Le Laboratoire de la République vous invite aux « Conversations éclairées » avec une rencontre consacrée aux enjeux de défense européenne. Nathalie Loiseau viendra échanger autour de son dernier ouvrage, dans un contexte international marqué par le retour des conflits et les recompositions stratégiques.
Dans un environnement géopolitique profondément transformé par la guerre en Ukraine et la montée des tensions internationales, la question de la défense européenne s’impose comme un enjeu central du débat public.
C’est dans ce cadre que le Laboratoire de la République accueille Nathalie Loiseau à l’occasion d’une nouvelle édition des « Conversations éclairées ».
Aux côtés de Brice Couturier et Chloé Morin, l’ancienne ministre et députée européenne reviendra sur les thèses développées dans son ouvrage Aux armes Européens ! Réarmer l’Europe pour éviter la guerre : que faire, comment et avec qui ?, publié aux Éditions de l’Observatoire. Cette rencontre sera l’occasion d’interroger les conditions politiques, industrielles et diplomatiques d’un renforcement de la défense européenne, ainsi que les modalités concrètes d’une autonomie stratégique de l’Union.
Au-delà des constats, les échanges porteront sur les leviers d’action possibles pour les États européens, les coopérations à renforcer, et les partenariats à envisager dans un monde de plus en plus fragmenté. La discussion s’inscrit ainsi dans une réflexion plus large sur la capacité de l’Europe à assurer sa sécurité tout en contribuant à la stabilité internationale.
La rencontre sera suivie d’un cocktail et d’une séance de dédicaces, offrant un temps d’échange direct entre Nathalie Loiseau et le public.
Informations pratiquesMardi 14 avril à 19h00Maison de l’Amérique latine217 boulevard Saint-Germain, 75007 Paris
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Le 25 mars 2026, le Laboratoire de la République consacrait une « Conversation actuelle » à l’escalade des tensions au Moyen-Orient après les frappes américano-israéliennes contre l’Iran. Experts, diplomates et témoins ont analysé les logiques stratégiques à l’œuvre, les perspectives d’évolution du régime iranien et les risques de recomposition durable de l’ordre international.
Le 25 mars 2026, le Laboratoire de la République organisait une conférence, consacrée à la situation internationale au Moyen-Orient, dans un contexte de tensions accrues après les frappes américano-israéliennes contre l’Iran. Cette rencontre exceptionnelle a réuni experts, diplomates et témoins directs afin d’éclairer les dynamiques à l’œuvre et d’en interroger les conséquences à court et moyen terme.Autour de Rachel, modératrice représentant les jeunes du Laboratoire, les échanges ont rassemblé Éric Danon, ancien ambassadeur de France en Israël, Frédéric Encel, docteur en géopolitique et professeur à Sciences Po, Brice Couturier, journaliste essayiste, ainsi que Fahimeh Robiolle, militante pour les droits du peuple iranien.La discussion s’est structurée autour d’un constat partagé : les événements récents marquent une rupture stratégique dont les effets restent encore largement incertains.Le 28 février 2026, les États-Unis et Israël ont lancé une campagne de bombardements d’ampleur sur le territoire iranien, visant les infrastructures centrales du régime. Cette opération, qui s’inscrit dans une logique de neutralisation du programme nucléaire et des capacités balistiques iraniennes, poursuit également un objectif politique plus implicite : fragiliser le régime en place afin de favoriser une dynamique de contestation interne.Les conséquences immédiates ont été significatives, tant sur le plan militaire que symbolique. La disparition du guide suprême Ali Khamenei, la destruction de milliers de sites stratégiques selon les sources américaines, ainsi que les frappes de représailles iraniennes sur plusieurs capitales régionales et au-delà, ont contribué à une escalade rapide, sans pour autant déboucher sur un élargissement massif du conflit.Sur ce point, Frédéric Encel a tenu à relativiser le risque d’une conflagration mondiale. Selon lui, les conditions structurelles d’une troisième guerre mondiale ne sont pas réunies. L’absence de blocs militaires comparables à ceux du XXe siècle limite l’extension du conflit, qui reste circonscrit à un nombre restreint d’acteurs. L’OTAN demeure aujourd’hui la seule alliance militaire structurée, ce qui empêche la formation d’un système d’affrontement global.Éric Danon a, quant à lui, insisté sur la durée probable du conflit. Les objectifs initiaux des protagonistes n’ayant pas été atteints, la logique d’escalade devrait se poursuivre. Il a également détaillé les conditions nécessaires à un éventuel changement de régime en Iran : une opposition structurée, des ressources financières conséquentes et un appui militaire extérieur. À cet égard, la question des moyens de communication, notamment via des technologies comme Starlink, apparaît déterminante.L’ancien ambassadeur a aussi souligné les enjeux énergétiques, en particulier autour du détroit d’Ormuz et de l’île de Kharag. La stratégie américaine se heurte ici à un dilemme : frapper les infrastructures pétrolières iraniennes affaiblirait la Chine, principal importateur du pétrole iranien, mais renforcerait mécaniquement la Russie via une hausse des prix mondiaux.Brice Couturier a proposé une lecture plus prospective, inscrivant les événements actuels dans un temps long. Selon lui, le cycle historique ouvert par la révolution iranienne de 1979 est en voie d’achèvement. Il met en avant une société iranienne profondément transformée, plus jeune, plus éduquée et de plus en plus détachée du modèle théocratique. Par ailleurs, l’Iran aurait perdu une grande partie de ses relais régionaux, ce qui affaiblit durablement son influence.La question nucléaire reste toutefois au cœur des préoccupations. Les intervenants ont rappelé que l’Iran disposerait encore de stocks importants d’uranium enrichi, dont la localisation demeure incertaine. Certains sites profondément enfouis échappent à toute capacité de destruction conventionnelle, posant un problème stratégique majeur. Une destruction directe de ces stocks pourrait en outre entraîner des conséquences radiologiques importantes.La position française, évoquée au cours des échanges, se caractérise par une ligne de prudence. Le président Emmanuel Macron a choisi de ne pas engager la France dans les opérations offensives, tout en maintenant ses engagements dans le cadre des alliances existantes, notamment au Moyen-Orient. Cette posture traduit une volonté d’équilibre entre solidarité stratégique et autonomie de décision.Le témoignage de Fahimeh Robiolle a apporté une dimension humaine essentielle à la discussion. Elle a décrit une situation intérieure marquée par une répression extrême et une violence systémique. Son intervention a également mis en lumière les attentes d’une partie de la population iranienne, favorable à une transition politique vers un modèle laïque et démocratique.Enfin, les perspectives évoquées au cours de cette rencontre restent ouvertes et incertaines. Plusieurs scénarios coexistent : un soulèvement populaire encore hypothétique, une intervention ciblée pour neutraliser les capacités nucléaires restantes, ou encore une transformation interne du régime, y compris sous forme militaire.Le risque de prolifération nucléaire a également été souligné comme un enjeu majeur. Une issue perçue comme défavorable pour les États-Unis pourrait inciter d’autres puissances régionales à se doter de l’arme nucléaire, modifiant durablement les équilibres stratégiques.Au-delà des considérations militaires et diplomatiques, les échanges ont enfin soulevé une question fondamentale de droit international : celle du devoir de protéger les populations face à des États accusés de violences massives contre leurs propres citoyens. Ce débat, loin d’être tranché, illustre les tensions croissantes entre souveraineté étatique et responsabilité internationale.
Retrouvez l'intégralité de la conférence sur notre chaine YouTube !
https://youtu.be/8kWZe-iF7cE?si=dyhbtz_6Y18ryk_A
Le 19 mars 2026, une conférence-débat consacrée à la laïcité à l’école s’est tenue à Guyancourt, réunissant experts et acteurs institutionnels autour d’un principe au cœur des tensions contemporaines. En présence de Jean-Michel Blanquer, les échanges ont permis de questionner les enjeux politiques, juridiques et éducatifs liés à son application dans l’espace scolaire.
Le 19 mars 2026, la Faculté de droit et science politique de Guyancourt a accueilli une conférence-débat consacrée à la laïcité à l’école, un sujet au croisement des enjeux juridiques, éducatifs et politiques contemporains. Organisée dans un contexte de débats renouvelés autour de ce principe fondamental, la rencontre a réuni un public attentif, venu interroger les évolutions et les tensions qui traversent aujourd’hui l’institution scolaire.
Animée par Nathalie Wolff, vice-doyenne en charge de la culture et chargée de mission à la présidence de l’université, la conférence a proposé un retour structuré sur les fondements de la laïcité, tout en mettant en lumière les difficultés de compréhension et d’application qui peuvent émerger dans le cadre scolaire. Les échanges ont permis de rappeler que la laïcité, loin d’être un principe figé, s’inscrit dans une dynamique d’interprétation et d’adaptation aux réalités sociales.
La présence de Jean-Michel Blanquer, ancien ministre de l’Éducation nationale et président du Laboratoire de la République, a apporté un éclairage institutionnel sur les politiques publiques mises en œuvre ces dernières années. Son intervention a notamment souligné les défis auxquels l’école est confrontée, entre affirmation du cadre républicain et gestion de situations concrètes parfois complexes sur le terrain.
Au fil des prises de parole, plusieurs lignes de tension ont été identifiées : la persistance de malentendus autour de la notion de laïcité, les attentes contradictoires qui pèsent sur l’institution scolaire, ainsi que la nécessité de renforcer la formation et l’accompagnement des personnels éducatifs. La question de la transmission des valeurs républicaines est ainsi apparue comme un enjeu central, dans un contexte marqué par des recompositions sociales et culturelles.
Cette conférence s’inscrit pleinement dans les travaux du Laboratoire de la République, qui œuvre à nourrir le débat public sur les principes qui fondent le pacte républicain. En proposant un espace de dialogue entre acteurs institutionnels, universitaires et citoyens, elle contribue à éclairer les enjeux contemporains de la laïcité et à renforcer la compréhension collective de ses implications concrètes.
Retrouvez l'intégralité de la conférence sur notre chaine Youtube !
https://youtu.be/WZjUwsgbyTE?si=vokZxWeXTjawsU0M
À l’occasion de la parution de son ouvrage "Le sherpa : Mémoires d’un diplomate aux avant-postes de l’Histoire", Philippe Étienne partagera son expérience au cœur des grandes négociations internationales. Cette conférence, organisée par le Laboratoire de la République, propose un éclairage direct sur les mécanismes de la diplomatie française et les recompositions du contexte international contemporain.
Le Laboratoire de la République organise une conférence consacrée aux coulisses de la diplomatie française et aux grands enjeux de l’actualité internationale.
Le mardi 7 avril 2026 à 19h, Philippe Étienne, ancien ambassadeur de France aux États-Unis et ancien conseiller diplomatique du Président de la République, interviendra pour partager son expérience au plus haut niveau de l’État et des relations internationales.
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la parution de son ouvrage Le sherpa : Mémoires d’un diplomate aux avant-postes de l’Histoire, publié aux éditions Tallandier. À travers ce témoignage, il revient sur les grandes négociations auxquelles il a pris part, offrant un éclairage direct sur les mécanismes de décision, les rapports de force internationaux et le rôle spécifique du « sherpa » dans la conduite des affaires diplomatiques.
L’échange sera animé par Christian Lequesne et Jean-François Cervel, qui accompagneront la réflexion autour des transformations contemporaines de la diplomatie, dans un contexte international marqué par des tensions accrues et des recompositions stratégiques.
La conférence se tiendra à la Maison de l’Amérique Latine, salle Salvador.
Informations pratiquesMardi 7 avril 202619hMaison de l’Amérique Latine, salle Salvador
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Le Laboratoire de la République, antenne de Sciences Po Paris, organise un ciné-débat consacré aux violences intra-familiales. À travers la projection du documentaire « Didier, moi et les autres… les enfants du silence » et un échange avec des intervenants engagés, cet événement entend ouvrir un espace de discussion sur une réalité encore trop souvent tue.
Le Laboratoire de la République poursuit son engagement en faveur du débat public en proposant, le lundi 30 mars, une soirée dédiée à une question sociale majeure : les violences intra-familiales. Organisé au sein de l’antenne étudiante de Sciences Po Paris, cet événement s’inscrit dans une volonté de sensibilisation et de réflexion collective auprès des étudiants.
Au programme, la projection du documentaire « Didier, moi et les autres… les enfants du silence », réalisé par Nicolas Bourgouin. Ce film donne à voir et à entendre des trajectoires marquées par la violence au sein du cadre familial, en mettant en lumière des récits souvent invisibilisés dans l’espace public. Par son approche, il interroge les mécanismes du silence, les conséquences à long terme et les enjeux de reconnaissance des victimes.
La projection sera suivie d’un échange avec deux intervenants directement impliqués dans le projet et dans la lutte contre ces violences. Steffy Alexandrian, fondatrice et présidente de l’association Carl, apportera son expertise de terrain et son regard sur l’accompagnement des victimes. À ses côtés, Patrick Spica, producteur du documentaire, reviendra sur la genèse du film et les choix de mise en récit.
Au-delà de la diffusion d’un film, cette soirée vise à créer un espace de dialogue entre étudiants et acteurs engagés, dans un cadre propice à la prise de parole et à la compréhension des enjeux sociaux et politiques liés aux violences intra-familiales. La question de la prévention, du rôle des institutions et de la responsabilité collective pourra ainsi être abordée.
L’événement se tiendra de 19h15 à 21h, au 27 rue Saint-Guillaume, dans l’amphithéâtre Jeannie de Clarens. Il est réservé aux étudiants de Sciences Po.
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L'antenne de Lille organise une conférence exceptionnelle à Science Po Lille ce mercredi 25 mars 2026.
L'antenne de Lille organise une conférence exceptionnelle à Science Po Lille ce mercredi 25 mars 2026.
La conférence, consacrée à la question « Face aux drogues, comment l’État français doit-il agir ? », propose un échange structuré autour des réponses publiques au narcotrafic et aux usages de drogues.
Elle réunira Étienne Blanc, co-rapporteur de la commission d’enquête du Sénat sur le narcotrafic, Christian Ben Lakhdar, professeur d’économie à l’Université de Lille et spécialiste des conduites addictives, ainsi que Anne Souyris, à l’origine d’une proposition de loi relative à la dépénalisation de l’usage de drogues.
En croisant approches politique, économique et sanitaire, cette rencontre vise à éclairer les choix possibles en matière de régulation, de prévention et de répression.
Avec Étienne Blanc, Anne Souyris et Christian Ben Lakhdar
Mercredi 25 mars, 19h00
Sciences Po Lille, Amphithéâtre La Boëtie, 9 Rue Auguste Angellier, 59000 Lille
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