À l’occasion de la parution de son ouvrage "Le sherpa : Mémoires d’un diplomate aux avant-postes de l’Histoire", Philippe Étienne partagera son expérience au cœur des grandes négociations internationales. Cette conférence, organisée par le Laboratoire de la République, propose un éclairage direct sur les mécanismes de la diplomatie française et les recompositions du contexte international contemporain.
Le Laboratoire de la République organise une conférence consacrée aux coulisses de la diplomatie française et aux grands enjeux de l’actualité internationale.
Le mardi 7 avril 2026 à 19h, Philippe Étienne, ancien ambassadeur de France aux États-Unis et ancien conseiller diplomatique du Président de la République, interviendra pour partager son expérience au plus haut niveau de l’État et des relations internationales.
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la parution de son ouvrage Le sherpa : Mémoires d’un diplomate aux avant-postes de l’Histoire, publié aux éditions Tallandier. À travers ce témoignage, il revient sur les grandes négociations auxquelles il a pris part, offrant un éclairage direct sur les mécanismes de décision, les rapports de force internationaux et le rôle spécifique du « sherpa » dans la conduite des affaires diplomatiques.
L’échange sera animé par Christian Lequesne et Jean-François Cervel, qui accompagneront la réflexion autour des transformations contemporaines de la diplomatie, dans un contexte international marqué par des tensions accrues et des recompositions stratégiques.
La conférence se tiendra à la Maison de l’Amérique Latine, salle Salvador.
Informations pratiquesMardi 7 avril 202619hMaison de l’Amérique Latine, salle Salvador
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Le Laboratoire de la République, antenne de Sciences Po Paris, organise un ciné-débat consacré aux violences intra-familiales. À travers la projection du documentaire « Didier, moi et les autres… les enfants du silence » et un échange avec des intervenants engagés, cet événement entend ouvrir un espace de discussion sur une réalité encore trop souvent tue.
Le Laboratoire de la République poursuit son engagement en faveur du débat public en proposant, le lundi 30 mars, une soirée dédiée à une question sociale majeure : les violences intra-familiales. Organisé au sein de l’antenne étudiante de Sciences Po Paris, cet événement s’inscrit dans une volonté de sensibilisation et de réflexion collective auprès des étudiants.
Au programme, la projection du documentaire « Didier, moi et les autres… les enfants du silence », réalisé par Nicolas Bourgouin. Ce film donne à voir et à entendre des trajectoires marquées par la violence au sein du cadre familial, en mettant en lumière des récits souvent invisibilisés dans l’espace public. Par son approche, il interroge les mécanismes du silence, les conséquences à long terme et les enjeux de reconnaissance des victimes.
La projection sera suivie d’un échange avec deux intervenants directement impliqués dans le projet et dans la lutte contre ces violences. Steffy Alexandrian, fondatrice et présidente de l’association Carl, apportera son expertise de terrain et son regard sur l’accompagnement des victimes. À ses côtés, Patrick Spica, producteur du documentaire, reviendra sur la genèse du film et les choix de mise en récit.
Au-delà de la diffusion d’un film, cette soirée vise à créer un espace de dialogue entre étudiants et acteurs engagés, dans un cadre propice à la prise de parole et à la compréhension des enjeux sociaux et politiques liés aux violences intra-familiales. La question de la prévention, du rôle des institutions et de la responsabilité collective pourra ainsi être abordée.
L’événement se tiendra de 19h15 à 21h, au 27 rue Saint-Guillaume, dans l’amphithéâtre Jeannie de Clarens. Il est réservé aux étudiants de Sciences Po.
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L'antenne de Lille organise une conférence exceptionnelle à Science Po Lille ce mercredi 25 mars 2026.
L'antenne de Lille organise une conférence exceptionnelle à Science Po Lille ce mercredi 25 mars 2026.
La conférence, consacrée à la question « Face aux drogues, comment l’État français doit-il agir ? », propose un échange structuré autour des réponses publiques au narcotrafic et aux usages de drogues.
Elle réunira Étienne Blanc, co-rapporteur de la commission d’enquête du Sénat sur le narcotrafic, Christian Ben Lakhdar, professeur d’économie à l’Université de Lille et spécialiste des conduites addictives, ainsi que Anne Souyris, à l’origine d’une proposition de loi relative à la dépénalisation de l’usage de drogues.
En croisant approches politique, économique et sanitaire, cette rencontre vise à éclairer les choix possibles en matière de régulation, de prévention et de répression.
Avec Étienne Blanc, Anne Souyris et Christian Ben Lakhdar
Mercredi 25 mars, 19h00
Sciences Po Lille, Amphithéâtre La Boëtie, 9 Rue Auguste Angellier, 59000 Lille
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Face aux bouleversements qui traversent aujourd’hui le Moyen-Orient, les démocraties occidentales doivent repenser leurs grilles de lecture et leurs stratégies. Pour éclairer ces transformations et analyser les recompositions en cours, le Laboratoire de la République organise une conférence exceptionnelle réunissant Éric Danon, Frédéric Encel et Brice Couturier. Un échange pour comprendre les dynamiques géopolitiques, diplomatiques et historiques qui redessinent la région et interrogent l’avenir de l’ordre international, le 18 mars à 19h15, à la Maison de l’Amérique latine.
Alors que les équilibres géopolitiques au Moyen-Orient vacillent, cette rencontre réunira trois regards complémentaires pour analyser les mutations en cours.
Le Laboratoire de la République reçoit Éric Danon, diplomate et ancien ambassadeur de France en Israël, Frédéric Encel, essayiste et géopolitologue spécialisé du Moyen-Orient, et Brice Couturier, journaliste et éditorialiste. La rencontre sera animée par Rachel Grosheitsch, responsable du développement territorial du Laboratoire de la République.
À travers leurs analyses diplomatique, stratégique et historique, les intervenants reviendront sur les recompositions régionales à l’œuvre. Entre la possible chute du régime iranien et la transformation rapide des rapports de force, sommes-nous les témoins de la fin d’un cycle ouvert par la révolution iranienne de 1979 ?
La conférence décryptera les logiques de puissance à l’œuvre dans la région et les marges de manœuvre des démocraties face aux recompositions en cours.
Quand ? Mercredi 18 mars, 19h15
Où ? Maison de l’Amérique latine, 217 boulevard Saint-Germain, Paris 7e
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Invité à l’Université Panthéon-Assas, l’écrivain et journaliste italien Roberto Saviano a livré une réflexion puissante sur les mutations du crime organisé et les vulnérabilités contemporaines des démocraties. Lors de cette conférence consacrée aux rapports entre mafias et institutions, organisée notamment avec le Laboratoire de la République, il a appelé à défendre l’indépendance de la justice et à repenser les instruments politiques face à des organisations criminelles désormais pleinement intégrées à la mondialisation économique.
Invité à l’Université Panthéon-Assas, l’écrivain et journaliste italien Roberto Saviano a donné une conférence exceptionnelle intitulée La démocratie face au crime organisé. Organisée en partenariat avec le Laboratoire de la République, Italia France Future et Assas Perspectives, la rencontre a été co-modérée par Francesco Martucci et Jean-Michel Blanquer.
Devant un amphithéâtre comble, Roberto Saviano a livré une analyse dense et engagée des mutations contemporaines du crime organisé et de leurs effets sur les institutions démocratiques en Europe et à l’échelle internationale.
Une parole forgée par l’expérience
Né à Naples en 1979, auteur de Gomorra, enquête majeure sur la Camorra napolitaine, Roberto Saviano vit depuis près de vingt ans sous protection policière permanente en raison des menaces qui pèsent sur lui. Cette situation singulière confère à son intervention une force particulière : son analyse du phénomène mafieux est à la fois intellectuelle et existentielle.
Revenant sur son dernier ouvrage consacré au juge Giovanni Falcone, assassiné en 1992, il a rappelé combien la lutte contre les mafias se joue d’abord sur le terrain économique et financier. Falcone, a-t-il souligné, avait compris que l’arme décisive résidait dans la traque des flux et des patrimoines plutôt que dans la seule répression pénale.
L’indépendance de la justice comme ligne de front
Une part importante de la conférence a été consacrée à la comparaison entre les systèmes judiciaires italien et français. Roberto Saviano a insisté sur l’indépendance institutionnelle de la magistrature italienne, qu’il considère comme un rempart essentiel face aux pressions politiques et criminelles. À ses yeux, toute fragilisation du parquet ouvre un espace aux organisations mafieuses, dont la stratégie première consiste à neutraliser les contre-pouvoirs.
Au-delà des différences juridiques, il a défendu une idée simple : sans magistrature indépendante, il n’y a pas de démocratie capable de résister durablement aux logiques de corruption.
Des mafias transformées, plus diffuses, plus intégrées
Roberto Saviano a ensuite décrit la profonde mutation des organisations criminelles. Moins enclines à la violence spectaculaire, celles-ci privilégient désormais l’infiltration économique, la corruption administrative et la délégitimation progressive des institutions. L’objectif n’est plus d’affronter l’État, mais de le contourner, voire de le rendre superflu.
Il a évoqué les pratiques d’achat de votes, la personnalisation extrême des promesses politiques et la réduction du débat public à une logique transactionnelle. Les mafias, selon lui, prospèrent là où la confiance collective s’effondre et où la politique se réduit à la gestion d’intérêts particuliers.
La conférence a enfin mis en lumière la dimension internationale du crime organisé : circulation des capitaux, zones grises fiscales, affaiblissement des États fragiles. Roberto Saviano a souligné que les mafias exploitent les failles de la mondialisation économique avec une agilité que les démocraties peinent à égaler. Il a également mis en garde contre certaines politiques de sanctions ou de fermeture brutale des marchés, susceptibles de renforcer paradoxalement les réseaux criminels les plus structurés.
Défendre la démocratie par la lucidité
En conclusion, Roberto Saviano a posé une question centrale : les démocraties européennes disposent-elles encore des instruments intellectuels et institutionnels pour faire face au crime organisé ? Sa réponse tient en un appel à la lucidité : comprendre les mécanismes financiers, défendre l’indépendance de la justice et réhabiliter une ambition réformiste capable de retisser la confiance collective.
Plus qu’un diagnostic, son intervention aura constitué une invitation à penser la démocratie non comme un acquis, mais comme un équilibre fragile, à défendre face à des organisations criminelles devenues expertes dans l’art d’en exploiter les failles.
https://youtu.be/OsqRjgKX60M
Le 10 février à 19h, le Laboratoire de la République organisait une nouvelle Conversation éclairée consacrée à une question devenue centrale dans le débat public : l’impact des écrans sur les enfants et les adolescents.
Une rencontre nourrie, à la croisée des enjeux sanitaires, éducatifs et démocratiques.
Des regards croisés pour éclairer un enjeu de société
Pour analyser les effets du numérique sur les plus jeunes, cette Conversation éclairée réunissait Serge Lameyton, médecin, neurologue et neurophysiologiste, ainsi que Laure Miller, députée de la Marne et auteure d’une proposition de loi visant à mieux protéger les mineurs face aux réseaux sociaux. Les échanges étaient animés par Chloé Morin et Brice Couturier.
Une première victoire législative, mais des limites persistantes
Les intervenants sont revenus sur l’interdiction du téléphone portable au collège, instaurée en 2018. Cette mesure fait aujourd’hui consensus : elle constitue une avancée majeure, désormais appliquée dans la grande majorité des établissements.Pour autant, le constat est partagé : le problème ne s’arrête pas aux portes du collège. Une extension de cette interdiction au lycée a été évoquée, au regard des risques sanitaires et cognitifs toujours présents à l’adolescence.
Dans cette continuité, une nouvelle proposition de loi, votée en première lecture à l’Assemblée nationale, ambitionne de fixer un cadre plus protecteur. Elle recommande l’absence de smartphone avant 13 ans et l’interdiction des réseaux sociaux avant 15 ans, en s’inspirant notamment du modèle australien.
Des effets sanitaires désormais incontestables
Les données scientifiques présentées lors de la discussion confirment l’ampleur des risques. Sur le plan physique, l’exposition prolongée aux écrans entraîne des troubles du sommeil liés à la lumière bleue, un risque accru de myopieet une sédentarité préoccupante, facteur de surpoids, de diabète et de maladies cardiovasculaires.
Sur le plan cognitif et psychologique, les effets sont tout aussi alarmants : troubles de l’attention, retards de langage chez les enfants de moins de trois ans, et augmentation de 4 % du risque de syndrome dépressif liée à l’usage des réseaux sociaux. Les performances scolaires se dégradent nettement au-delà de deux heures d’écran par jour.
Plateformes numériques : une responsabilité structurelle
Au cœur des échanges, la question du modèle économique des plateformes. Celles-ci reposent sur des techniques issues de la captologie, conçues pour capter l’attention et créer de l’addiction. Les algorithmes de recommandation enferment les utilisateurs dans des contenus toujours plus polarisants, souvent fondés sur les émotions négatives.
Résultat : les jeunes passent en moyenne quatre à cinq heures par jour devant les écrans. Une exposition qui accentue également les inégalités sociales, les enfants issus de familles moins informées ou moins disponibles étant davantage livrés à eux-mêmes face au numérique.
Un paradoxe éducatif de plus en plus visible
Les échanges ont mis en lumière un paradoxe frappant : une hyperprotection des enfants dans l’espace physique, contrastant avec une forme de laisser-faire dans l’univers numérique. Cette contradiction se retrouve aussi à l’école, entre discours de prévention et usages pédagogiques du numérique parfois peu encadrés.
Réguler : une nécessité qui divise
Pour les défenseurs de la régulation, une règle collective est indispensable face à la puissance des plateformes, afin de dénormaliser des usages nocifs et de protéger la santé publique. La comparaison avec l’interdiction de fumer dans les lieux publics a été régulièrement invoquée.
Les objections portent principalement sur le risque de contournement, la liberté individuelle et la responsabilité parentale, avec un clivage politique marqué : une partie de la gauche se montre réservée, à l’exception notable des socialistes.
Des pistes concrètes pour agir
Plusieurs recommandations pratiques ont émergé :
Moins de 6 ans : aucun écran
6 à 13 ans : pas de smartphone personnel
13 à 15 ans : smartphone sans réseaux sociaux
À partir de 15 ans : accès à des réseaux sociaux dits « éthiques »
À cela s’ajoutent des mesures structurelles : vérification obligatoire de l’âge, contrôle parental facilité, interdiction du scrolling infini, création d’un Conseil national d’éducation aux médias, et une éducation numérique pensée de la crèche à l’EHPAD.
Des témoignages révélateurs
La Conversation éclairée a également été marquée par des témoignages forts : une institutrice racontant voir des parents récupérer leurs enfants écouteurs aux oreilles, des élèves de CM1 capables de citer de nombreuses activités sans écran, ou encore ce collégien inquiet : « Que vais-je faire sans réseaux sociaux ? »Un témoignage familial a particulièrement résonné : « Mon frère ne joue plus avec moi depuis qu’il a un téléphone. »
Une responsabilité collective à construire
En conclusion, les intervenants ont insisté sur la nécessité d’une action coordonnée, combinant cadre légal, éducation, régulation des plateformes et responsabilisation collective des parents, de l’école et de la société. Une réflexion appelée à se poursuivre lors de la prochaine université d’été du Laboratoire de la République, les 28 et 29 août prochains.
Retrouvez l'intégralité de la Conversation éclairée sur Youtube 👉
https://youtu.be/PhE-vRrTxEc
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