À l’approche de l’élection présidentielle de 2027, quelle place les Français sont-ils prêts à accorder à l’intelligence artificielle dans la campagne électorale ? Une étude Ifop pour le Laboratoire de la République révèle une opinion encore largement méfiante face à son irruption dans le débat démocratique. Si l’IA peut être envisagée comme un outil pour mieux s’informer, comprendre ou vérifier, les Français refusent très majoritairement de lui déléguer leur choix politique et redoutent son potentiel de désinformation et de manipulation. Une défiance particulièrement forte chez les plus âgés, tandis que les jeunes générations se montrent plus réceptives à certains usages. L’enquête a été menée les 16 et 17 juillet 2026 auprès de 1 000 personnes représentatives de la population française adulte.
Présidentielle 2027 : face à l’IA, entre défiance démocratique et nouveaux usages
À l’approche de l’élection présidentielle de 2027, l’utilisation de l’intelligence artificielle dans la campagne suscite une forte défiance chez les Français. Les premières représentations qui lui sont associées relèvent principalement de la crainte, du rejet et de la perte de confiance (35 %), de la désinformation (18 %) et des risques de manipulation démocratique ou d’ingérence (15 %). 40 % des Français considèrent par ailleurs l’IA avant tout comme un risque pour la démocratie, contre 5 % qui y voient une opportunité. La confiance accordée aux informations politiques produites par une IA reste également faible : seuls 19 % des Français déclarent leur faire confiance.
Les Français se montrent toutefois plus ouverts à certains usages pratiques de l’IA. 44 % pourraient l’utiliser pour obtenir des explications sur des propositions politiques complexes, 43 % pour comprendre les conséquences d’une réforme sur leur situation personnelle et 42 % pour détecter une information trompeuse ou vérifier les affirmations des responsables politiques. Cette ouverture ne s’étend pas au choix électoral : si une IA leur recommandait le candidat correspondant le mieux à leurs opinions, 68 % déclarent qu’ils ignoreraient totalement cette recommandation, 29 % qu’ils la prendraient en compte parmi d’autres informations et 3 % seulement qu’ils la suivraient probablement.
L’enquête met également en évidence d’importants écarts générationnels. La confiance dans les informations politiques produites par l’IA atteint 34 % chez les moins de 35 ans, contre 5 % chez les 65 ans et plus. Les plus jeunes se déclarent également davantage disposés à utiliser ces outils pour s’informer ou décrypter des propositions politiques. Cette plus grande réceptivité n’implique cependant pas une adhésion à leur utilisation par les candidats : 65 % des 18-24 ans indiquent qu’ils auraient moins envie de voter pour un candidat déclarant utiliser l’IA dans sa campagne.
Enfin, la question des contenus manipulés constitue le principal point d’inquiétude. 86 % des Français craignent que de fausses vidéos ou de faux enregistrements réalisés grâce à l’IA puissent influencer le résultat de l’élection présidentielle. Dans le même temps, l’utilisation de l’IA par les candidats est davantage acceptée lorsqu’elle est signalée. Ces résultats font de la transparence sur les usages, de l’identification des contenus générés et de la lutte contre les deepfakes des enjeux importants de la campagne présidentielle de 2027.
Synthèse de l'étude
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L'étude en intégralité
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Redécouvrez la présentation de l'étude lors de l'Université d'été 2026 du Laboratoire de la République
https://www.youtube.com/watch?v=cTKP9b144uM
Alors que l’intelligence artificielle – en particulier l’IA générative – s’impose comme l’une des grandes ruptures de notre siècle, une question décisive se pose : quel avenir réserve-t-elle aux jeunes sur le marché du travail ? Si les promesses de gain de productivité et de création de nouveaux métiers abondent, les premiers signaux d’alerte, notamment aux États-Unis, montrent que cette transition pourrait fragiliser les débuts de carrière, en particulier dans les secteurs les plus exposés. Dans cet article, Louis-Charles Viossat, responsable de la commission République sociale, plaide pour une mobilisation collective afin d’anticiper les risques, renforcer la formation et bâtir un véritable pacte pour garantir aux jeunes une place dans un monde du travail transformé par l’IA.
La diffusion de l’intelligence artificielle, en particulier de l’IA générative, constitue sans doute l’un des bouleversements structurels les plus profonds de ce début de XXIe siècle. Si les jeunes générations en sont les principaux utilisateurs au quotidien, elles pourraient aussi en devenir les premières victimes sur le marché du travail. Plusieurs signaux faibles, notamment aux États-Unis, laissent déjà entrevoir cette possibilité. Il est temps d’agir pour éviter qu’elle ne devienne réalité.
Des opportunités nombreuses, mais des signaux d’alerte
Les économistes et les organisations internationales, telles que l’OCDE ou l’OIT, ont jusqu’ici abordé l’impact de l’IA sur l’emploi avec un certain optimisme, tant en termes de volume que de qualité. Le rapport Aghion-Bouverot, remis en 2024, conclut ainsi à « un effet positif de l’IA sur l’emploi dans les entreprises qui l’adoptent ». Selon ses auteurs, l’IA remplace des tâches, non des emplois, et seuls 5 % des postes seraient directement substituables dans un pays comme la France. Ils estiment par ailleurs que l’IA créera de nombreux postes, dans des métiers nouveaux comme dans des secteurs existants. Des ajustements seront nécessaires dans certains domaines, mais l’effet global sur l’emploi national ne serait pas négatif.
L’Organisation internationale du travail, souvent critique à l’égard des transformations de l’emploi, a elle aussi publié des analyses globalement positives, y compris dans les pays du Sud.
Sur le papier, les jeunes, premiers utilisateurs de l’IA, pourraient être les grands bénéficiaires de cette transition. L’IA améliore la productivité des salariés les moins expérimentés, crée de nouveaux usages et, donc, de nouveaux postes naturellement accessibles aux jeunes actifs. Selon une étude récente, 70 % des jeunes Américains de 18 à 25 ans considèrent l’IA générative comme une opportunité pour développer leurs compétences.
Mais cet optimisme est aujourd’hui largement tempéré par l’évolution du marché de l’emploi des jeunes aux États-Unis. La Réserve fédérale de New York a récemment publié un rapport faisant état d’une dégradation notable de la situation des diplômés du supérieur au premier trimestre 2025 : le taux de chômage des jeunes diplômés y approche les 6 %, son plus haut niveau depuis 2021. Même les sortants des meilleurs MBA peinent à trouver un emploi.
Trois explications émergent dans les analyses américaines. La première est conjoncturelle : les marchés de l’emploi dans la tech, le conseil ou la finance n’ont jamais retrouvé leur dynamique d’avant-Covid, ni même celle d’avant la crise financière de 2008. La deuxième est structurelle : depuis 2010, les diplômes universitaires procurent un avantage moindre sur le marché du travail, comme l’a souligné la Réserve fédérale de San Francisco.
La troisième hypothèse, plus préoccupante, met en cause l’effet même de l’IA. Selon un responsable de LinkedIn, les outils de codage assisté remplacent peu à peu les tâches simples qui servaient de tremplin aux jeunes développeurs. Hors secteur tech, les fonctions traditionnellement confiées aux jeunes recrues – rédaction de synthèses, recherches juridiques, saisie et traitement de données – sont elles aussi largement automatisées.
Les premiers secteurs touchés seraient la finance et l’informatique, où les gains de productivité liés à l’IA sont les plus marqués. Dario Amodei, PDG d’Anthropic, estime que la moitié des emplois de début de carrière des cols blancs pourraient disparaître d’ici cinq ans, avec un risque de chômage atteignant 10 à 20 %, notamment dans les fonctions routinières ou standardisées – celles précisément occupées par les jeunes actifs.
Même sans scénario aussi abrupt, les grandes entreprises technologiques – naguère avides de jeunes talents – privilégient désormais les profils expérimentés. Selon Business Insider, les recrutements de jeunes diplômés dans les grands groupes comme Alphabet, Amazon, Apple, Meta, Microsoft, Nvidia ou Tesla auraient chuté de plus de 50 % depuis 2022. Dans les start-up de la Silicon Valley, la baisse atteindrait 30 % depuis 2019.
Certaines directions des ressources humaines inciteraient même leurs équipes à envisager l’option IA avant d’ouvrir un poste. En retour, les jeunes diplômés, anticipant ces mutations, se détournent des carrières autrefois prisées, notamment dans la finance ou la tech. En France, les données précises font défaut, mais l’inquiétude semble elle aussi croître dans les universités et parmi les jeunes diplômés.
Agir pour ne pas subir
Face à ces bouleversements, l’inaction serait une erreur stratégique. Des réponses existent, mais elles supposent une mobilisation rapide et ambitieuse.
Mieux connaître. Il est urgent de mieux suivre l’évolution du marché du travail des jeunes en France. À ce jour, les outils d’analyse ne permettent pas une observation fine, régulière et en temps réel. La mobilisation coordonnée de la statistique publique, en lien avec des acteurs privés comme LinkedIn, les cabinets de recrutement et les DRH, est indispensable.
Former massivement. L’enseignement de l’intelligence artificielle doit être significativement renforcé, dès le secondaire et à l’université. Le rapport Villani de 2018 appelait déjà à tripler le nombre de personnes formées en IA, en féminisant les filières, en créant des cursus croisés (droit-IA, par exemple), et en soutenant des parcours de formation du niveau bac+2 au doctorat. Six ans après, le rapport Aghion-Bouverot réaffirme la nécessité de former, sans délai et à tous niveaux, tant les concepteurs de solutions d’IA que leurs utilisateurs ou les citoyens appelés à vivre dans une société augmentée par l’IA.
Cela implique également de renforcer les formations STEM (sciences, technologies, ingénierie, mathématiques), notamment pour les jeunes les plus vulnérables, afin d’éviter une nouvelle fracture numérique. Parallèlement, les soft skills – communication, collaboration, créativité, résolution de problèmes – doivent être revalorisées dans les parcours éducatifs. Ces compétences, difficilement automatisables, constituent un levier essentiel d’insertion pour les jeunes.
Un pacte pour les jeunes
Les employeurs ont, eux aussi, un rôle crucial à jouer. Les jeunes n’attendent pas un monde sans IA, mais un monde dans lequel ils ont leur place. Les entreprises doivent éviter une automatisation brutale, préserver les débuts de carrière et parier sur le potentiel humain. Dans ce cadre, les partenaires sociaux pourraient engager une négociation interprofessionnelle pour bâtir un pacte en faveur de l’emploi des jeunes. Celui-ci pourrait conjuguer des engagements sur l’orientation, la formation, l’accès au marché du travail, la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC) et les conditions de travail.
La relation entre l’IA et l’emploi des jeunes ne sera pas univoque. Elle produira des gagnants et des perdants, selon les choix politiques, économiques, éducatifs qui seront faits. La révolution est en marche ; son issue, elle, reste à écrire. L’enjeu dépasse la seule sphère technologique. Il est profondément social.
Vendredi 17 janvier, l’antenne du Loiret du Laboratoire de la République, en collaboration avec les Jeunes Européens de France, a accueilli une table ronde passionnante intitulée « Numérique et droits fondamentaux, quel équilibre ? ». Cet événement a réuni un public varié, composé de citoyens engagés et d’étudiants, autour d’un sujet d'actualité : les défis et opportunités des innovations numériques vis-à-vis de nos libertés fondamentales.
Fouad Eddazi, maître de conférence en droit du numérique et des libertés fondamentales, a présenté une analyse juridique approfondie. Il a souligné les tensions entre le développement technologique et la protection des droits fondamentaux, notamment en matière de vie privée et de liberté d’expression. Selon lui, le cadre législatif actuel doit évoluer pour répondre à l'émergence de nouvelles problématiques liées à l’intelligence artificielle et aux données massives.
Patrick Faure-Bignolas, professionnel spécialisé en intelligence artificielle, a apporté une vision pratique et technique. Il a discuté des implications concrètes des algorithmes dans la vie quotidienne, en insistant sur la nécessité d’une régulation équilibrée pour prévenir les dérives tout en encourageant l’innovation.
Les échanges, animés par les organisateurs, ont mis en lumière plusieurs problématiques majeures :
La protection de la vie privée dans un monde hyperconnectéLes intervenants ont discuté des défis liés à la collecte massive de données personnelles et des risques pour la vie privée, particulièrement dans le cadre de l’utilisation des technologies comme les objets connectés et les réseaux sociaux.
Les droits de propriété intellectuelle à l’ère du big dataL’essor des données massives pose des questions inédites sur la manière de protéger les créations intellectuelles tout en garantissant un accès équitable aux innovations numériques.
La régulation de l’intelligence artificielleUn consensus s’est dégagé sur la nécessité d’une régulation adaptée, permettant de prévenir les abus tout en favorisant un développement éthique et responsable des technologies.
Vendredi 17 janvier, l’antenne d’Orléans du Laboratoire de la République et les Jeunes Européens de France ont le plaisir de vous inviter à une à une table ronde sur l'équilibre entre numérique et droits fondamentaux, en présence de Fouad Eddazi et Patrick Faure-Bignolas.
Les avancées technologiques, notamment l’intelligence artificielle, transforment profondément nos sociétés. Si ces innovations offrent des opportunités inédites, elles posent également des questions majeures pour l’avenir de nos droits fondamentaux.
Cette table ronde abordera les défis liés aux innovations numériques et à leurs impacts sur nos libertés fondamentales. Les participants exploreront des problématiques telles que la protection de la vie privée dans un monde hyperconnecté, les droits de propriété intellectuelle face à l’essor des données massives, ainsi que la nécessité d’une régulation équilibrée pour encadrer l’intelligence artificielle.
Pour éclairer ces questions, deux experts interviendront lors de l’événement :
Fouad Eddazi, maître de conférence spécialisé en droit du numérique et des libertés fondamentales, partagera son analyse juridique des enjeux.
Patrick Faure-Bignolas, professionnel reconnu dans le domaine de l’intelligence artificielle, apportera son expertise technique et pratique sur les impacts de ces technologies.
Quand ? Vendredi 17 janvier à 19h00
Où ? CRIJ Centre-Val de Loire, 3, rue de la Cholerie, Orléans
Participation Gratuite et ouverte à tous, sur inscription obligatoire
Cliquez ici pour vous inscrire
Jeudi 23 mai, en exclusivité le Wagon Paris organise la première conversation autour du chapitre dédié au numérique et à l’IA. Jean-Michel Blanquer, Nicolas Marescaux, Marin de Nebehay et Roxana Rugina Friess nous feront l’honneur de leur présence. Vous pourrez poser toutes vos questions à nos intervenant(e)s autour d’un cocktail proposé par la Distillerie de Paris.
Le Laboratoire de la République a récemment fait paraître un ouvrage collectif : "Europe : maîtriser notre avenir. Les voies du renouveau ».
Confronté à une révolution numérique, l’équilibre des puissances mondiales se trouve bouleversé. Nous avons moins de dix ans pour réinventer notre modèle social, économique et politique pour protéger nos citoyens. 10 ans, 10 défis clés à relever pour une reprise en main durable de notre destin à l'ère du numérique.
Pour cette conversation d’exception, nous recevrons Monsieur l'ancien ministre et président du Laboratoire Jean-Michel Blanquer, qui ouvrira la table ronde. Nos invités exceptionnels réunis autour de la table seront :
Marin de Nebehay : Co-rédacteur du chapitre sur le numérique, son domaine d’action porte sur la stratégie et l’influence dans le secteur de la Green Tech. Son regard de publiciste et son expérience dans les affaires publiques permettent une lecture transversale des enjeux numériques actuels. Il plaide pour que le numérique soit conçu comme une révolution politique, avant d’être pensé comme une révolution économique.
Nicolas Marescaux, Directeur adjoint Réponses Besoins Sociétaires et Innovation du groupe MACIF. Membre expert à la Commission Européenne au sein du groupe “European financial data space”, Nicolas apportera une perspective européenne et économique aux échanges.
Roxana Rugina Friess, Secrétaire Générale d'Impact AI, un think & do tank de référence en France qui regroupe 60 grandes entreprises, startups, associations et écoles autour de l'IA éthique. Depuis 5 ans, Roxana coordonne des publications sur la gouvernance de l’IA et pour favoriser l’intégration de pratiques d’IA responsable dans les entreprises.
Quand ? Jeudi 23 avril, à 19h
Où ? Le Wagon Paris
16 villa Gaudelet , 75011 Paris
Participation libre, inscription obligatoire
Pour s'inscrire, cliquez ici
Le 2 mai, le Laboratoire de la République présentera un ouvrage collectif, fruit des travaux des différentes commissions, d’experts et de personnalités. Celui-ci se propose de nourrir les débats en amont du scrutin sur neuf thèmes qui apparaissent fondamentaux pour l’avenir de la France et du projet européen.
À l'approche des élections européennes du 9 juin 2024, il est essentiel de nourrir nos réflexions sur les enjeux qui façonneront l'avenir de la France et du projet européen. C'est avec plaisir que nous vous convions au lancement de notre ouvrage collectif, fruit du travail collaboratif de plusieurs personnalités et auteurs issus des différentes commissions du Laboratoire de la République :
« Europe, maîtriser notre avenir. Les voies du renouveau »
Cet ouvrage aborde neuf thèmes essentiels qui sont au cœur des débats actuels :
1️⃣ Défense européenne
2️⃣ Position de l'Europe sur la scène internationale
3️⃣ Lutte contre les risques de fragmentation des États de l'Union
4️⃣ Pour une Europe offensive face à l’intolérance
5️⃣ Question migratoire
6️⃣ Impact de l'intelligence artificielle sur l'économie
7️⃣ Notre destinée numérique face au développement de l'IA
8️⃣ Renforcement de l'Europe sociale
9️⃣ Changement climatique et ses enjeux globaux et européens
Nous aurons le privilège d'accueillir plusieurs auteurs lors de cet événement, qui sera l'occasion de partager les idées et propositions de cet ouvrage pour un avenir européen maitrisé.
Les auteurs ayant participé à la rédaction (par ordre des chapitres) : Jean-Michel Blanquer, Loïc Finaz, Jean-Francois Cervel, Christian Lequesne, Benjamin Morel, Manuel Valls, Théa Augoula, Fatiha Chikhr Saïdi, Renée Fregosi, Véronique Grandpierre, Nathalie Krikorian-Duronsoy, Michel Lalande, Tarik Yildiz, Didier Leschi, Philippe Aghion, Simon Bunel, Nicolas Marescaux, Marin de Nebehay, Thierry Taboy, Louis-Charles Viossat et Jean-Michel Valantin.
Quand ? Jeudi 2 mai, à 15h30
Où ? Maison de l’Amérique latine
217, Boulevard Saint-Germain, 75007 Paris
Participation libre, inscription obligatoire
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