Événements

Université d’été de Sens 2026 : revivez les débats !

par L'équipe du Lab' le 30 août 2026
À l’occasion de la troisième Université d’été du Laboratoire de la République, organisée à Sens du 27 au 29 août 2026 autour de la question « Quel projet de société pour la France au XXIe siècle ? », Le Laboratoire de la République organise en partenariat avec LCI deux séquences politiques exceptionnelles. Animés par Darius Rochebin, ces rendez-vous ont réuni d’abord le Premier ministre Sébastien Lecornu et Jean-Michel Blanquer, puis François Hollande et Édouard Philippe. Deux échanges pour confronter diagnostics, priorités et visions de l’avenir de la France, dans la perspective des grandes échéances politiques à venir.

Deux débats LCI–Laboratoire de la République au cœur de l’Université d’été

Le samedi 29 août, la dernière journée de l’Université d’été du Laboratoire de la République a donné une place particulière au débat politique. En direct de Sens et sur l’antenne de LCI, deux rencontres ont prolongé les réflexions menées pendant trois jours par responsables politiques, experts, universitaires et acteurs de la société civile autour des défis économiques, sociaux, éducatifs et démocratiques auxquels la France est confrontée.  

Sébastien Lecornu et Jean-Michel Blanquer : qu’est-ce qu’être souverain pour la France aujourd’hui ?

La première séquence a réuni le Premier ministre Sébastien Lecornu et Jean-Michel Blanquer, président du Laboratoire de la République et ancien ministre de l’Éducation nationale. Présenté par Darius Rochebin, ce grand entretien d’un peu plus d’une heure a été diffusé en direct de Sens dans le cadre de l’Université d’été.  

⁠Revoir l’échange entre Sébastien Lecornu et Jean-Michel Blanquer

François Hollande et Édouard Philippe : France 2027, quelles perspectives ?

La seconde séquence a pris la forme d’un face-à-face entre François Hollande, ancien président de la République et député de Corrèze, et Édouard Philippe, ancien Premier ministre, président d’Horizons et maire du Havre.

Annoncée autour de la question « France 2027, quelles perspectives ? », la rencontre avait pour vocation de confronter deux visions politiques et deux projets pour le pays, à l’approche de l’élection présidentielle de 2027. Elle a ainsi constitué l’un des temps forts de clôture d’une Université d’été conçue comme un espace de confrontation des idées et d’élaboration de propositions pour la France du XXIe siècle.  

⁠Revoir le débat entre François Hollande et Édouard Philippe

Baromètre de la République, économie, immigration : quelles réponses pour la France ?

La matinée du samedi 29 août a permis de croiser les regards sur plusieurs des grands défis auxquels la France est confrontée. La matinée s’est ouverte par la présentation du Baromètre de la République 2026, modérée par Maxime Bigot, directeur des études du Laboratoire de la République. Brice Teinturier, directeur général délégué d’Ipsos BVA, et le philosophe Pierre-Henri Tavoillot ont analysé les valeurs auxquelles les Français restent attachés et proposé un décryptage de la situation politique, mettant en lumière les attentes, les préoccupations et les évolutions qui traversent aujourd’hui la société française.

Les échanges se sont ensuite concentrés sur les enjeux économiques. Après une intervention de Philippe Aghion, prix Nobel d’économie, consacrée à la politique économique à conduire pour la France en 2027, une table ronde consacrée à la construction d’un nouveau pacte économique a réuni Roland Lescure, Yves Perrier, Emmanuel Combe, Stéphanie Dameron et Philippe Aghion, modérée par Anne de Guigné. La matinée s’est poursuivie autour d’un autre enjeu majeur : « Immigration et intégration : comment refaire Nation ? » Sarah El Haïry, Guillaume Larrivé et Valérie Pécresse ont débattu de cette question sous la modération de Didier Leschi. Enfin, Bernard Cazeneuve, ancien Premier ministre, est intervenu sur la question « Quelle coalition pour quelle réconciliation républicaine ? ».

Quel projet pour réenchanter la France ?

Au-delà des deux rendez-vous organisés en partenariat avec LCI, l’après-midi a été marqué par un débat intitulé « Quel projet pour réenchanter la France ? ». Une question destinée à dépasser le seul constat des difficultés du pays pour mettre en discussion les orientations susceptibles de redonner une perspective collective à la France. 

Karim Bouamrane, maire de Saint-Ouen-sur-Seine et vice-président du conseil départemental de la Seine-Saint-Denis a débattu avec Natacha Polony, directrice de la revue L’Audace ! et essayiste. Un second débat a réuni Aurore Bergé, ministre de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations et Jérôme Guedj, député de l’Essonne, sous la modération d’Ambre Xerri.  

Refonder le contrat territorial

Au Théâtre municipal de Sens, la journée du vendredi 28 août était placée sous le signe de la refondation du contrat territorial. Après les discours d’ouverture de Jean-Michel Blanquer, président du Laboratoire de la République, et de Paul-Antoine de Carville, maire de Sens et président de l’Agglomération du Grand Sénonais, une première séquence consacrée à l’intelligence artificielle a ouvert les réflexions sur les grandes transformations à venir, avec Frédéric Dabi et Olivier Girard. 

La matinée s’est ensuite concentrée sur l’organisation territoriale de la France et la nécessité de repenser les rapports entre l’État et les territoires. La table ronde « Vers une DATAR+ : repenser l’aménagement du territoire » a réuni Clément Beaune, Bruno Bonnell, Éric Hazan et Fabien Verdier, sous la modération de Nicolas Burblis et Laurianne Rossi. Elle a été suivie d’une intervention de Benjamin Morel sur la « République de la subsidiarité », avant un débat consacré aux nouvelles libertés locales avec François Baroin, Xavier Bertrand, Carole Delga et Hervé Marseille. Ces échanges ont placé au centre des discussions la décentralisation, la capacité d’action des collectivités et la recherche d’un nouvel équilibre territorial.  

La matinée s’est achevée avec l’écrivain et académicien Érik Orsenna, autour de la place de l’agriculture et de l’eau dans l’aménagement du territoire.

L’après-midi a élargi cette réflexion aux conditions concrètes de la vie quotidienne. La table ronde modérée par Marin de Nebehay « Mieux vivre, mieux se déplacer, mieux habiter : le défi écologique du quotidien » a réuni François Durovray, Franck Leroy, Agnès Pannier-Runacher, Laurianne Rossi et Guillaume Vuilletet. Mobilités, logement, infrastructures et transition écologique ont ainsi été abordés à partir de leur traduction concrète dans la vie des Français et dans l’action des territoires. 

La journée s’est poursuivie avec une séquence géopolitique consacrée à « La France face au réarmement du monde », modérée par Christian Lequesne et Jean-François Cervel. Eléonore Caroit, Éric Danon, Frédéric Encel, Pierre Heilbronn, Nathalie Loiseau et Pierre Vimont ont confronté leurs analyses sur les bouleversements de l’ordre international et la place que la France et l’Europe doivent y tenir. Plusieurs cartes blanches données à Florian Bachelier, Fahimeh Robiolle, Patrice Franceschi et Hélé Béji ont prolongé la réflexion.

Une table ronde fut ensuite consacrée à « L’engagement des jeunes » et a réuni Yaël Braun-Pivet, présidente de l’Assemblée nationale, Giulia Acha Miljkovic, conseillère municipale de Kingersheim, Alexia Fossaluzza, présidente d’Ambitions Républicaines, les Jeunes du Laboratoire de la République, et Charlyne Péculier, directrice générale de l’association Un abri qui sauve des vies et première adjointe au maire de Cesson. Une séquence consacrée aux nouvelles formes d’engagement et à la place que les jeunes générations peuvent prendre dans la vie civique et politique. 

La réflexion s’est poursuivie sur le terrain économique avec François Baroin, maire de Troyes et ancien ministre, et Thierry Breton, ancien commissaire européen et ancien ministre. Modéré par Emmanuel Combe, leur échange, intitulé « Rétablir les comptes publics pour mieux investir », a placé au cœur du débat l’articulation entre maîtrise des finances publiques et capacité de la France à préparer l’avenir. 

Enfin, la soirée s’est conclue par une rencontre consacrée à « Littérature et liberté d’expression », réunissant Boualem Sansal, écrivain élu à l’Académie française, et Claudio Galderisi, président du Conseil scientifique du Laboratoire de la République et président de l’Assemblée générale de l’Institut français d’islamologie, sous la modération de Rachel Binhas.

Le discours de clôture de Jean-Michel Blanquer

Après trois jours de débats et de rencontres, Jean-Michel Blanquer, président du Laboratoire de la République, a prononcé le discours de clôture de la troisième Université d’été, samedi 29 août à Sens.

Des territoires à l’économie, de l’école à la laïcité, de la santé aux institutions, de l’intelligence artificielle à la souveraineté, les différentes séquences de l’Université d’été avaient pour ambition de confronter les diagnostics et de faire émerger des propositions concrètes. Pendant deux jours, responsables politiques, experts, universitaires, élus et acteurs de la société civile ont ainsi été invités à dépasser les constats pour contribuer à l’élaboration d’une vision commune.  

Le discours de clôture de Jean-Michel Blanquer s’inscrit dans cette ambition générale et vient refermer une Université d’été placée sous le mot d’ordre « Faire sens ensemble » : créer les conditions du dialogue entre différentes sensibilités républicaines et contribuer à construire une direction commune pour la France à l’approche des échéances de 2027.  

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