succession d’accords et de négociations ; et le veto de financement, lorsque celui qui fixe l’objectif n’est pas celui qui dispose ou assume les moyens de sa réalisation.  L’énergie ou la mise en œuvre du « zéro artificialisation nette » illustrent cette difficulté. Plusieurs documents et niveaux de collectivités interviennent successivement, avec pour conséquence de multiplier les possibilités de retard, de contestation ou de dérogation. La responsabilité politique devient alors difficile à identifier : chacun possède une partie de la décision, mais personne n’en répond pleinement.  Face à cette situation, deux réponses sont régulièrement avancées : la différenciation territoriale et le fédéralisme. L’auteur considère pourtant qu’elles risquent d’aggraver le problème. La première transforme la dérogation en mode ordinaire de gouvernement : une politique nationale peut être rediscutée ou adaptée territoire par territoire. Le fédéralisme, de son côté, tend à sanctuariser des blocs de compétences alors même que les grandes politiques contemporaines (transition écologique, logement, énergie, mobilités...) sont par nature transversales. Dans les deux cas, la capacité d’empêcher risque de l’emporter sur la capacité d’agir.  Benjamin Morel propose donc de changer de logique en faisant de la subsidiarité le principe directeur de la décentralisation. Contrairement à la différenciation, qui intervient a posteriori pour déterminer qui peut déroger à une règle, la subsidiarité pose la question en amont : qui doit agir, à quel niveau, avec quels moyens et sous quel contrôle ? Elle consiste à confier la décision au niveau capable de l’exercer utilement et à réserver au niveau supérieur ce qui ne peut être efficacement accompli en dessous. Elle peut donc conduire aussi bien à décentraliser davantage certaines décisions qu’à en faire remonter d’autres.  À partir de ce principe, l’étude dessine une nouvelle architecture territoriale autour de quatre fonctions : initier, coordonner, outiller et trancher. Il s’agirait d’abord de réhabiliter la clause générale de compétence pour les départements et les régions afin de restaurer leur capacité d’initiative. Ensuite, pour chaque grande politique publique, la loi désignerait un chef de file chargé d’organiser la coordination entre les différents acteurs.  Mais la liberté d’agir ne peut être réelle sans moyens. L’auteur propose donc que la loi nationale se concentre davantage sur la définition des objectifs et des garanties d’égalité, tandis que les modalités d’exécution relèveraient davantage du niveau local. Cette autonomie devrait s’accompagner de ressources fiscales, d’une péréquation renforcée et d’un « État ressource », capable d’apporter ingénierie et expertise aux collectivités qui en disposent le moins.  Enfin, la subsidiarité suppose un arbitre. Benjamin Morel propose une clause d’intérêt national supérieur, placée sous le contrôle du juge, permettant à l’État d’intervenir lorsque sont en jeu un engagement européen ou international, la cohérence d’une politique systémique, la garantie d’un droit fondamental ou d’une continuité essentielle, ou encore la prévention d’une rupture grave d’égalité entre les territoires.  L’enjeu dépasse ainsi la seule réforme administrative. Il s’agit de rétablir une chaîne claire entre décision, moyens et responsabilité démocratique. Ni retour à un État décidant de tout, ni fragmentation du pouvoir entre des territoires disposant chacun de leur domaine réservé : l’étude plaide pour une République décentralisée dans laquelle le pouvoir est attribué au niveau pertinent, mais où celui qui décide dispose effectivement des moyens d’agir et peut répondre de ses résultats devant les citoyens. À l’approche de l’élection présidentielle de 2027, cette question devient, pour Benjamin Morel, une condition de l’efficacité démocratique elle-même : un programme politique, aussi ambitieux soit-il, ne peut produire d’effets si la puissance publique n’est plus en mesure de transformer la décision issue des urnes en action. La subsidiarité est ainsi présentée non comme une nouvelle étape quantitative de la décentralisation, mais comme un principe permettant de rendre à nouveau gouvernable la République décentralisée.  Benjamin Morel est constitutionnaliste, docteur en sciences politiques a l'ENS Paris-Saclay et maitre de conférences à l'université Paris Panthéon-Assas. Il dirige le conseil scientifique de la Fondation Res Publica, occupe le poste de secrétaire général du Laboratoire de la Republique et est membre du comité scientifique de l'Institut Terram. Ses recherches se concentrent principalement sur le fonctionnement du Parlement, les dynamiques des collectivités territoriales et les évolutions du système politique français. Étude subsidiarité contre vetocratieTélécharger

Université d’été de Sens 2026 : revivez les débats du samedi !

par L'équipe du Lab' le 8 septembre 2026
Revivez les débats du samedi 29 août tenus lors de la troisième Université d’été du Laboratoire de la République, à Sens, autour de la question « Quel projet de société pour la France au XXIe siècle ? ».
Le samedi 29 août, la dernière journée de l’Université d’été du Laboratoire de la République a donné une place particulière au débat politique. En direct de Sens et sur l’antenne de LCI, deux rencontres ont prolongé les réflexions menées pendant trois jours par responsables politiques, experts, universitaires et acteurs de la société civile autour des défis économiques, sociaux, éducatifs et démocratiques auxquels la France est confrontée.   Sébastien Lecornu et Jean-Michel Blanquer : qu'est-ce qu'être souverain pour la France aujourd'hui ? La première séquence a réuni le Premier ministre Sébastien Lecornu et Jean-Michel Blanquer, président du Laboratoire de la République et ancien ministre de l’Éducation nationale. Présenté par Darius Rochebin, ce grand entretien d’un peu plus d’une heure a été diffusé en direct de Sens dans le cadre de l’Université d’été.   https://www.youtube.com/watch?v=bIrSXhIfLhE François Hollande et Édouard Philippe : France 2027, quelles perspectives ? La seconde séquence a pris la forme d’un face-à-face entre François Hollande, ancien président de la République et député de Corrèze, et Édouard Philippe, ancien Premier ministre, président d’Horizons et maire du Havre. Annoncée autour de la question « France 2027, quelles perspectives ? », la rencontre avait pour vocation de confronter deux visions politiques et deux projets pour le pays, à l’approche de l’élection présidentielle de 2027. Elle a ainsi constitué l’un des temps forts de clôture d’une Université d’été conçue comme un espace de confrontation des idées et d’élaboration de propositions pour la France du XXIe siècle.   https://www.youtube.com/watch?v=x4OOZbc76cM Le discours de clôture de Jean-Michel Blanquer Après trois jours de débats et de rencontres, Jean-Michel Blanquer, président du Laboratoire de la République, a prononcé le discours de clôture de la troisième Université d’été, samedi 29 août à Sens. Des territoires à l’économie, de l’école à la laïcité, de la santé aux institutions, de l’intelligence artificielle à la souveraineté, les différentes séquences de l’Université d’été avaient pour ambition de confronter les diagnostics et de faire émerger des propositions concrètes. Pendant deux jours, responsables politiques, experts, universitaires, élus et acteurs de la société civile ont ainsi été invités à dépasser les constats pour contribuer à l’élaboration d’une vision commune.   Le discours de clôture de Jean-Michel Blanquer s’inscrit dans cette ambition générale et vient refermer une Université d’été placée sous le mot d’ordre « Faire sens ensemble » : créer les conditions du dialogue entre différentes sensibilités républicaines et contribuer à construire une direction commune pour la France à l’approche des échéances de 2027.   https://www.youtube.com/watch?v=f4ZxS3tOdpE Baromètre de la République, économie, immigration : quelles réponses pour la France ? La matinée du samedi 29 août a permis de croiser les regards sur plusieurs des grands défis auxquels la France est confrontée. La matinée s’est ouverte par la présentation du Baromètre de la République 2026, modérée par Maxime Bigot, directeur des études du Laboratoire de la République. Brice Teinturier, directeur général délégué d’Ipsos BVA, et le philosophe Pierre-Henri Tavoillot ont analysé les valeurs auxquelles les Français restent attachés et proposé un décryptage de la situation politique, mettant en lumière les attentes, les préoccupations et les évolutions qui traversent aujourd’hui la société française. https://www.youtube.com/watch?v=Y4KOqjL4IXk Les échanges se sont ensuite concentrés sur les enjeux économiques. Après une intervention de Philippe Aghion, prix Nobel d’économie, consacrée à la politique économique à conduire pour la France en 2027, une table ronde consacrée à la construction d’un nouveau pacte économique a réuni Roland Lescure, Yves Perrier, Emmanuel Combe, Stéphanie Dameron et Philippe Aghion, modérée par Anne de Guigné. https://www.youtube.com/watch?v=bFLe-O0RZCs https://www.youtube.com/watch?v=JJyRaURDT-g La matinée s’est poursuivie autour d’un autre enjeu majeur : « Immigration et intégration : comment refaire Nation ? » Sarah El Haïry, Guillaume Larrivé et Valérie Pécresse ont débattu de cette question sous la modération de Didier Leschi. https://www.youtube.com/watch?v=Ti4JES5cd44 Enfin, Bernard Cazeneuve, ancien Premier ministre, est intervenu sur la question « Quelle coalition pour quelle réconciliation républicaine ? ». https://www.youtube.com/watch?v=-5FfDlyAHP0 Quel projet pour réenchanter la France ? L’après-midi a été marqué par un débat intitulé « Quel projet pour réenchanter la France ? ». Une question destinée à dépasser le seul constat des difficultés du pays pour mettre en discussion les orientations susceptibles de redonner une perspective collective à la France.  Karim Bouamrane, maire de Saint-Ouen-sur-Seine et vice-président du conseil départemental de la Seine-Saint-Denis a débattu avec Natacha Polony, directrice de la revue L’Audace ! et essayiste. https://www.youtube.com/watch?v=f4hB7i9Aka8 Un second débat a réuni Aurore Bergé, ministre de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations et Jérôme Guedj, député de l’Essonne, sous la modération d’Ambre Xerri. https://www.youtube.com/watch?v=ocQLTd9BkNg

Université d’été de Sens 2026 : revivez les débats du jeudi et du vendredi !

par L'équipe du Lab' le 8 septembre 2026
Revivez les débats du vendredi 28 août tenus lors de la troisième Université d’été du Laboratoire de la République, à Sens, autour de la question « Quel projet de société pour la France au XXIe siècle ? ».
Faire Nation aujourd’hui Le jeudi 27 août, l’Université d’été s’est ouverte au Théâtre municipal de Sens par une soirée consacrée à la question de la Nation. La projection du documentaire « Ernest Renan, chantre de la Nation » a servi de point de départ à une réflexion sur ce que signifie « faire Nation » aujourd’hui. Jean-Michel Blanquer, Marika Bret, Brice Couturier, Jean-Michel Djian et Baptiste Touverey ont participé à cette séquence inaugurale, ouvrant trois jours de débats autour de la République, de la cohésion nationale et des transformations de la société française.  https://www.youtube.com/watch?v=LD0cYmKhIak Refonder le contrat territorial Au Théâtre municipal de Sens, ce parcours était consacré à la « refondation du contrat territorial ». Après les discours d’ouverture de Jean-Michel Blanquer et Paul-Antoine de Carville, une première séquence avec Frédéric Dabi et Olivier Girard a interrogé les transformations liées à l’intelligence artificielle. La matinée s’est ensuite concentrée sur l’aménagement du territoire, avec une table ronde autour d’une « DATAR+ », réunissant Clément Beaune, Bruno Bonnell, Éric Hazan et Fabien Verdier, avant une intervention de Benjamin Morel sur la subsidiarité.   https://www.youtube.com/watch?v=TmDdR73QwP8 https://www.youtube.com/watch?v=cTKP9b144uM&t=1s https://www.youtube.com/watch?v=KczLCUaleSI https://www.youtube.com/watch?v=amSTYoYoJsw Les échanges se sont poursuivis sur les nouvelles libertés locales avec François Baroin, Xavier Bertrand, Carole Delga et Hervé Marseille, avant qu’Érik Orsenna n’aborde la place de l’agriculture et de l’eau dans l’aménagement du territoire. https://www.youtube.com/watch?v=JqCKOza4apo https://www.youtube.com/watch?v=WRG8cT1yJcQ L’après-midi a prolongé ces réflexions à travers les enjeux du quotidien : mobilités, logement, infrastructures et transition écologique ont été au cœur d’une table ronde réunissant François Durovray, Franck Leroy, Agnès Pannier-Runacher, Laurianne Rossi et Guillaume Vuilletet.   https://www.youtube.com/watch?v=0Q-K913NmKM Enfin, les débats se sont ouverts aux enjeux internationaux avec les tables rondes « Vers un conseil de défense européen » et « La France face au réarmement du monde », réunissant notamment Eléonore Caroit, Éric Danon, Frédéric Encel, Nathalie Loiseau et Pierre Vimont, suivie de plusieurs cartes blanches. https://www.youtube.com/watch?v=kpOEcv-zkxY https://www.youtube.com/watch?v=8xc6RQH9QIQ https://www.youtube.com/watch?v=oPnq9l9VN78 https://www.youtube.com/watch?v=czH3emT1DCs La soirée a ensuite été consacrée à l’engagement des jeunes avec Yaël Braun-Pivet et trois jeunes engagées, aux finances publiques avec François Baroin et Thierry Breton, puis à la littérature et à la liberté d’expression avec Boualem Sansal et Claudio Galderisi, clôturant un parcours consacré aux conditions politiques, territoriales et économiques permettant de repenser l’action publique.   https://www.youtube.com/watch?v=4rXRdPhy5EQ https://www.youtube.com/watch?v=NSheNeK4nEI https://www.youtube.com/watch?v=8GpOjoBhkrE Les défis existentiels À l’Hôtel de Ville, les échanges ont placé les grands défis sociaux et démographiques au cœur de la réflexion. La matinée s’est ouverte par une table ronde consacrée à « La jeunesse au cœur de la Nation : démographie, territoire et avenir français », réunissant Maud Bregeon, Cyril Cibert, Nathalie Delattre, Alexia Fossaluzza et Jérémie Patrier-Leitus, sous la modération de Pascale d’Artois. Les discussions se sont ensuite tournées vers la protection de l’enfance avec Madiba-Ousmane Guirassy, Juliette Méadel, Charlyne Péculier et Ghislaine Pieux.  https://www.youtube.com/watch?v=Fdb-DyCGOYM https://www.youtube.com/watch?v=wYVuZMH1p-4 L’après-midi a été consacré à la laïcité et à sa place dans la cohésion républicaine. Médéric Chapitaux, Éric Chevée, Pascale d’Artois, Michel Lalande, Frédéric Souillot, Thierry Teboul et Nathalie Wolff ont participé à une table ronde intitulée « La laïcité, pilier du vivre ensemble », prolongée par une intervention de l’ancien Premier ministre Manuel Valls sur le caractère plus que jamais essentiel de la laïcité pour la République.  https://www.youtube.com/watch?v=e-ZErFt4arc https://www.youtube.com/watch?v=xRBKGboqMY4 La réflexion s’est ensuite ouverte sur la dimension maritime et ultramarine de la France. Roland Coutas, Guillaume Sainteny et Thani Mohamed Soilihi, sous la modération de Benjamin Morel, ont échangé autour de la nécessité de « repenser notre destin maritime et ultramarin ». La séquence s’est achevée par une intervention de Stéphane Boujnah, président du directoire d’Euronext, autour d’une question économique et budgétaire : « Redressement choisi ou austérité subie ? ». https://www.youtube.com/watch?v=KzwoDCIqrhM https://www.youtube.com/watch?v=VF-Lp2BTCns Réaffirmer la puissance publique En salle Poterne, les échanges ont d’abord interrogé la capacité de la France à construire et mobiliser ses compétences. Caroline Chanavas, Thibaut Guilluy, Franck Morel, Astrid Panosyan-Bouvet et Frédérique Vidal ont débattu des enjeux de formation, d’emploi et de compétences, sous la modération de Fabienne Arata et Louis-Charles Viossat. La question des retraites a ensuite été abordée sous l’angle du passage « de l’État-providence à l’État-prévoyance », avec Augustin de Romanet, Bertrand Martinot et Camille Renard.  https://www.youtube.com/watch?v=7sbkH9_pFuQ https://www.youtube.com/watch?v=a0Xv13qhd-Q L’après-midi a porté sur la solidité des institutions démocratiques et judiciaires. Un premier panel consacré à la Justice a réuni Béatrice Brugère, Julie Couturier et Luc Gras, avant qu’un second ne s’interroge sur les conditions d’une Ve République modernisée avec Jean-Michel Blanquer, Élisabeth Borne, Benjamin Morel et François Perret. Ces échanges ont permis d’aborder conjointement l’efficacité de la Justice, la confiance dans les institutions et leur adaptation aux transformations de la société.  https://www.youtube.com/watch?v=U3j_QkdSsBA https://www.youtube.com/watch?v=yipXURsqMok La dernière partie de la journée s’est tournée vers la souveraineté technologique. Raphaël Doan, Éric Hazan, Frédéric Masquelier, Sébastien Soriano et Huguette Tiegna ont débattu des conditions d’une souveraineté française et européenne en matière d’intelligence artificielle, sous la modération de Marin de Nebehay. Bertrand Pancher a enfin conclu ce parcours par une intervention intitulée « Comment redémarrer la machine France ? ».  https://www.youtube.com/watch?v=zR1agMh5SF8 https://www.youtube.com/watch?v=pxkYe0V6sMA Retrouver un commun républicain En salle Europe, les tables rondes était consacrées à la recherche d’un « commun républicain ». La matinée s’est ouverte sur l’école, avec Jean-Michel Blanquer, Ilana Cicurel, Marin de Nebehay et Marie-Caroline Missir. Les échanges se sont poursuivis sur le rôle des universités dans la vitalité des territoires, avec Stéphanie Dameron, Catherine Fabre, Olivier Faron et Sylvie Retailleau, avant une table ronde consacrée aux transformations de la culture et de l’audiovisuel à l’heure de l’intelligence artificielle et des plateformes.  https://www.youtube.com/watch?v=URlKZ7-wTqE&t=10s https://www.youtube.com/watch?v=NQ_YzRkZX_0 https://www.youtube.com/watch?v=goeY5cLpnBg L’après-midi a notamment placé la santé publique au centre des débats. Xavier Bertrand, André Lestienne, Camille Renard, Jean-Charles Samuelian, Frédéric Valletoux et Louis-Charles Viossat ont participé à la table ronde « Comment refonder la santé publique ? », modérée par Léa Behr et David Smadja. Une réflexion sur les transformations nécessaires du système de santé et sur les conditions permettant de reconstruire une politique de prévention et de santé publique.  https://www.youtube.com/watch?v=NqZblf-zv5Y Enfin, les débats se sont tournés vers le travail, le pouvoir d’achat et la justice sociale. Patrick Martin et Bernard Spitz ont ouvert la séquence « Produire davantage pour un meilleur pouvoir d’achat et une société plus juste », complétée par une table ronde avec Thibaut Guilluy et Anne Rubinstein. Édouard Tétreau a conclu cette journée par une intervention intitulée « Refaire Nation, ne plus subir ». https://www.youtube.com/watch?v=Px_O5f_HRQw https://www.youtube.com/watch?v=UDXLSJCW8HA https://www.youtube.com/watch?v=IZqv6K4C7Vw

Nos études inédites présentées à Sens

par L'équipe du Lab' le 8 septembre 2026
À l’occasion de son Université d’été 2026 à Sens, le Laboratoire de la République a présenté cinq travaux inédits pour éclairer les transformations politiques, démocratiques et sociales à l’œuvre. Valeurs républicaines, intelligence artificielle et démocratie, décentralisation, neutralité dans l’entreprise et adaptation au changement climatique : ces études et guides proposent à la fois des éléments de diagnostic et des pistes concrètes pour l’action publique.
Présentées dans le cadre de l’Université d’été du Laboratoire de la République, organisée les 27, 28 et 29 août 2026 à Sens, cinq études inédites proposent un éclairage sur les grands enjeux qui traversent le débat public. À l’approche de l’élection présidentielle de 2027, elles portent notamment sur l’adhésion des Français aux valeurs républicaines, les mutations liées à l’intelligence artificielle, les libertés locales, la laïcité et la transition écologique. Le Baromètre de la République 2026 Réalisée par Ipsos bva pour le Laboratoire de la République, la deuxième vague du Baromètre de la République mesure le rapport des Français aux valeurs républicaines et leur perception du climat politique et démocratique à l’approche de 2027. L’étude met en évidence un attachement toujours très fort à la liberté, à l’égalité et à la fraternité, qui contraste avec un jugement beaucoup plus sévère sur leur application concrète. Elle fait également ressortir un climat marqué par le pessimisme et la demande de changement, ainsi qu’un décalage entre les préoccupations économiques et sociales des Français et les sujets qu’ils anticipent au cœur de la campagne présidentielle.  Je découvre le Baromètre de la République 2026 Présidentielle 2027 : les Français face à l’intelligence artificielle Quelle place les Français sont-ils prêts à accorder à l’intelligence artificielle dans une campagne électorale ? L’étude réalisée par l’Ifop pour le Laboratoire de la République montre une forte défiance à l’égard de l’IA lorsqu’elle touche à l’information et au choix politiques, mais aussi une plus grande ouverture à certains usages, notamment chez les jeunes générations. Les Français peuvent envisager l’IA pour comprendre une proposition, comparer des programmes ou vérifier une information, mais refusent très majoritairement qu’elle oriente leur vote. Alors que 86 % craignent que des deepfakes puissent influencer le résultat de la présidentielle, l’étude souligne l’importance de la transparence et de l’identification des contenus générés pendant la campagne.  Je découvre l'étude Présidentielle 2027 : les Français face à l'intelligence artificielle Benjamin Morel : pour une République de la subsidiarité À l’appui d’une étude réalisée en partenariat avec l’Institut Terram, Benjamin Morel, constitutionnaliste et secrétaire général du Laboratoire de la République, propose de repenser la décentralisation à partir de la capacité d’action des pouvoirs publics. Plutôt qu’un nouvel « acte » fondé sur de nouveaux transferts de compétences, il défend une subsidiarité effective : donner à chaque niveau de pouvoir les ressources fiscales, politiques et juridiques nécessaires pour agir et rendre des comptes aux citoyens. Autonomie fiscale, liberté d’initiative locale, pouvoir réglementaire et solidarité entre les territoires constituent les principaux leviers d’une réforme pensée moins comme une réorganisation administrative que comme un enjeu démocratique. Je découvre l'étude Décentraliser : subsidiarité contre vetocratie L’avenir de la Corse : sortir de l’impasse statutaire et reconstruire une réponse républicaine Alors que le projet de loi constitutionnelle relatif à l’autonomie de la Corse ouvre la voie à une évolution majeure de son statut, Benjamin Morel, constitutionnaliste, et Michel Ruimy, économiste, proposent une analyse des conséquences institutionnelles, politiques et économiques d’une telle réforme. Au-delà de la seule question corse, l’étude interroge les principes d’égalité devant la loi et d’indivisibilité de la République, ainsi que les risques liés à l’instauration de mécanismes d’exception territoriale. Face à ce qu’ils considèrent comme une impasse statutaire, les auteurs invitent à reconstruire une réponse républicaine capable de concilier la prise en compte des spécificités de l’île, l’efficacité de l’action publique et le maintien d’un cadre commun. Une contribution au débat constitutionnel qui entend éclairer les choix à venir et leurs conséquences durables pour la Corse comme pour l’ensemble de la République. Je découvre l'étude L'avenir de la Corse Faire vivre la neutralité dans l’entreprise : un guide pratique pour les employeurs, RH, managers et salariés Comment garantir que l’expression des convictions individuelles ne remette pas en cause les règles communes et le bon fonctionnement de l’entreprise ? La Commission République laïque du Laboratoire de la République, sous la plume de Pascale d'Artois et Théo Fouquer, publie un guide pratique consacré à la neutralité dans l’entreprise. Face à des manifestations plus affirmées des convictions sur le lieu de travail, il rappelle que la liberté de chacun doit s’exercer dans le respect du collectif, des nécessités de l’activité et du droit. Destiné aux employeurs, responsables des ressources humaines, managers et salariés, ce guide fournit des repères concrets pour déterminer ce qui peut être accepté, encadré ou interdit. Il précise notamment le rôle du règlement intérieur et les conditions dans lesquelles des restrictions peuvent être mises en place, afin de donner aux acteurs de l’entreprise les moyens de fixer un cadre clair et de le faire respecter. Je découvre le guide Neutralité en entreprise 2026-2032 : un mandat clé pour adapter son territoire aux enjeux environnementaux Face à la multiplication des canicules, aux records de chaleur et aux incendies, l’adaptation des territoires au changement climatique devient un enjeu immédiat de l’action locale. Quelques mois après les élections municipales de mars 2026, la Commission Environnement du Laboratoire de la République, par les voix d'Agnès Pannier-Runacher et Marine de Bazelaire, propose aux nouvelles équipes municipales une méthode, des priorités et des solutions concrètes pour renforcer la résilience de leur territoire. L’objectif : faire de la transition écologique une politique locale pragmatique, capable à la fois de protéger les habitants, d’anticiper les risques et de créer de la valeur pour les communes. Je découvre le guide 2026-2032 : un mandat clé pour adapter son territoire

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