Auteur : L'équipe du Lab'

Municipales 2026 : 14 contributions pour penser l’avenir de nos communes

par L'équipe du Lab' le 11 mars 2026
À l’occasion des élections municipales de 2026, le Laboratoire de la République a souhaité replacer la commune au cœur de la réflexion sur les grandes transformations du pays. Climat, intelligence artificielle, emploi, éducation, santé, laïcité, démocratie, infrastructures, Europe ou encore défense : autant de défis qui trouvent, sur le territoire, leur traduction la plus concrète. Réunies dans cet ouvrage collectif, ces contributions dessinent une même conviction : loin d’être le simple échelon de proximité de l’action publique, la commune est l’un des lieux où se joue aujourd’hui la capacité de la République à agir, à protéger et à retisser la confiance.
À l’occasion des élections municipales de 2026, le Laboratoire de la République a souhaité engager une réflexion collective sur les grands défis auxquels seront confrontés les maires et les équipes municipales au cours du prochain mandat. Cette démarche réunit les contributions de responsables publics, chercheurs et praticiens membres des commissions du Laboratoire autour d’une conviction commune : les grandes transformations qui traversent notre pays se jouent aussi, et souvent d’abord, à l’échelle locale. Institutions, santé, économie, démocratie, laïcité, éducation, emploi, transition écologique, infrastructures, intelligence artificielle ou encore désinformation : à travers quatorze notes thématiques, le Laboratoire de la République entend éclairer les enjeux des municipales, nourrir le débat public et proposer des pistes d’action concrètes pour les territoires. L’ensemble dessine une réflexion sur la place de la commune dans la République et sur les moyens de redonner aux élus locaux les capacités d’anticiper, d’agir et de rassembler. 1. Le maire, acteur oublié de la santé publique Auteur : David Smadja Si la santé ne relève pas directement des compétences municipales, les maires sont devenus des acteurs incontournables de l’accès aux soins, de la prévention et de la lutte contre les inégalités territoriales de santé. Face à la désertification médicale et aux difficultés croissantes d’accès aux services de santé, cette note interroge les leviers dont disposent les communes pour agir au plus près des besoins de leurs habitants. Accéder à la note 2. Refonder la République par l’autonomie territoriale Auteur : Éric Hazan Face au déclassement des classes moyennes et à la fracture croissante entre les métropoles et les territoires périphériques, Éric Hazan plaide pour une refondation en profondeur du modèle républicain français. Il appelle à une véritable révolution de l’autonomie locale, afin de redonner aux territoires davantage de capacités d’action et de responsabilité. Pour l’auteur, c’est notamment par les territoires que la France pourra renouer avec la prospérité économique et la vitalité démocratique. Accéder à la note 3. Les fonds européens, une opportunité négligée par les communes françaises Auteur : Olivier Costa Dans un contexte de contraintes budgétaires croissantes et de besoins importants d’investissement, Olivier Costa met en lumière une ressource encore insuffisamment mobilisée par les communes françaises : les fonds européens. Ces financements constituent pourtant un levier stratégique pour accompagner les projets locaux et soutenir les transformations des territoires. La note invite ainsi les collectivités à mieux se saisir de cette opportunité européenne. Accéder à la note 4. Vers un renforcement de la démocratie municipale ? Auteur : Alain Laquièze À l’approche du scrutin de 2026, la réforme des modes de scrutin redessine les règles du jeu électoral dans les communes françaises. Alain Laquièze analyse la portée démocratique de ces évolutions législatives et leurs conséquences sur la représentation politique locale. Il interroge plus largement leur capacité à renforcer la démocratie municipale et à contribuer à restaurer la confiance civique. Accéder à la note 5. La confiance dans la démocratie locale en question Autrice : Olivia Leboyer Dans un contexte de défiance généralisée envers les institutions et les responsables politiques, le maire conserve une place singulière dans la relation entre les citoyens et la puissance publique. À partir notamment des données du CEVIPOF et de travaux récents sur la confiance politique, Olivia Leboyer analyse les ressorts de cette proximité. Elle interroge sa solidité face à la transformation des règles électorales et à la montée des attentes adressées aux élus locaux. Accéder à la note 6. La place de la laïcité dans la démocratie locale Auteurs : Commission République laïque du Laboratoire de la République La laïcité constitue un principe républicain dont l’application se joue aussi au quotidien dans les territoires. La commission République laïque défend l’idée que les maires et les élus locaux représentent le « dernier kilomètre » de sa mise en œuvre concrète. La note formule ainsi plusieurs propositions pour mieux inscrire la laïcité dans l’action des futures équipes municipales et l’ancrer durablement dans la démocratie locale. Accéder à la note 7. Les communes et l’emploi : l’heure d’une révolution copernicienne ? Auteur : Louis-Charles Viossat Face à la montée des disparités territoriales et au ralentissement du marché du travail, Louis-Charles Viossat interroge un modèle français de la politique de l’emploi historiquement très centralisé. Il plaide pour un changement d’échelle qui permettrait de mieux tenir compte des réalités économiques et sociales propres à chaque territoire. Au cœur de cette « révolution copernicienne » : faire du bloc communal un acteur central de l’action en faveur de l’emploi. Accéder à la note 8. École, territoires et politiques éducatives locales Auteurs : Commission Éducation du Laboratoire de la République Baisse rapide de la démographie scolaire, tensions autour des fermetures de classes, qualité du périscolaire ou organisation des temps éducatifs : les communes sont confrontées à de profondes mutations en matière d’éducation. La commission Éducation du Laboratoire de la République analyse ces transformations et propose des orientations concrètes pour y répondre. Elle invite à faire de la politique éducative locale un véritable levier stratégique du prochain mandat municipal. Accéder à la note 9. Un mandat décisif pour préparer nos communes au choc climatique Autrices : Agnès Pannier-Runacher et Marine de Bazelaire Canicules à répétition, inondations, tensions sur l’eau et l’énergie : le dérèglement climatique façonne déjà le quotidien des communes et redéfinit les priorités de l’action locale. Marine de Bazelaire et Agnès Pannier-Runacher considèrent que le climat ne peut désormais plus être envisagé comme une politique parmi d’autres. Elles proposent une feuille de route opérationnelle pour faire du mandat 2026-2032 un temps d’anticipation stratégique, d’adaptation et de transformation durable des territoires. Accéder à la note Sur le même sujet, retrouvez également notre guide pratique à destination des élus locaux, « 2026-2032 : un mandat clé pour adapter son territoire aux enjeux environnementaux ». 10. Gouverner les réseaux : un impératif de démocratie locale Auteur : Nicolas Burblis Les réseaux d’eau, d’énergie, de mobilité ou de télécommunications ne sont plus de simples infrastructures techniques. Ils conditionnent directement la résilience des territoires, leur attractivité et la continuité des services essentiels, notamment face aux crises climatiques et aux tensions économiques. Nicolas Burblis défend ainsi une conviction : leur gouvernance constitue désormais un enjeu pleinement politique et un impératif de démocratie locale. Accéder à la note 11. Investir dans l’intelligence artificielle et dans les citoyens Auteur : David Lacombled L’intelligence artificielle s’impose progressivement comme un nouvel outil de l’action publique locale, des services administratifs à la gestion urbaine, en passant par la sécurité et l’information des habitants. Si elle ouvre des perspectives importantes en matière d’efficacité, elle soulève également des questions sociales et démocratiques. David Lacombled plaide donc pour une approche équilibrée : investir dans les technologies, mais surtout dans les citoyens qui devront pouvoir les comprendre, les utiliser et en encadrer les usages. Accéder à la note 12. Désinformation, IA et territoires : la nouvelle vulnérabilité démocratique Auteur : Thierry Taboy À l’ère des réseaux sociaux et de l’intelligence artificielle générative, la désinformation change d’échelle et de nature. Longtemps associées aux grandes campagnes nationales, les manipulations informationnelles touchent désormais également les territoires, où les moyens de veille peuvent être plus limités et les débats publics particulièrement vulnérables. Thierry Taboy analyse cette nouvelle fragilité de la démocratie locale et les risques que fait peser l’IA sur l’intégrité du débat public. Accéder à la note 13. Vers un pacte communal de cohésion et de défense Auteurs : Guy Lavocat, Loïc Hervé et Thomas Gassilloud Face aux crises climatiques, sécuritaires ou informationnelles, la résilience nationale ne se construit pas uniquement au sommet de l’État : elle s’ancre aussi dans les territoires, au plus près des citoyens. Guy Lavocat, Loïc Hervé et Thomas Gassilloud plaident pour un renforcement du rôle des communes dans la préparation aux crises, la cohésion et la défense du pays. Ils proposent ainsi de faire du niveau municipal un véritable pilier de la résilience démocratique et civique. Accéder à la note 14. Conseils municipaux : renouer avec l’engagement citoyen Auteur : Benjamin Morel Alors que la démocratie municipale s’essouffle, entre raréfaction des candidatures, abstention, usure des élus et inégalités d’accès au mandat, un potentiel d’engagement important demeure : près d’un quart des Français se disent prêts à envisager une candidature en 2026. À partir d’une enquête menée auprès de 10 000 Français, Benjamin Morel analyse les principaux obstacles à cet engagement et met en lumière des fractures territoriales, sociales, générationnelles et de genre. Réalisée en partenariat avec l’Institut Terram, l’étude propose cinq axes pour revivifier la démocratie municipale : valoriser le mandat, réduire les barrières à l’engagement, diversifier les formes de participation, recréer un écosystème civique local et rééquilibrer les pouvoirs locaux. Accéder à la note

18/03 : Moyen-Orient : la poudrière. Allons-nous vers un basculement historique ?

par L'équipe du Lab' le 10 mars 2026
Face aux bouleversements qui traversent aujourd’hui le Moyen-Orient, les démocraties occidentales doivent repenser leurs grilles de lecture et leurs stratégies. Pour éclairer ces transformations et analyser les recompositions en cours, le Laboratoire de la République organise une conférence exceptionnelle réunissant Éric Danon, Frédéric Encel et Brice Couturier. Un échange pour comprendre les dynamiques géopolitiques, diplomatiques et historiques qui redessinent la région et interrogent l’avenir de l’ordre international, le 18 mars à 19h15, à la Maison de l’Amérique latine.
Alors que les équilibres géopolitiques au Moyen-Orient vacillent, cette rencontre réunira trois regards complémentaires pour analyser les mutations en cours. Le Laboratoire de la République reçoit Éric Danon, diplomate et ancien ambassadeur de France en Israël, Frédéric Encel, essayiste et géopolitologue spécialisé du Moyen-Orient, et Brice Couturier, journaliste et éditorialiste. La rencontre sera animée par Rachel Grosheitsch, responsable du développement territorial du Laboratoire de la République. À travers leurs analyses diplomatique, stratégique et historique, les intervenants reviendront sur les recompositions régionales à l’œuvre. Entre la possible chute du régime iranien et la transformation rapide des rapports de force, sommes-nous les témoins de la fin d’un cycle ouvert par la révolution iranienne de 1979 ? La conférence décryptera les logiques de puissance à l’œuvre dans la région et les marges de manœuvre des démocraties face aux recompositions en cours. Quand ? Mercredi 18 mars, 19h15 Où ? Maison de l’Amérique latine, 217 boulevard Saint-Germain, Paris 7e S'inscrire

Roberto Saviano à Assas : la démocratie face au crime organisé

par L'équipe du Lab' le 27 février 2026
Invité à l’Université Panthéon-Assas, l’écrivain et journaliste italien Roberto Saviano a livré une réflexion puissante sur les mutations du crime organisé et les vulnérabilités contemporaines des démocraties. Lors de cette conférence consacrée aux rapports entre mafias et institutions, organisée notamment avec le Laboratoire de la République, il a appelé à défendre l’indépendance de la justice et à repenser les instruments politiques face à des organisations criminelles désormais pleinement intégrées à la mondialisation économique.
Invité à l’Université Panthéon-Assas, l’écrivain et journaliste italien Roberto Saviano a donné une conférence exceptionnelle intitulée La démocratie face au crime organisé. Organisée en partenariat avec le Laboratoire de la République, Italia France Future et Assas Perspectives, la rencontre a été co-modérée par Francesco Martucci et Jean-Michel Blanquer. Devant un amphithéâtre comble, Roberto Saviano a livré une analyse dense et engagée des mutations contemporaines du crime organisé et de leurs effets sur les institutions démocratiques en Europe et à l’échelle internationale. Une parole forgée par l’expérience Né à Naples en 1979, auteur de Gomorra, enquête majeure sur la Camorra napolitaine, Roberto Saviano vit depuis près de vingt ans sous protection policière permanente en raison des menaces qui pèsent sur lui. Cette situation singulière confère à son intervention une force particulière : son analyse du phénomène mafieux est à la fois intellectuelle et existentielle. Revenant sur son dernier ouvrage consacré au juge Giovanni Falcone, assassiné en 1992, il a rappelé combien la lutte contre les mafias se joue d’abord sur le terrain économique et financier. Falcone, a-t-il souligné, avait compris que l’arme décisive résidait dans la traque des flux et des patrimoines plutôt que dans la seule répression pénale. L’indépendance de la justice comme ligne de front Une part importante de la conférence a été consacrée à la comparaison entre les systèmes judiciaires italien et français. Roberto Saviano a insisté sur l’indépendance institutionnelle de la magistrature italienne, qu’il considère comme un rempart essentiel face aux pressions politiques et criminelles. À ses yeux, toute fragilisation du parquet ouvre un espace aux organisations mafieuses, dont la stratégie première consiste à neutraliser les contre-pouvoirs. Au-delà des différences juridiques, il a défendu une idée simple : sans magistrature indépendante, il n’y a pas de démocratie capable de résister durablement aux logiques de corruption. Des mafias transformées, plus diffuses, plus intégrées Roberto Saviano a ensuite décrit la profonde mutation des organisations criminelles. Moins enclines à la violence spectaculaire, celles-ci privilégient désormais l’infiltration économique, la corruption administrative et la délégitimation progressive des institutions. L’objectif n’est plus d’affronter l’État, mais de le contourner, voire de le rendre superflu. Il a évoqué les pratiques d’achat de votes, la personnalisation extrême des promesses politiques et la réduction du débat public à une logique transactionnelle. Les mafias, selon lui, prospèrent là où la confiance collective s’effondre et où la politique se réduit à la gestion d’intérêts particuliers. La conférence a enfin mis en lumière la dimension internationale du crime organisé : circulation des capitaux, zones grises fiscales, affaiblissement des États fragiles. Roberto Saviano a souligné que les mafias exploitent les failles de la mondialisation économique avec une agilité que les démocraties peinent à égaler. Il a également mis en garde contre certaines politiques de sanctions ou de fermeture brutale des marchés, susceptibles de renforcer paradoxalement les réseaux criminels les plus structurés. Défendre la démocratie par la lucidité En conclusion, Roberto Saviano a posé une question centrale : les démocraties européennes disposent-elles encore des instruments intellectuels et institutionnels pour faire face au crime organisé ? Sa réponse tient en un appel à la lucidité : comprendre les mécanismes financiers, défendre l’indépendance de la justice et réhabiliter une ambition réformiste capable de retisser la confiance collective. Plus qu’un diagnostic, son intervention aura constitué une invitation à penser la démocratie non comme un acquis, mais comme un équilibre fragile, à défendre face à des organisations criminelles devenues expertes dans l’art d’en exploiter les failles. https://youtu.be/OsqRjgKX60M

Retour sur la Conversation éclairée : Servane Mouton et Laure Miller

par L'équipe du Lab' le 13 février 2026
Le 10 février à 19h, le Laboratoire de la République organisait une nouvelle Conversation éclairée consacrée à une question devenue centrale dans le débat public : l’impact des écrans sur les enfants et les adolescents. Une rencontre nourrie, à la croisée des enjeux sanitaires, éducatifs et démocratiques.
Des regards croisés pour éclairer un enjeu de société Pour analyser les effets du numérique sur les plus jeunes, cette Conversation éclairée réunissait Serge Lameyton, médecin, neurologue et neurophysiologiste, ainsi que Laure Miller, députée de la Marne et auteure d’une proposition de loi visant à mieux protéger les mineurs face aux réseaux sociaux. Les échanges étaient animés par Chloé Morin et Brice Couturier. Une première victoire législative, mais des limites persistantes Les intervenants sont revenus sur l’interdiction du téléphone portable au collège, instaurée en 2018. Cette mesure fait aujourd’hui consensus : elle constitue une avancée majeure, désormais appliquée dans la grande majorité des établissements.Pour autant, le constat est partagé : le problème ne s’arrête pas aux portes du collège. Une extension de cette interdiction au lycée a été évoquée, au regard des risques sanitaires et cognitifs toujours présents à l’adolescence. Dans cette continuité, une nouvelle proposition de loi, votée en première lecture à l’Assemblée nationale, ambitionne de fixer un cadre plus protecteur. Elle recommande l’absence de smartphone avant 13 ans et l’interdiction des réseaux sociaux avant 15 ans, en s’inspirant notamment du modèle australien. Des effets sanitaires désormais incontestables Les données scientifiques présentées lors de la discussion confirment l’ampleur des risques. Sur le plan physique, l’exposition prolongée aux écrans entraîne des troubles du sommeil liés à la lumière bleue, un risque accru de myopieet une sédentarité préoccupante, facteur de surpoids, de diabète et de maladies cardiovasculaires. Sur le plan cognitif et psychologique, les effets sont tout aussi alarmants : troubles de l’attention, retards de langage chez les enfants de moins de trois ans, et augmentation de 4 % du risque de syndrome dépressif liée à l’usage des réseaux sociaux. Les performances scolaires se dégradent nettement au-delà de deux heures d’écran par jour. Plateformes numériques : une responsabilité structurelle Au cœur des échanges, la question du modèle économique des plateformes. Celles-ci reposent sur des techniques issues de la captologie, conçues pour capter l’attention et créer de l’addiction. Les algorithmes de recommandation enferment les utilisateurs dans des contenus toujours plus polarisants, souvent fondés sur les émotions négatives. Résultat : les jeunes passent en moyenne quatre à cinq heures par jour devant les écrans. Une exposition qui accentue également les inégalités sociales, les enfants issus de familles moins informées ou moins disponibles étant davantage livrés à eux-mêmes face au numérique. Un paradoxe éducatif de plus en plus visible Les échanges ont mis en lumière un paradoxe frappant : une hyperprotection des enfants dans l’espace physique, contrastant avec une forme de laisser-faire dans l’univers numérique. Cette contradiction se retrouve aussi à l’école, entre discours de prévention et usages pédagogiques du numérique parfois peu encadrés. Réguler : une nécessité qui divise Pour les défenseurs de la régulation, une règle collective est indispensable face à la puissance des plateformes, afin de dénormaliser des usages nocifs et de protéger la santé publique. La comparaison avec l’interdiction de fumer dans les lieux publics a été régulièrement invoquée. Les objections portent principalement sur le risque de contournement, la liberté individuelle et la responsabilité parentale, avec un clivage politique marqué : une partie de la gauche se montre réservée, à l’exception notable des socialistes. Des pistes concrètes pour agir Plusieurs recommandations pratiques ont émergé : Moins de 6 ans : aucun écran 6 à 13 ans : pas de smartphone personnel 13 à 15 ans : smartphone sans réseaux sociaux À partir de 15 ans : accès à des réseaux sociaux dits « éthiques » À cela s’ajoutent des mesures structurelles : vérification obligatoire de l’âge, contrôle parental facilité, interdiction du scrolling infini, création d’un Conseil national d’éducation aux médias, et une éducation numérique pensée de la crèche à l’EHPAD. Des témoignages révélateurs La Conversation éclairée a également été marquée par des témoignages forts : une institutrice racontant voir des parents récupérer leurs enfants écouteurs aux oreilles, des élèves de CM1 capables de citer de nombreuses activités sans écran, ou encore ce collégien inquiet : « Que vais-je faire sans réseaux sociaux ? »Un témoignage familial a particulièrement résonné : « Mon frère ne joue plus avec moi depuis qu’il a un téléphone. » Une responsabilité collective à construire En conclusion, les intervenants ont insisté sur la nécessité d’une action coordonnée, combinant cadre légal, éducation, régulation des plateformes et responsabilisation collective des parents, de l’école et de la société. Une réflexion appelée à se poursuivre lors de la prochaine université d’été du Laboratoire de la République, les 28 et 29 août prochains. Retrouvez l'intégralité de la Conversation éclairée sur Youtube 👉 https://youtu.be/PhE-vRrTxEc

19/02 : Rencontre avec Boualem Sansal autour de son œuvre

par L'équipe du Lab' le 5 février 2026
À l’occasion de la parution de l’ouvrage collectif Il était une fois Boualem Sansal (éditions Frantz Fanon), Boualem Sansal sera l’invité d’une soirée de rencontre et d’échanges consacrée à son œuvre, à son parcours et aux grandes questions qui traversent ses écrits. L’événement se tiendra à la Maison de l’Amérique latine, le jeudi 19 février à 19h.
À l’occasion de la parution de l’ouvrage collectif Il était une fois Boualem Sansal, dirigé par Kamel Bencheikh et publié aux éditions Frantz Fanon, cette soirée propose une rencontre exceptionnelle avec l’écrivain Boualem Sansal. Figure majeure de la littérature contemporaine, Boualem Sansal reviendra sur son parcours intellectuel et littéraire, ainsi que sur les grandes thématiques qui traversent son œuvre : liberté de pensée, mémoire, autoritarisme, identité et responsabilité de l’écrivain. La discussion prendra la forme d’un dialogue ouvert, propice à l’échange et à la réflexion critique. Entrée gratuite, inscription obligatoire sur le lien suivant : Inscription. En raison du nombre de places limité, nous vous demandons de bien vouloir nous informer si, après vous être inscrit, vous ne pouvez être présent. Quand ? Jeudi 19 février, 19h Où ? Maison de l’Amérique latine, 217 boulevard Saint-Germain, 75007 Paris

10/02 : Conversations éclairées Écrans, un désastre sanitaire

par L'équipe du Lab' le 5 février 2026
Brice Couturier et Chloé Morin recevront Servane Mouton, neurologue et auteure de Écrans, un désastre sanitaire, ainsi que Laure Miller, députée de la Marne, pour une conversation consacrée aux risques liés à l’exposition des mineurs aux écrans et aux réseaux sociaux. La soirée aura lieu à la Maison de l’Amérique latine, le mardi 10 février, à 19h.
À l’heure où l’exposition des mineurs aux écrans et aux réseaux sociaux suscite une inquiétude croissante, le Laboratoire de la République propose d’éclairer les risques sanitaires, cognitifs et psychologiques liés aux usages numériques des plus jeunes. Servane Mouton, neurologue, co-présidente de la commission sur l’impact de l’exposition des jeunes aux écrans et autrice de Écrans, un désastre sanitaire, analysera les effets d’une exposition excessive aux écrans et alertera sur ses conséquences à long terme. Cette conversation sera également l’occasion d’un échange avec Laure Miller, députée de la Marne, rapporteure de la commission d’enquête sur les effets psychologiques de TikTok sur les mineurs et de la proposition de loi Protéger les mineurs des risques auxquels les expose l’utilisation des réseaux sociaux. Ensemble, elles aborderont les réponses politiques et législatives à apporter face à ces nouveaux défis. La rencontre sera animée par Brice Couturier et Chloé Morin. Entrée gratuite, inscription obligatoire sur le lien suivant : Inscription. En raison du nombre de places limité, nous vous demandons de bien vouloir nous informer si, après vous être inscrit, vous ne pouvez être présent. Échanges suivis d’un temps de discussion avec le public Quand ? Mardi 10 février, 19h00 Où ? Maison de l’Amérique latine, 217 boulevard Saint-Germain, 75007 Paris

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