L'empreinte environnementale du numérique fait référence à l'impact écologique de l'utilisation croissante des technologies de l'information et de la communication sur l'environnement. L’obsolescence rapide des équipements, l’utilisation des ressources naturelles, la gestion des déchets électroniques, le recyclage sont des enjeux associés à cette empreinte environnementale. Réduire l'empreinte environnementale du numérique implique la sensibilisation des consommateurs, le développement de technologies plus durables, des pratiques commerciales responsables et des politiques gouvernementales appropriées. Entretien avec Jean-Benoît Besset, Directeur RSE et de la Transition Environnement et Énergie du Groupe Orange, pour nous éclairer sur ces enjeux.
Jean-Benoît Besset, Directeur RSE et de la Transition Environnement et Énergie du Groupe Orange, commence par définir l’empreinte environnementale du numérique, soulignant comment nos activités en ligne, de la navigation sur Internet à l’utilisation des réseaux sociaux, contribuent à cette empreinte souvent invisible.
Il aborde ensuite les principales sources d’émissions de carbone dans le domaine numérique, mettant en lumière l’importance de prendre en compte les centres de données, la fabrication d’appareils électroniques et d’autres éléments essentiels de l’infrastructure numérique.
Le discours se tourne également vers des solutions potentielles pour réduire l’empreinte environnementale du numérique. Il explore des stratégies individuelles et collectives, ainsi que des initiatives technologiques et industrielles visant à rendre le numérique plus durable.
Au cours de son séjour en Chine, Cassandra Arribas, référente de l’antenne Panthéon-Assas du Laboratoire de la République, a eu l’opportunité de rencontrer Marus Gbomagba, juriste engagé dans la cause climatique et auteur du traité AU-China Equitable Transition Treaty (ACETT). À travers cet échange, elle nous livre un éclairage sur les paradoxes de la transition énergétique africaine, entre dépendance persistante et immense potentiel, et sur la manière dont le droit peut devenir un outil de souveraineté et de justice climatique.
L’Afrique incarne l’une des contradictions les plus brutales de l’ère climatique : responsable de moins de 4 % des émissions mondiales de CO₂, elle subit pourtant de plein fouet les impacts du dérèglement, sécheresses, inondations, crises alimentaires. Et pourtant, le continent recèle un potentiel énergétique exceptionnel : solaire, éolien, hydroélectricité, capable non seulement de répondre à ses besoins croissants, mais aussi de contribuer à la décarbonation mondiale. Le paradoxe est criant : plus de 600 millions d’Africains demeurent privés d’accès à l’électricité.
Face à ce dilemme, la coopération internationale est cruciale. La Chine, devenue un investisseur majeur dans les énergies vertes, occupe une place centrale. Mais les modèles actuels, marqués par de profondes asymétries économiques, technologiques et juridiques, posent un risque majeur : celui d’une dépendance accrue qui fragilise la souveraineté énergétique africaine.
C’est dans ce contexte qu’a été mené l’entretien dont est issu le présent article. Tous les propos rapportés ici émanent directement de Marus Gbomagba, juriste visionnaire et architecte du traité AU-China Equitable Transition Treaty (ACETT), qui propose une révolution silencieuse mais décisive : faire du droit le levier d’une coopération énergétique fondée sur la justice climatique et l’autonomie africaine.
Docteur en droit de l’environnement, formé à l’Université de Wuhan, il a consacré sa thèse à une question centrale pour l’avenir du continent : comment transformer la coopération sino-africaine en un moteur de résilience, de souveraineté et de prospérité durable. À travers l’ACETT, il esquisse un cadre inédit, pensé comme une feuille de route pour une coopération Sud-Sud plus transparente, équitable et véritablement bénéfique aux populations. Une vision ambitieuse où la transition énergétique s’inscrit au cœur d’un projet politique et civilisationnel pour l’Afrique.
Entretien_Marus_Gbomagba_Cassandra_Arribas_VFTélécharger
À l’approche des élections municipales de 2026, le climat ne constitue plus un thème parmi d’autres : il devient le cadre dans lequel s’inscrira l’ensemble de l’action locale. Canicules à répétition, inondations, tensions sur l’eau et l’énergie : le dérèglement climatique façonne déjà le quotidien des communes et redéfinit les priorités des exécutifs municipaux. Dans cette neuvième note de notre série consacrée aux municipales, Marine de Bazelaire et Agnès Pannier-Runacher signent un texte de référence pour penser ce tournant, au nom de la commission Environnement-Agriculture du Laboratoire de la République. Elles y proposent une feuille de route opérationnelle pour faire du mandat 2026–2032 un temps d’anticipation stratégique et de transformation durable des territoires.
À l’approche des élections municipales de 2026, une certitude s’impose : le climat structurera l’ensemble des politiques locales du prochain mandat. Canicules, inondations, tensions sur l’eau, pression sur les ressources et les finances publiques placent déjà les communes en première ligne. Le mandat 2026–2032 ne sera pas un mandat ordinaire ; il sera jugé sur la capacité des équipes municipales à anticiper, protéger et transformer leur territoire.
La commission Environnement-Agriculture du Laboratoire de la République défend dans cette note une conviction forte : l’adaptation ne se décrète pas depuis Paris, elle se construit localement. Le maire dispose de leviers déterminants (urbanisme, rénovation des bâtiments publics, mobilités, gestion de l’eau et des déchets, restauration collective...) mais doit les inscrire dans une stratégie cohérente, articulant atténuation et adaptation face à une trajectoire climatique pouvant atteindre +4 °C en France à horizon 2100.
La note propose une méthode claire pour les premiers mois du mandat : établir un diagnostic précis des vulnérabilités, hiérarchiser les priorités, engager rapidement les actions consensuelles, planifier à l’échelle intercommunale et sécuriser des montages financiers adaptés. Elle montre que la transition écologique locale n’est ni un catalogue de mesures ni un mur budgétaire, mais un projet politique structurant, à condition d’être anticipé, piloté et expliqué aux citoyens.
Les autrices Marine de Bazelaire et Agnès Pannier-Runacher, avec la participation de Swann Riché, appellent ainsi les futurs exécutifs municipaux à assumer pleinement leur responsabilité historique : faire du choc climatique non pas une fatalité subie, mais le point de départ d’un projet de territoire résilient, attractif et durable.
Marine de Bazelaire est CEO Regain Nature, ancienne Directrice Capital Naturel du Groupe HSBC.
Agnès Pannier-Runacher est ancienne ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité, de la Forêt et de la Pêche, députée de la 2ème circonscription du Pas-de-Calais.
Avec la participation de Swann Riché, sherpa de la commission Environnement-Agriculture du Laboratoire de la République et étudiant en master 2 de droit international et comparé de l’environnement.
La commission Environnement-Agriculture du Laboratoire de la République tient à remercier Guillaume Sainteny ainsi qu’Éric Hazan, co-fondateur d’Ardabelle Capital, enseignant à HEC et à Sciences Po, expert de l’impact de la technologie et de l’IA sur la société et l’économie, auteur avec Frédéric Salat-Baroux de « Révolution par les territoires » (Éditions de l’Observatoire) et, avec Olivier Sibony, de « Faut-il encore décider ? La décision humaine à l’ère de l’intelligence artificielle » (Flammarion), pour leur contributions à la rédaction de cette note.
Municipales 2026 - Préparer nos communes au choc climatiqueTélécharger
Face à l’accélération des crises climatiques et sanitaires, le système hospitalier est appelé à se transformer en profondeur. À la croisée des enjeux de santé publique et de transition écologique, cette note propose la création d’un label « Hôpital de Santé Environnementale » pour structurer, valoriser et accélérer les démarches de soins durables. Une initiative ambitieuse pour faire de l’hôpital un acteur central de la santé de demain, à la fois plus responsable, plus préventif et mieux ancré dans les réalités territoriales.
La note de David Smadja et Marin de Nebehay met en lumière la nécessité urgente de repenser le rôle de l’hôpital face aux défis environnementaux, désormais reconnus comme des déterminants majeurs de santé. Pollution, dérèglement climatique et expositions multiples influencent directement l’état de santé des populations, tandis que le secteur hospitalier contribue lui-même significativement aux émissions de gaz à effet de serre.
Pour répondre à ce paradoxe, les auteurs s’appuient sur le concept d’exposome, qui permet d’appréhender la santé comme le résultat de l’ensemble des expositions subies tout au long de la vie. Cette approche ouvre la voie à une médecine plus préventive et territorialisée.
La note souligne également que de nombreuses initiatives existent déjà dans les établissements de santé (réduction des examens inutiles, logistique décarbonée, mutualisation des équipements), mais restent dispersées et insuffisamment valorisées.
La création d’un label national « Hôpital de Santé Environnementale » est ainsi proposée pour structurer ces démarches autour d’un référentiel commun : réduction des émissions, pertinence des soins, gestion des déchets, formation, mobilité durable ou encore sobriété numérique. Adaptable aux réalités locales, ce label constituerait un levier d’attractivité et d’innovation pour les établissements.
Enfin, les auteurs plaident pour un financement hybride, inspiré de modèles européens, afin d’accompagner cette transformation sans alourdir les charges hospitalières. Au-delà d’une simple réforme, il s’agit d’inscrire durablement l’hôpital dans une logique de « santé planétaire », conciliant qualité des soins, responsabilité environnementale et justice sociale.
Note Santé environnementaleTélécharger
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