Lors de la deuxième édition de l’Université d’été du Laboratoire de la République, organisée à Autun, s’est déroulé un débat autour du thème « Investir dans la République du progrès social ». Y ont participé Philippe Baptiste, ministre chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche ; Clara Chappaz, ministre déléguée chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique ; Juliette Méadel, ministre déléguée chargée de la Ville ; et Bernard Spitz, président des Gracques. L’échange a exploré l’articulation entre innovation, justice sociale et attachement aux principes républicains.
Philippe Baptiste a ouvert la discussion en soulignant le rôle central de la recherche et de l’enseignement supérieur comme moteurs du progrès social. Selon lui, « il ne peut y avoir de progrès social sans investissement dans la connaissance et la formation ». Il a mis en avant la nécessité de renforcer les moyens alloués aux universités et aux laboratoires pour répondre aux enjeux sociaux contemporains.
Clara Chappaz a ensuite pris la parole pour aborder la question du numérique. Elle a estimé que « le numérique doit servir l’égalité des chances, pas la renforcer des écarts sociaux ». Elle a insisté sur la nécessité de garantir un accès équitable aux outils numériques et aux compétences, afin que l’innovation technologique bénéficie à tous les territoires.
Juliette Méadel a, de son côté, axé sa contribution sur les enjeux urbains et la cohésion territoriale. Elle a rappelé que « la justice sociale se joue dans les villes, dans les quartiers, là où les services publics sont encore trop souvent absents ou fragiles ». Elle a défendu une politique d’investissement ciblé dans les villes populaires, visant à renforcer l’accès à l’éducation, à l’emploi et aux services publics, comme levier du progrès social.
Bernard Spitz a conclu le débat en offrant une perspective plus macroéconomique et philosophique. Il a souligné que « la République du progrès social ne doit pas être un slogan : il lui faut des bases économiques solides et une vision partagée ». Il a insisté sur la complémentarité entre l’action publique, le monde économique et les associations, pour développer un modèle républicain de progrès social, fondé sur la solidarité et l’innovation.
L'Université d'été 2025 du Laboratoire de la République s'est tenue à Autun du 28 au 30 août 2025, marquant la deuxième édition de cet événement citoyen, intellectuel et engagé. Après le succès de la première édition en 2024, cette rencontre a réuni plus de 700 participants, dont des élus, des hauts fonctionnaires, des intellectuels, des membres de la société civile, des représentants syndicaux, des décideurs économiques et des simples citoyens, pour réfléchir aux grands enjeux de notre époque.
https://youtu.be/-PO-6P-1kOM
Retrouver les débats et les tables rondes en intégralité sur notre chaîne Youtube :
Voir ou revoir l'Université d'été - 2025
Deux études majeures ont été présentées au cours de cette Université d’été. La première, menée en partenariat avec l’Institut Terram, intitulée « Conseils municipaux : renouer avec l’engagement citoyen », a été rédigée par Benjamin Morel, secrétaire général du Laboratoire de la République. La seconde, le Baromètre de la République, réalisée avec IPSOS, a été présentée par Mathieu Gallard. Ces travaux ont suscité un vif intérêt et ont ouvert le dialogue avec plusieurs grands témoins invités à réagir et à partager leur analyse, permettant de confronter la rigueur scientifique des résultats à l’expérience et à la vision de personnalités engagées dans la vie publique.
Conseils municipaux : renouer avec l’engagement citoyen - Laboratoire de la République
Le Baromètre de la République édition 2025 - Laboratoire de la République
La soirée de soutien à Boualem Sansal, organisée par le comité de soutien, a constitué un moment fort de l’Université d’été. Pour la première fois, sa fille, Sabeha Sansal, s’est exprimée en public, partageant avec émotion l’engagement et la détermination de son père face aux menaces et pressions qu’il subit. Son intervention a permis de rappeler l’importance de la liberté d’expression et de la littérature engagée, tout en appelant les participants à maintenir une mobilisation intacte pour soutenir l’écrivain et défendre les valeurs républicaines qu’il incarne. "Défendre la liberté d'expression autour de Boualem Sansal" - Université 2025 - Laboratoire de la République
L'événement a été marqué par plusieurs débats politiques majeurs.
Jeudi 28 août, Bruno Retailleau, ministre de l'Intérieur et le député Jérôme Guedj ont ouvert les débats sur l'intégration en France. Débat B. Retailleau et J. Guedj, "France : l'intégration en panne ?" - Université d'été 2025 - Laboratoire de la République
Le même jour, François Baroin et Jean-Michel Blanquer ont abordé les tensions entre centralisation et aspirations locales. Ils ont insisté sur la nécessité de concilier unité nationale et reconnaissance des diversités territoriales, au cœur d'une réflexion sur la gouvernance et la cohésion du pays. Duo F. Baroin et J.-M. Blanquer : "République et territoire : la voie française" - Université d'été 2025 - Laboratoire de la République
Vendredi 29 août, Édouard Philippe et Bernard Cazeneuve ont participé à un débat modéré par Jean-Michel Blanquer, centré sur la sortie de l'impasse politique actuelle. Les discussions ont porté sur les risques institutionnels, le spectre d'une dissolution et les solutions pour un compromis républicain durable. Débat E. Philippe et B. Cazeneuve : "Comment sortir de l'impasse ?" - Université d'été 2025 - Laboratoire de la République
Le même jour, Manuel Valls et Valérie Pécresse ont confronté leurs visions autour de la laïcité et du rôle des valeurs républicaines dans le débat public. Ils ont analysé les enjeux de cohésion sociale et d’intégration, tout en proposant des pistes pour renforcer la compréhension et la pratique du principe républicain. Débat V. Pécresse et M. Valls : "Faire rayonner la laïcité" - Université d'été 2025 - Laboratoire de la République
Ces débats ont également permis à d'autres personnalités politiques et institutionnelles présentes — ministres, présidents de régions, anciens Premiers ministres, parlementaires — d’échanger et d’intervenir sur les grands défis de la République.
Duo J. Méadel et C. Cibert : "Ville et ruralité : deux regards sur notre territoire" - Université 2025 - Laboratoire de la République
Duo A. Pannier-Runacher et E. Hazan : "Pour une écologie populaire au service de la revitalisation des territoires" - Université 2025 - Laboratoire de la République
Investir dans la République du progrès social - Université 2025 - Laboratoire de la République
"Quel modèle social pour la France ?" - Université 2025 - Laboratoire de la République
Trois sessions d'ateliers ont été organisées autour de sujets majeurs du pacte républicain, de la géopolitique-défense, à la justice et l'égalité femmes-hommes, en passant par la laïcité, la démocratie, l'économie, l'immigration, la technologie, l'éducation...
Ces ateliers ont favorisé des échanges approfondis avec des experts reconnus et ont permis aux participants de proposer des pistes concrètes pour renforcer l’idéal républicain dans les années à venir.
L'Université d'été 2025 a posé les bases d'une réflexion collective sur l'avenir de la République française. Débats et ateliers ont mis en lumière les défis actuels et les pistes pour renforcer la cohésion nationale tout en respectant les diversités territoriales. Cet événement a ainsi contribué à nourrir le projet républicain pour les années à venir, dans un esprit de dialogue, de pédagogie et d’engagement citoyen.
Discours de Jean-Michel Blanquer : "Quel idéal de société pour notre République ?" - Université d'été 2025 - Laboratoire de la République
Le débat s’est tenu à Autun dans le cadre de la deuxième édition de l’Université d’été du Laboratoire de la République. Il réunissait Juliette Méadel, ministre déléguée chargée de la Ville et Cyril Cibert, président de l'association des Maires Ruraux de la Vienne, autour du thème « Ville et ruralité : deux regards sur notre territoire ». Les échanges ont exploré les complémentarités et les divergences entre les réalités urbaines et rurales. L’approche visait à faire émerger une vision commune du territoire en tenant compte de ses spécificités.
Juliette Méadel, en charge de la politique de la ville, a ouvert le dialogue en soulignant l’importance des quartiers sensibles comme points d’appui des dynamiques urbaines. Elle a évoqué les défis spécifiques liés au logement, à la cohésion sociale et aux infrastructures dans les zones urbaines. Elle a insisté sur la nécessité de renforcer les services publics de proximité dans les quartiers populaires. Selon elle, la politique de la ville doit être pensée comme un espace d’innovation sociale et d’expérimentation territoriale.
Cyril Cibert, représentant les maires ruraux de la Vienne, a mis en avant les atouts des zones rurales. Il a souligné les enjeux auxquels sont confrontées les communes rurales, comme la désertification des services publics, le vieillissement de la population et la difficulté d’accès aux soins et aux transports. Il a plaidé pour une reconnaissance politique plus forte de la ruralité, fondée sur des dispositifs adaptés et une politique de soutien ciblé.
https://youtu.be/VL-JE5Jzmh8?feature=shared
Dans le cadre de la deuxième édition de l’Université d’été du Laboratoire de la République, organisée à Autun, le débat intitulé « Quel modèle social pour la France ? » réunissait Thierry Beaudet, président du CESE ; Aurore Bergé, ministre déléguée chargée de l'Egalité entre les femmes et les hommes ; Xavier Bertrand, président du conseil régional des Hauts-de-France et Astrid Panosyan-Bouvet, ministre chargée du Travail et de l'Emploi autour d’une réflexion sur les instances et valeurs fondamentales d’un modèle social renouvelé pour la France. L'enjeu central était d'interroger la place de la fraternité au sein des principes républicains, notamment dans le contexte des inégalités contemporaines.
Thierry Beaudet, président du CESE (Conseil économique, social et environnemental), a ouvert le débat en soulignant une lacune dans les valeurs républicaines actuelles. Selon lui, « La fraternité est la partie oubliée de notre devise républicaine… ». Son intervention a posé les bases d’un dialogue fondé sur la solidarité comme pilier du modèle social, invitant à redonner sens et place à ce principe dans les politiques sociales et économiques.
Aurore Bergé, ministre déléguée à l’égalité entre les femmes et les hommes et à la lutte contre les discriminations, a prolongé cette réflexion en interrogeant la capacité du modèle social français à promouvoir une égalité réelle. Elle a rappelé que l’égalité n’est pas seulement juridique, mais doit se traduire dans l’accès aux droits, aux opportunités et à la reconnaissance sociale, en particulier pour les femmes et les populations vulnérables.
Xavier Bertrand, président du conseil régional des Hauts-de-France, a quant à lui mis l’accent sur les réalités territoriales. Sa participation en tant qu’ancien ministre et président de région a souligné le rôle des collectivités dans la mise en œuvre d’un modèle social adapté aux spécificités régionales. Il a évoqué la nécessité d’un soutien actif à l’emploi, à la formation, pour répondre aux défis des territoires.
Astrid Panosyan-Bouvet, ministre chargée du Travail et de l’Emploi, a conclu en abordant les mécanismes du marché de l’emploi, soulignant la nécessité d’un modèle social qui protège les travailleurs face aux mutations économiques. Elle a évoqué l’importance de sécuriser les parcours professionnels tout en favorisant l’adaptabilité, notamment via la formation continue et une régulation du travail à la hauteur des évolutions technologiques et structurelles.
https://youtu.be/pgAaUgRHAIM?feature=shared
Pour rester informé inscrivez-vous à la newsletter
Nous utilisons des cookies sur notre site Web pour vous offrir l'expérience la plus pertinente en mémorisant vos préférences et vos visites répétées. En cliquant sur "Accepter tout", vous consentez à l'utilisation de TOUS les cookies. Toutefois, vous pouvez visiter "Paramètres des cookies" pour fournir un consentement contrôlé.
Ce site web utilise des cookies pour améliorer votre expérience lorsque vous naviguez sur le site. Parmi ceux-ci, les cookies qui sont catégorisés comme nécessaires sont stockés sur votre navigateur car ils sont essentiels pour le fonctionnement des fonctionnalités de base du site web. Nous utilisons également des cookies tiers qui nous aident à analyser et à comprendre comment vous utilisez ce site web. Ces cookies ne seront stockés dans votre navigateur qu'avec votre consentement. Vous avez également la possibilité de refuser ces cookies. Mais la désactivation de certains de ces cookies peut affecter votre expérience de navigation.
Les cookies nécessaires sont absolument indispensables au bon fonctionnement du site web. Ces cookies assurent les fonctionnalités de base et les caractéristiques de sécurité du site web, de manière anonyme.
Cookie
Durée
Description
cookielawinfo-checkbox-analytics
11 mois
Ce cookie est utilisé pour stocker le consentement de l'utilisateur pour les cookies de la catégorie "Analytics".
cookielawinfo-checkbox-analytiques
11 mois
Ce cookie est utilisé pour stocker le consentement de l'utilisateur pour les cookies de la catégorie "Analytics".
cookielawinfo-checkbox-necessary
11 mois
Ce cookie est utilisé pour stocker le consentement de l'utilisateur pour les cookies de la catégorie "Nécessaire".
display_splash
1 heure
Ce cookie est utilisé pour stocker si l'utilisateur a déjà vu le "Splash Screen". Il ne stocke pas de données personnelles.
viewed_cookie_policy
11 mois
Ce cookie est utilisé pour stocker si l'utilisateur a consenti ou non à l'utilisation de cookies. Il ne stocke pas de données personnelles.
Les cookies analytiques sont utilisés pour comprendre comment les visiteurs interagissent avec le site web. Ces cookies permettent de fournir des informations sur les mesures du nombre de visiteurs, le taux de rebond, la source de trafic, etc.