À Sens, les 27, 28 et 29 août, le Laboratoire de la République organise sa troisième Université d’été. À quelques semaines de ce rendez-vous structurant de la rentrée politique et intellectuelle, découvrez le programme de ces journées conçues pour confronter les visions et faire émerger des propositions concrètes au service d’un projet républicain.
Programme de l'Université d'été
Le programme ci-dessous a été mis à jour le 27 août 2026. Il est communiqué à titre indicatif et demeure susceptible d’évoluer d’ici à l’Université d’été.
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Informations pratiques
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À Sens, les 27, 28 et 29 août, le Laboratoire de la République organise sa troisième Université d’été. Un rendez-vous structurant de la rentrée politique et intellectuelle, conçu pour confronter les visions et faire émerger des propositions concrètes au service d’un projet républicain.
Université d'été 3ème édition
Faire sens ensemble
Rendez-vous les 27, 28 et 29 août à Sens !
Du 27 au 29 août 2026, le Laboratoire de la République vous donne rendez-vous à Sens, dans l’Yonne. Cette troisième édition s’ouvrira le 27 août en soirée par une projection-débat, avant deux journées d'échanges et de réflexion, les 28 et 29 août, autour d’une question fondamentale :
« Quel projet de société pour la France au 21ème siècle ? »
À quelques mois d'échéances politiques décisives pour notre pays, cette Université d'été sera l'occasion de prendre du recul sur les transformations en cours et de réfléchir collectivement aux réponses à apporter aux défis économiques, sociaux, éducatifs, démocratiques et environnementaux qui se présentent à la France.
Durant deux jours, responsables politiques, experts, universitaires, acteurs de la société civile, élus locaux et citoyens engagés se retrouveront pour confronter leurs analyses, partager leurs expériences et nourrir le débat public. Car face à la complexité de notre époque et au risque de fragmentation, la confrontation des idées ne suffit plus : il nous faut bâtir une vision commune. C’est tout l’enjeu de cette édition : "Faire sens ensemble" pour redonner une direction claire et partagée à notre avenir collectif.
Au programme :- Une soirée d'ouverture dès le 27 août au soir placée sous le signe de la culture- Tables rondes et débats avec des personnalités issues du monde politique, intellectuel, économique et associatif- Échanges et rencontres conviviales avec les membres et partenaires du Laboratoire- Village républicain : salon du livre et dédicaces, stands d'associations partenaires
Informations pratiques :📅 Vendredi 28 et samedi 29 août 2026 (avec soirée d'ouverture le jeudi 27 août à 20h30)📍 Sens (Yonne)⚠️ Inscription obligatoire - COMPLET
Programme de l'Université d'été
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Le guide du participant de l'Université d'été
Retrouvez dans ce guide toutes les informations pratiques pour préparer au mieux votre venue à la troisième Université d’été du Laboratoire de la République à Sens. Déplacements vers/depuis Sens, horaires des navettes pour vous déplacer à Sens, restauration, salon du livre et village républicain... Tout y est réuni pour vous accompagner tout au long de l’événement.
Le programme ci-dessous a été mis à jour le 27 août 2026.Il est communiqué à titre indicatif et demeure susceptible d’évoluer d’ici à l’Université d’été.
Guide du participant - 27 aoûtTélécharger
Où aura lieu l'Université d'été ? Se déplacer à Sens
Le jeudi 27 et le vendredi 28 août, les tables rondes auront lieu dans les salles suivantes :
Théâtre de Sens (n°1 sur la carte) : 21 Boulevard des Garibaldi, 89100 Sens
Hôtel de Ville de Sens (n°2 sur la carte) : 100 rue de la République, 89100 Sens
Salle Poterne (n°3 sur la carte) : 21 boulevard du 14 juillet, 89100 Sens
Salle Europe (n°4 sur la carte) : 14 boulevard du 14 juillet, 89100 Sens
La répartition des tables rondes dans les quatre salles est précisée dans le programme. Les salles Théâtre, Hôtel de Ville, Poterne et Europe sont situées à proximité les unes des autres et sont facilement accessibles à pied via la rue de la République et le boulevard du 14 Juillet.
Le samedi 29 août, toutes les tables rondes auront lieu à la Salle des fêtes de Sens (n°5 sur la carte), 58 rue René Binet, 89100 Sens.
Des navettes gratuites seront mises à disposition pendant toute la durée de l’événement afin de faciliter vos déplacements entre :
La gare de Sens (avec des rotations adaptées aux principaux trains en provenance et à destination de Paris)
Le centre-ville (Théâtre, Hôtel de Ville, Poterne, Europe et hôtel Epona)
Les hôtels situés en périphérie (Ibis, Ibis Budget et Kyriad)
La Salle des Fêtes (le samedi uniquement).
Le service est adapté aux horaires d’arrivée et de départ des trains, ainsi qu’au début et à la fin des tables rondes, afin de faciliter les correspondances des participants entre les différents lieux de la manifestation. Les horaires détaillés des navettes sont indiqués dans le guide du participant (ci-dessus).
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Espace Presse
Pour toute demande relative à la couverture médiatique de l’événement ou aux accréditations presse, retrouvez les informations sur l'espace dédié.
Pour sa dernière « Conversation éclairée » de l’année 2025-2026, le Laboratoire de la République recevait Antonio Rodriguez Castiñeira, journaliste à l’AFP et auteur du Chemin de la colère. De la Galice à la Suisse, son récit suit les routes de l’émigration et raconte une autre Europe : celle de la désindustrialisation, du déclassement et des territoires qui se sentent abandonnés. Une plongée dans les racines économiques et sociales d’une colère devenue politique.
De la crise financière à la colère politique : une Europe vue depuis ses marges
Pourquoi la colère sociale s’est-elle installée durablement en Europe ? Et comment expliquer qu’elle nourrisse aujourd’hui les votes populistes et d’extrême droite ? Pour la dernière « Conversation éclairée » de l’année 2025-2026, le Laboratoire de la République a choisi de partir du terrain, avec Antonio Rodriguez Castiñeira, journaliste à l’AFP et auteur du Chemin de la colère.
Son livre est d’abord un voyage. De la Côte de la Mort, en Galice, jusqu’au lac Léman, en Suisse, l’auteur emprunte les routes suivies depuis des décennies par les travailleurs espagnols partis chercher un emploi au nord de l’Europe. Un road trip placé sous le patronage des Raisins de la colère de John Steinbeck : à la Grande Dépression américaine répond ici la Grande Récession provoquée par la crise financière de 2008.
Quand l’émigration recommence
Pour Antonio Rodriguez Castiñeira, l’histoire est aussi familiale. Fils d’un émigré galicien, né en Suisse, il raconte avoir longtemps vu dans la construction européenne une promesse de progrès et de convergence. L’entrée de l’Espagne dans la Communauté européenne, en 1986, avait représenté un immense espoir.
La crise de 2008 marque une rupture. Alors que l’émigration économique espagnole semblait appartenir au passé, de jeunes Galiciens reprennent la route de leurs parents et grands-parents, notamment vers la Suisse. C’est de ce retour en arrière que naît la colère racontée dans le livre.
Sur ces routes circulent encore des taxis collectifs, parfois des Mercedes, qui transportent directement les travailleurs galiciens sur près de 2 000 kilomètres jusqu’à leur lieu de travail en Suisse. Antonio Rodriguez Castiñeira a voyagé avec eux et recueilli les témoignages de celles et ceux qui ont vécu la crise loin des salles de réunion de Bruxelles, Francfort ou Washington.
Le prix humain de la crise
La discussion est revenue sur les choix effectués après la crise financière : sauvetage des banques, politiques d’austérité, hausse des taux de la BCE en 2011 ou encore traitement réservé aux pays du sud de l’Europe.
L’auteur ne nie pas les réponses apportées par l’Union européenne. Il rend notamment hommage à l’action de Mario Draghi et à son « whatever it takes », qui a contribué à stabiliser la zone euro. Mais son propos se situe ailleurs : dans le temps qui sépare la décision économique de ses conséquences humaines.
Pendant que les institutions cherchaient une réponse à la crise, rappelle-t-il, des Européens perdaient leur emploi ou leur logement et se retrouvaient parfois à dormir dans leur voiture, dans des campings ou des auberges de jeunesse. Le sauvetage d’établissements bancaires continuant, dans certains cas, à distribuer des bonus a également nourri un profond sentiment d’injustice. C’est ce décalage entre rationalité économique et expérience vécue qui constitue l’un des fils rouges du Chemin de la colère.
Des territoires qui décrochent
Au-delà de la crise de 2008, la rencontre a élargi la réflexion à la désindustrialisation et à la métropolisation. Emplois, habitants et services se concentrent dans les grandes villes tandis que certains territoires connaissent une perte progressive d’activité, de services publics et de perspectives.
La question industrielle occupe à ce titre une place centrale. Antonio Rodriguez Castiñeira défend le maintien d’une capacité de production en Europe et souligne le contraste avec la Suisse, où l’industrie conserve une place importante et où l’apprentissage contribue à maintenir des savoir-faire et des emplois.
Le débat a également porté sur le libre-échange. L’auteur en critique les effets lorsqu’il conduit à privilégier systématiquement le prix le plus bas au détriment de l’emploi, des conditions sociales ou de l’environnement.
Quand le déclassement se transforme en vote
Reste une question politique : pourquoi cette colère profite-t-elle aujourd’hui autant aux formations populistes et à l’extrême droite ?
Antonio Rodriguez Castiñeira rappelle que la crise économique a d’abord produit des réponses politiques diverses. En Espagne, elle a notamment favorisé l’émergence de Podemos. Mais dans plusieurs territoires français frappés par la désindustrialisation, le vote en faveur du Rassemblement national s’est progressivement installé.
L’auteur évoque notamment La Souterraine, dans la Creuse, et le combat des salariés de l’équipementier automobile GM&S en 2017. À l’époque, certains ouvriers s’interrogeaient sur l’opportunité d’inviter Marine Le Pen sur le site, non nécessairement par adhésion, mais pour attirer l’attention des médias sur leur situation. Quelques années plus tard, le territoire a basculé électoralement vers le RN.
L’exemple résume une partie du propos de la soirée : lorsque le sentiment d’abandon perdure, la colère économique peut finir par trouver une traduction électorale.
Faire remonter le terrain
Face à cette fracture, Antonio Rodriguez Castiñeira revendique moins une théorie qu’une méthode : celle du journaliste qui retourne sur le terrain.
Prendre les routes, entrer dans les usines, écouter les travailleurs, comprendre ce que les grandes transformations économiques produisent dans les vies quotidiennes. Regarder l’Europe non seulement depuis ses institutions et ses métropoles, mais depuis ses périphéries.
Le chemin de la colère raconte ainsi l’Europe de ceux qui, selon l’image de l’auteur, voient passer les TGV sans pouvoir y monter et finissent dans les TER. Une formule qui résume l’enjeu de cette dernière « Conversation éclairée » : derrière la montée de la colère politique se trouvent des trajectoires individuelles, des territoires et un sentiment de déclassement que les démocraties européennes ne peuvent se permettre de ne plus entendre.
https://www.youtube.com/watch?v=Gbh_KRwvDcI
L'Université d'été du Laboratoire de la République aura lieu les 27, 28 et 29 août 2026 à Sens (Yonne).
Presse et accréditations
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Programme et informations pratiques
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Les deux débats organisés en partenariat avec LCI seront également à suivre avec le hashtag :
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Le Laboratoire de la République vous invite aux « Conversations éclairées » avec une rencontre consacrée aux fractures sociales et territoriales en Europe. Antonio Rodriguez Castiñeira viendra échanger autour de son ouvrage Les chemins de la colère, dans un contexte marqué par la montée des populismes et le sentiment d’abandon qui nourrit les tensions sociales et politiques à travers le continent.
Dans le cadre des « Conversations éclairées » du Laboratoire de la République, Brice Couturier recevra Antonio Rodriguez Castiñeira pour un échange autour de son ouvrage « Les chemins de la colère » publié aux Éditions Bayard.
À travers une enquête menée entre l’Espagne et la Suisse, le journaliste politique à l’AFP met en lumière les conséquences concrètes de la crise économique de 2008. En allant à la rencontre des ouvriers, des ruraux et des populations périurbaines, il a confronté les chiffres économiques à la réalité du terrain et du sentiment d’abandon. Lors de cette rencontre, il décryptera comment ces fractures territoriales et cette violence sociale nourrissent aujourd’hui le populisme et la colère, en France et en Europe.
L’échange sera suivi d’un moment de convivialité, avec un cocktail et une séance de dédicaces.
Informations pratiquesMardi 30 juin 2026 à 19h00Maison de l’Amérique latine217 boulevard Saint-Germain, 75007 Paris
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À l’heure où les repères démocratiques, institutionnels et médiatiques sont mis à l’épreuve, le Laboratoire de la République et les Éditions de l’Observatoire lancent « Alerte ! », une nouvelle collection d’essais courts, accessibles et engagés. Lutte contre les violences intrafamiliales, avenir de l’audiovisuel public, place des juges dans notre démocratie : ces premiers titres donnent des clés pour comprendre des enjeux décisifs de notre époque et nourrir une réflexion citoyenne exigeante.
Le Laboratoire de la République et les Éditions de l’Observatoire lancent une nouvelle collection : « Alerte ! ».
Des essais courts, accessibles et engagés pour éclairer les grands débats qui traversent notre société et nourrir le débat démocratique. Parce que comprendre les défis de notre époque est la première condition d’un débat démocratique éclairé.
Découvrez les trois premiers titres disponibles dès maintenant en librairie et en ligne au prix de 5 €.
Les violences qui tuent l’enfance. L’enfer intrafamilial, par Steffy Alexandrian
Suicides d'enfants victimes de violences, manque de moyens alloués à la recherche et à la justice malgré un volontarisme politique » affiché... Steffy Alexandrian alerte sur la faillite grandissante de la protection de l'enfance.
Révélant comment le danger, loin d'être uniquement familial, est profondément structurel, elle propose des solutions évidentes : suspension immédiate de l'autorité parentale et du droit de visite et d'hébergement en cas de maltraitances, ou encore suppression du devoir de secours envers un conjoint condamné.
Entre récit intime et expertise juridique, un diagnostic sans concession sur les dysfonctionnements sidérants de nos institutions dans le nécessaire combat contre les violences intrafamiliales subies par les enfants, qu'elles soient éducatives, sexuelles, ou ancrées dans le cadre conjugal.
Fondatrice de l'Association Carl, qui accompagne depuis quatre ans des enfants victimes de violences intrafamiliales et sexuelles. Steffy Alexandrian, elle-même ancienne victime, est juriste et doctorante en droit privé.
https://twitter.com/LabRepublique/status/2057846446339113371?s=20
Qui veut la peau de l’audiovisuel public ?, par Nathalie Sonnac
Une démocratie peut-elle se passer d'un espace d'information commun, indépendant des intérêts commerciaux et des pressions politiques ?Alors que les plateformes numériques fragmentent le débat public et que des forces politiques font du démantèlement de l'audiovisuel public un objectif assumé, Nathalie Sonnac pose la question, et y répond sans détour. Elle montre ce que le service public fait concrètement, pourquoi personne d'autre ne peut le faire, et ce qui arriverait s'il disparaissait. Elle examine aussi, sans complaisance, les rigidités internes et les renoncements politiques qui l'affaiblissent depuis des années.Ni plaidoyer nostalgique ni rapport d'expert : un essai de combat, à quelques mois d'une élection présidentielle qui pourrait décider du sort de l'audiovisuel public français.
Nathalie Sonnac est professeure à l'université Paris-Panthéon-Assas, spécialiste de l'économie des médias et du numérique. Ancienne membre du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA, devenu Arcom) de 2015 à 2021, elle est l'auteure du Nouveau Monde des médias. Une urgence démocratique (Odile Jacob, 2023).
https://twitter.com/LabRepublique/status/2062546063416861127?s=20
Les juges ont-ils vraiment tous les droits ?, par Béatrice Brugère
Condamnations de Nicolas Sarkozy, inéligibilité de Marine Le Pen, drame de Philippine, affaire Sarah Halimi : chaque mois ou presque, la justice française se retrouve au coeur d'une tempête. On l'accuse d'en faire trop, de se substituer au politique, de juger sans rendre de comptes. On l'accuse aussi de ne pas en faire assez, de laisser des récidivistes en liberté, de protéger ses pairs plutôt que les citoyens. Les juges ont-ils vraiment tous les droits?Béatrice Brugère, magistrate, répond de l'intérieur. En remontant aux sources, depuis les parlements d'Ancien Régime jusqu'aux cours suprêmes contemporaines, elle montre comment le pouvoir des juges n'a cessé de croître, par l'interprétation de la loi, par le contrôle de constitutionnalité, par l'influence du droit européen, jusqu'à concurrencer le Parlement dans sa fonction normative. Elle analyse sans complaisance le paradoxe qui mine l'institution : plus les magistrats revendiquent leur indépendance, plus ils paraissent fuir leurs responsabilités.Un essai indispensable pour comprendre l'une des crises les plus profondes de notre démocratie — et pour en sortir.
Béatrice Brugère est magistrate et secrétaire générale du syndicat Unité Magistrats. Elle est l'autrice de Justice : la colère qui monte (Éditions de l'Observatoire, 2024).
https://twitter.com/LabRepublique/status/2058843014261620799?s=20
Retrouvez les trois premiers ouvrages de la collection « Alerte ! » en librairie et en ligne !
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